Phare Ponleu Selpak
Par anna tuyen tran le samedi 9 février 2008, 17:07 - General - Lien permanent
Il y a une semaine, je me retrouve à Phnom Penh en peu de temps. Les gens
parlent khmer bien entendu, je ne sais plus très bien où je suis, c'est si
rapide l'avion et ça fait très peu de temps que je ne suis pas revenue au
Cambodge. Mais je retrouve vite mes repères chez Clo et Dom. Dimanche, nous
allons manger des crêpes chez Mélanie (c'est la chandeleur !) avec encore plein
de Français en famille. C'est comme ça à Phnom Penh, je rencontre des Français
en famille le plus souvent ! Lundi matin, je passe tôt au Sipar pour faire
un point avec Visoth et Ratha sur les illustrations couleurs des
imagiers : ils ont vraiment fait du bon boulot et, un peu pressée, je
retrouve Im Lim, mon traducteur et néanmoins ami, pour prendre un taxi,
direction Battambang. Le taxi aura du retard, c'est normal, mais la route est
sans encombre jusqu'à Phare. Je suis ravie de revenir dans ce lieu connu,
accueillie chaleureusement par Bandol (prof de dessin qui s'occupe de mes
formations et aussi de mon hébergement). Je croise déjà quelques uns de mes
stagiaires, tout content de me voir, les gens qui travaillent à Phare, et
d'autres Français qui viennent faire des formations en animation, cirque,
technique. Il y a plein de monde ! Dans la maison aussi, il y a du monde,
mais j'ai une petite chambre avec un lit, une moustiquaire un ventilateur, ça
suffit ! Im Lim va s'installer dans une petite cabane, on peut appeler ça
une cabane, en bois, avec un matelas par terre. Le premier soir, nous dînons
avec Sophie de Phare sur les bords de la rivière dans le centre. Et mardi
matin, commence les cours. Je suis vraiment ravie de retrouver les stagiaires.
Il y en a moins que l'autre fois, une s'est mariée et ne dessinera
vraisemblablement plus, c'est fort dommage, d'autres font la formation
animation avec Yannick, certains ne viennent que le matin parce qu'ils ont
cours l'après-midi. Je me souviens de tous les prénoms des stagiaires, petit
détail qui leur font plaisir je crois. Et voilà, le rythme est pris : je
me couche très tôt, me lève tôt et il arrive même que je fasse une petite
sieste après déjeuner. Les repas se prennent chez Bandol, sa femme est une
excellente cuisinière et nous prépare tous les jours des petits plats khmers
variés. Le 6 au soir, c'est le nouvel chinois comme ils disent ici, qui est
aussi le nouvel an vietnamien, je n'y échappe pas. Quelques stagiaires manquent
à l'appel ce jour-là parce qu'il y a beaucoup de Khmers d'origine chinoise qui
ne travaillent pas pendant quelques jours. On entend des pétards dans les rues.
Im Lim m'emmène dîner chez des amis à lui, on est reçu comme des rois dans leur
maison en bois et en tôle, on mange comme douze et on boit (attention) du
cognac coupé à la limonade avec des glaçons. Heu, c'est quand même pas très
bon ! Vendredi, il y un vernissage au Centre Culturel Français :
c'est la première exposition de Toun Hak, qui peint des symboles sur des
feuilles d'arbre sacré, cinq ans de travail ! Le soir, nous assistons à un
spectacle de cirque à Phare : l'histoire d'un jeune garçon de la ville qui
rentre dans son village à la campagne. Bref tout va plutôt très bien. J'adore
cet endroit à la fois calme au beau milieu de la campagne cambodgienne et
festif de temps en temps. Au bout d'une semaine, les stagiaires commencent à
comprendre ce que je leur demande, pas si facile de faire un livre !
Samedi après-midi, nous retournons au CCF pour aller voir « Kirikou et les
bêtes sauvages ». Ce n'est pas sous-titré en khmer, dommage !

Dîner du nouvel an chinois

De dos, l'artiste Toun Hak pour sa première expo



Dans le jardin du CCF après l'expo avec Im Lim

Hong

Hak

Lin

Le lendemain, toujours au CCF, avant la projection de Kirikou

Commentaires
et moi je te bombarde
de questions sur skype !
alors que tout est écrit là !
ah, là là, vraiment !
s'cuse moi !