Je débarque au Laos ce mardi pour Laolire, un salon du livre pour la jeunesse à Vientiane, surtout pour y rencontrer Benoît Heuchenne, créateur des éditions Xang Noi. Au programme comme pour tous les salons : des rencontres, des conférences, des concours, des petits fours et… des livres ! On peut vraiment dire que je débarque sans un guide en poche, ni de monnaie local, le kip. Juste l'adresse d'une guest house le long du Mékong où Benoît, que je ne connais que par mail, m'a gentiment réservée une chambre. L'avion fait une courte escale à Phnom Penh. Et me voici à Vientiane. Le numéro du vol n'est pas écrit au-dessus du tapis qui nous rend les bagages, j'imagine qu'il doit y avoir un ou deux vols par jour ici. La pendule ne marque pas la bonne heure. D'accord, ça doit être comme ça le Laos, tranquille ! Effectivement, c'est tranquille, les rues sont calmes malgré les quelques voitures et les motos, pas un coup de klaxon, les rues sont larges et presque vides. J'arrive en taxi le long du Mékong avec un magnifique soleil tout rond qui se cache derrière les arbres. La guest house n'a rien de particulier, même un peu chère pour ce que ce qu'elle offre. Je réalise assez vite que je suis logée dans le quartier « routard », rue Fa Ngoum, avec ses bars, ses touristes, ses expats, ses tuk-tuk qu'on entend à peine quand il vous sollicite. Je n'en reviens pas de tout ce calme. Les voitures s'arrêtent pour vous laisser passer, du jamais vu en Asie ! Je me pose dans un café pour grignoter un petit sandwich, pas très local mais délicieux. Je parle en mélangeant l'anglais, le français, le vietnamien et le khmer… mais tout le monde me comprend. C'est dans ces moments-là que je réalise à quel point mon vietnamien, rudimentaire certes, n'est pas si mauvais ! Beaucoup de Laotiens parlent le français apparemment. D'ailleurs, une jeune femme me voyant regarder une affiche d'un hôtel me demande dans un français impeccable : « Ah, oui, il est superbe cet hôtel, il est tout neuf, c'est à mon fils, vous voulez le voir ? C'est tout prêt ! » A la vue du prix très attractif, l'hôtel vient juste de fêter son ouverture, je me fais embarquer par Sivali (je retiens comme « six valises » en français). « Allez, on prend des vélos, c'est mieux, non ?! » me propose-t-elle. Soit, on prend deux petits vélos et on papote sur la route comme deux copines. Sivali est à la retraite, elle a longtemps enseigné le français au lycée. A ses heures perdues, elle dessine. Et elle très fière de son fils qui a fait ses études en France et au Japon. L'hôtel, Avalon, est effectivement tout neuf. On monte au dernière étage par l'ascenseur puis on prend un petit escalier pour aller sous les toits. La chambre, “Sakura”, est minuscule : un petit lit, pas de télé, pas de frigo, une salle de bains toute propre… mais le wifi ! Et ce n'est pas si courant au Laos. Pour moins cher que l'autre guest house, il y a le petit-déjeuner sur la terrasse, et internet dans la chambre. L'affaire est entendue, je réserve pour le lendemain.

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Au milieu de la vieille ville, That Dam

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Tuk-tuk laotiens

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Traversée à pied des Champs-Elysées : Lane Xang Avenue

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Le Vietnam n'est pas loin…

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Ce matin, au réveil, le Mékong

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Une soupe pho au petit déjeuner, plus vietnamien que laotien !

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Au marché, grand et plutôt bien rangé

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Plein de petites fleurs orange, sans doute des offrandes

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Sep lai lai et jus de fruits frais en pagaille

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L'hôtel Avalon

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La toute petite chambre

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et sa toute petite table

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Les toits vus de la terrasse de l'hôtel