Il y a une semaine, je me retrouve à Phnom Penh en peu de temps. Les gens parlent khmer bien entendu, je ne sais plus très bien où je suis, c'est si rapide l'avion et ça fait très peu de temps que je ne suis pas revenue au Cambodge. Mais je retrouve vite mes repères chez Clo et Dom. Dimanche, nous allons manger des crêpes chez Mélanie (c'est la chandeleur !) avec encore plein de Français en famille. C'est comme ça à Phnom Penh, je rencontre des Français en famille le plus souvent ! Lundi matin, je passe tôt au Sipar pour faire un point avec Visoth et Ratha sur les illustrations couleurs des imagiers : ils ont vraiment fait du bon boulot et, un peu pressée, je retrouve Im Lim, mon traducteur et néanmoins ami, pour prendre un taxi, direction Battambang. Le taxi aura du retard, c'est normal, mais la route est sans encombre jusqu'à Phare. Je suis ravie de revenir dans ce lieu connu, accueillie chaleureusement par Bandol (prof de dessin qui s'occupe de mes formations et aussi de mon hébergement). Je croise déjà quelques uns de mes stagiaires, tout content de me voir, les gens qui travaillent à Phare, et d'autres Français qui viennent faire des formations en animation, cirque, technique. Il y a plein de monde ! Dans la maison aussi, il y a du monde, mais j'ai une petite chambre avec un lit, une moustiquaire un ventilateur, ça suffit ! Im Lim va s'installer dans une petite cabane, on peut appeler ça une cabane, en bois, avec un matelas par terre. Le premier soir, nous dînons avec Sophie de Phare sur les bords de la rivière dans le centre. Et mardi matin, commence les cours. Je suis vraiment ravie de retrouver les stagiaires. Il y en a moins que l'autre fois, une s'est mariée et ne dessinera vraisemblablement plus, c'est fort dommage, d'autres font la formation animation avec Yannick, certains ne viennent que le matin parce qu'ils ont cours l'après-midi. Je me souviens de tous les prénoms des stagiaires, petit détail qui leur font plaisir je crois. Et voilà, le rythme est pris : je me couche très tôt, me lève tôt et il arrive même que je fasse une petite sieste après déjeuner. Les repas se prennent chez Bandol, sa femme est une excellente cuisinière et nous prépare tous les jours des petits plats khmers variés. Le 6 au soir, c'est le nouvel chinois comme ils disent ici, qui est aussi le nouvel an vietnamien, je n'y échappe pas. Quelques stagiaires manquent à l'appel ce jour-là parce qu'il y a beaucoup de Khmers d'origine chinoise qui ne travaillent pas pendant quelques jours. On entend des pétards dans les rues. Im Lim m'emmène dîner chez des amis à lui, on est reçu comme des rois dans leur maison en bois et en tôle, on mange comme douze et on boit (attention) du cognac coupé à la limonade avec des glaçons. Heu, c'est quand même pas très bon ! Vendredi, il y un vernissage au Centre Culturel Français : c'est la première exposition de Toun Hak, qui peint des symboles sur des feuilles d'arbre sacré, cinq ans de travail ! Le soir, nous assistons à un spectacle de cirque à Phare : l'histoire d'un jeune garçon de la ville qui rentre dans son village à la campagne. Bref tout va plutôt très bien. J'adore cet endroit à la fois calme au beau milieu de la campagne cambodgienne et festif de temps en temps. Au bout d'une semaine, les stagiaires commencent à comprendre ce que je leur demande, pas si facile de faire un livre ! Samedi après-midi, nous retournons au CCF pour aller voir « Kirikou et les bêtes sauvages ». Ce n'est pas sous-titré en khmer, dommage !

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Dîner du nouvel an chinois

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De dos, l'artiste Toun Hak pour sa première expo

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Dans le jardin du CCF après l'expo avec Im Lim

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Hong

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Hak

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Lin

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Le lendemain, toujours au CCF, avant la projection de Kirikou