Je n’irai pas au bout du monde, juste au bout de la France : Toulouse, ô Toulouse ! J’avais eu ce projet il y a quelque temps, et ça ne s’était pas fait. Et là, à la rentrée de septembre 2017, je sens qu’il est temps que je bouge, que je quitte Nantes, que je fasse d’autres choses, ailleurs. Je sais bien que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, justement. Mais je suis libre, et j’ai l’impression de ne pas profiter de cette liberté. Alors, Toulouse, c’est encore la France, ce n’est pas l’étranger (quoique les codes ne soient pas les mêmes qu’à Nantes), mais c'est plus facile de rester en France quand on est français (non, je ne suis pas adepte de l’écriture inclusive, pas du tout !).
Je souris parce que les gens, les amis posent presque les mêmes questions que lorsque j’ai quitté la France pour le Vietnam : “Mais pourquoi Toulouse ? Que vas-tu y faire ? Tu y vas pour le travail ? Tu as rencontré quelqu’un ? Tu connais des gens là-bas ? T’as trouvé un appart ?” Par amour, par amitié, ils s’inquiètent. Quoi de plus naturel ? Mais, moi, j’ai simplement envie d’entendre : “Ah oui, c'est super Anna, va, va, tu nous raconteras !”. Oui, je vais vous raconter !
Alors, comme une impression de déjà vu, j’ai rangé mes affaires dans un box près de Nantes à Carquefou, et je pars à Toulouse avec ma petite valise à roulettes... pour une nouvelle vie ! Rien ne m’attend là-bas, tout m’attend donc là-bas ! Une ville à découvrir, une vie à refaire. Peut-être que c’est comme ça que je fonctionne !

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