#13 rue 180
Par anna tuyen tran le vendredi 12 août 2011, 19:20 - General - Lien permanent

Cinq ans au Vietnam, quatre ans et demi d'aller-retours au Cambodge. Alors, voilà, ça y'est, je me suis installée à Phnom Penh, capitale du Cambodge. Certains diront : ben, ça fait des années que je te l'avais dit ! Alors, si ça n'étonne finalement personne, si tout cela est bien logique, l'amour que je porte au Vietnam et en particulier à Saigon me semblait plus fort. Et il est fort, c'est la mort dans l'âme que je quitte le Vietnam, mon pays. Mais le Cambodge m'appelait depuis longtemps. Alors, me voici phnom penhnoise. Concrètement, la décision s'est prise très vite après un atelier au CCF avec Séra pour une nouvelle bande dessinée “Romances”, un joli travail qui a donné lieu à une très belle exposition. Pendant cet atelier, Phnom Penh m'a séduite. J'y passais de moins en temps de temps en allant à Battambang, comme je disais : “je trace”, avec toujours une envie de rentrer très vite à la maison à Saigon, après douze heures de voyage en bus et en taxi. Mais cette fois-ci, il y a eut un déclic, et quand, pour la dernière fois, je me suis retrouvée devant Skype à tenter de gérer la distance comme je pouvais, j'ai dit : stop ! La distance était devenue ingérable, ridicule. M'installer à Battambang me paraissait impossible, et je n'avais jamais pensé à Phnom Penh. Mollement, sans y croire vraiment, je commence à en parler un tout petit peu autour de moi, et puis je visite quelques appartements trouvés sur internet, et puis, un lundi, je tombe sous le charme de cet appartement, au 13 rue 180, derrière le CCF, entre le Pshar Orussey et Wat Ko. Un couple de propriétaires franco-khmers très sympa. Et voilà, pendant la fête du 14 juillet à l'ambassade de France, je signe la réservation sur un bout de table entre fromage et vin blanc ! Le lendemain, je rentre à Saigon, je trie, je jette, j'emballe et je vends presque tout. Ça va très vite et je veux que ça aille vite, je ne veux pas réaliser que je quitte Saigon. Hoa, ma super voisine, est en larmes. Les voisins sont tristes aussi, d'autant que le propriétaire va reprendre la maison et qu'il n'est pas très aimé dans le quartier. La famille, les amis n'ont le temps que de constater. Je quitte le pays comme une voleuse. Je dépose quelques affaires dans l'appartement à Phnom Penh, j'attends le camion qui rapporte quand même 250 kilos de Saigon, et je file à Battambang pour une semaine de travail. Et là, Battambang me semble familier, je le vois autrement, et j'aime. Le 30 juillet, je signe le contrat, je récupère les clés, et je dors chez moi ! A suivre... si j'ai le temps !

Commentaires
coucou Anna !
et bien moi, je suis fort surprise !!!
je te souhaite d'être très heureuse à Phnom Penh, dans ta nouvelle jolie maison.
et je suivrai de loin en loin avec plaisir ce que tu voudras bien partager de ta vie dans ta nouvelle ville, mon ancienne ville que je garde dans un coin de mon coeur toute amoureuse que je suis de ma nouvelle ville...