Laolire
Par anna tuyen tran le vendredi 31 octobre 2008, 15:29 - General - Lien permanent
Mercredi matin, je change d'hôtel. Je me perds un peu en tuk-tuk. De jour,
je reconnais à peine les rues de Vientiane toujours aussi désertes, toujours
aussi calmes. Après une bonne petite pho dans une cantine vietnamienne aux
grandes tables en bois tenue par une dame parlant, encore, parfaitement le
français, je retrouve Sivali à l'hôtel qui m'emmène en voiture au centre de
langue le long des Champs-Elysées, c'est comme ça que les Lao appellent cette
grande avenue. Il est encore un peu tôt et tous les stands ne sont pas
installés. Je déambule dans la bibliothèque où sont installés à l'occasion de
Laolire plein de nouveautés en livre jeunesse plus beaux les uns que les
autres. Je m'attarde en particulier sur un album de Béatrice Alemagna, ”Un lion
à Paris” chez Autrement, superbe. Je rencontre enfin Benoît Heuchenne des
éditions Xang Noi, un peu occupé à mettre en place son stand. Mais nous
arrivons à prendre le temps de parler de ses projets. Les éditions Cornélius à Paris, Les Requins Marteaux à Albi et
Ouïe-Dire sont aussi présents sur le
salon. On parle de BD et de l'Aveyron ! J'achète quelques bouquins, pas
beaucoup, et une jolie carte postale sonore de Marc Pichelin “L’estofinade”. Je
passe un super moment en lisant “Salade de Fluits” par Mathieu Sapin, trop drôle cette BD, bravo
Mathieu ! Il y aussi Olivier, libraire à Phnom Penh qui j'ai croisé
plusieurs fois là-bas. Je rencontre Amélie qui habite au Laos depuis trois ans.
C'est Jacqueline qui m'a donnée son contact. Je papote avec Philippe, un grand
voyageur lillois qui fait des économies en France pour repartir aussitôt
parcourir le monde. Je bois un verre avec Bach Hop Vu, franco-vietnamienne, qui
travaille au Centre de langue à Vientiane mais qui rentre en France très
bientôt. Je discute avec l'illustratrice belge du dernier livre sorti chez Xang
Noi “Un mal d'éléphant”, Nathalie Xhonneux. Et je me gave d'excellents petits
fours accompagnés d'un verre de vin ! Je fais aussi du vélo dans les rues
de Vientiane le long du Mékong, dans les nombreuses ruelles, un petit massage,
une petite sieste, un petit café que je ne trouve pas très bon, assez fade
malgré la grande fierté apparente des Lao de faire du café. Je ne fais pas
beaucoup de shopping, je ne visite pas de temple. C'est un peu les vacances
mais de là à faire du tourisme, il ne faut pas exagérer ! Le soir, sur les
conseils de Sivali, je vais faire un tour au marché de nuit juste derrière
l'hôtel. C'est juste une petite ruelle avec que des trucs à manger :
beaucoup de brochettes de viande, grillées sur place, plein de légumes
préparés, du riz gluant en pagaille cuit dans des énormes panier à vapeur, des
cha gio excellents ! J'achète plein de trucs et je me régale sur la
terrasse de l'hôtel qui est un peu ma terrasse parce que personne n'y va et
qu'elle jouxte ma minuscule chambre. J'aime bien Vientiane mais je réalise à
quel point ce voyage est totalement déraisonnable, financièrement parlant. Le
billet d'avion est extrêmement cher. Je doute que je puisse faire beaucoup
d'aller-retours !






