Lost in translation in Laos
Par anna tuyen tran le mercredi 29 octobre 2008, 15:19 - General - Lien permanent
Je débarque au Laos ce mardi pour Laolire, un salon du livre pour la
jeunesse à Vientiane, surtout pour y rencontrer Benoît Heuchenne, créateur des
éditions Xang Noi. Au programme comme pour tous les salons : des
rencontres, des conférences, des concours, des petits fours et… des
livres ! On peut vraiment dire que je débarque sans un guide en poche, ni
de monnaie local, le kip. Juste l'adresse d'une guest house le long du Mékong
où Benoît, que je ne connais que par mail, m'a gentiment réservée une chambre.
L'avion fait une courte escale à Phnom Penh. Et me voici à Vientiane. Le numéro
du vol n'est pas écrit au-dessus du tapis qui nous rend les bagages, j'imagine
qu'il doit y avoir un ou deux vols par jour ici. La pendule ne marque pas la
bonne heure. D'accord, ça doit être comme ça le Laos, tranquille !
Effectivement, c'est tranquille, les rues sont calmes malgré les quelques
voitures et les motos, pas un coup de klaxon, les rues sont larges et presque
vides. J'arrive en taxi le long du Mékong avec un magnifique soleil tout rond
qui se cache derrière les arbres. La guest house n'a rien de particulier, même
un peu chère pour ce que ce qu'elle offre. Je réalise assez vite que je suis
logée dans le quartier « routard », rue Fa Ngoum, avec ses bars, ses
touristes, ses expats, ses tuk-tuk qu'on entend à peine quand il vous
sollicite. Je n'en reviens pas de tout ce calme. Les voitures s'arrêtent pour
vous laisser passer, du jamais vu en Asie ! Je me pose dans un café pour
grignoter un petit sandwich, pas très local mais délicieux. Je parle en
mélangeant l'anglais, le français, le vietnamien et le khmer… mais tout le
monde me comprend. C'est dans ces moments-là que je réalise à quel point mon
vietnamien, rudimentaire certes, n'est pas si mauvais ! Beaucoup de
Laotiens parlent le français apparemment. D'ailleurs, une jeune femme me voyant
regarder une affiche d'un hôtel me demande dans un français impeccable :
« Ah, oui, il est superbe cet hôtel, il est tout neuf, c'est à mon fils,
vous voulez le voir ? C'est tout prêt ! » A la vue du prix très
attractif, l'hôtel vient juste de fêter son ouverture, je me fais embarquer par
Sivali (je retiens comme « six valises » en français). « Allez,
on prend des vélos, c'est mieux, non ?! » me propose-t-elle. Soit, on
prend deux petits vélos et on papote sur la route comme deux copines. Sivali
est à la retraite, elle a longtemps enseigné le français au lycée. A ses heures
perdues, elle dessine. Et elle très fière de son fils qui a fait ses études en
France et au Japon. L'hôtel, Avalon, est effectivement tout neuf. On
monte au dernière étage par l'ascenseur puis on prend un petit escalier pour
aller sous les toits. La chambre, “Sakura”, est minuscule : un petit lit,
pas de télé, pas de frigo, une salle de bains toute propre… mais le wifi !
Et ce n'est pas si courant au Laos. Pour moins cher que l'autre guest house, il
y a le petit-déjeuner sur la terrasse, et internet dans la chambre. L'affaire
est entendue, je réserve pour le lendemain.

Au milieu de la vieille ville, That Dam

Tuk-tuk laotiens

Traversée à pied des Champs-Elysées : Lane Xang Avenue

Le Vietnam n'est pas loin…

Ce matin, au réveil, le Mékong

Une soupe pho au petit déjeuner, plus vietnamien que laotien !

Au marché, grand et plutôt bien rangé

Plein de petites fleurs orange, sans doute des offrandes

Sep lai lai et jus de fruits frais en pagaille

L'hôtel Avalon

La toute petite chambre

et sa toute petite table

Les toits vus de la terrasse de l'hôtel

Commentaires
Ça à l'air calme et sympa. Alors ce salon intéressant? As tu rencontré le Monsieur en question? Bises