Nouvel an à Kep
Par anna tuyen tran le samedi 5 janvier 2008, 22:36 - General - Lien permanent
Vendredi 28 décembre, je décolle pour Phnom Penh en avion, une petite heure
de vol à peine et nous arrivons. Le chauffeur de taxi qui me dépose chez Clo et
Dom parle un vietnamien très compréhensible, on papote, on papote ! Et je
suis toujours très bien accueillie dans le joli appartement de Clo et Dom, la
grande terrasse est bien aménagée maintenant, on s'y sent chez soi. Le
lendemain ni trop tôt ni trop tard, nous partons vers Kampot rejoindre tout
plein d'amis que je ne connais pas, que Clo et Dom ne connaissent pas non plus
d'ailleurs. Nous nous arrêtons pour le déjeuner dans un très joli petit resort
tenu par des Français, « Les Manguiers », le long du fleuve où l'on peut
se baigner, entre la mer et les montagnes. Je serais bien restée là moi, mais
tout était complet pour le 31. Et progressivement, tout le monde arrive... A
table, nous serons dix-sept : Raphita, Philippe, Guilain, Elisabeth,
Pierre, Monique, Etienne, Véro, Clo, Dom et tout plein d’enfants, Kemra,
Sovann, Juliette, Marie, Matthieu, Sophie. Déjeuner délicieux pendant que les
enfants se baignent en sautant du ponton, toute petite sieste, belotte et
rebelotte. Notre hôtel est à Kep, à quelques kilomètres de là, près de la
frontière du Vietnam. Là, nous retrouvons un autre couple avec trois
enfants : Olivier, Delphine, Ella, Basile et la petite Anouk. Ce sera donc
un week-end à treize adultes et neuf enfants mais tout se passe très bien dans
une ambiance vraiment très chouette ! Le lendemain, nous partons voir le
Bokor, un parc naturel en haut d'une montagne de mille mètres où les Français
d'antan aimaient aller se reposer et prendre l'air frais. Le chemin pour monter
en voiture est un peu long et peu confortable mais là-haut, c'est assez magique
et surtout fantomatique. Volées sur le net, quelques impressions de
l'endroit : « Pour monter au Bokor, il faut traverser une jungle
épaisse et silencieuse, à l'ombre de palmes, de fougères et d'arbres géants. A
l'arrivée au sommet de « la bosse du zébu », le spectacle fait digérer les
insectes que l'imprudent touriste, bouche bée, a engloutis : plateau
désolé d'un beau vert tendre, parsemé de ruines recouvertes d'un lichen orangé.
Ici, le roi Sihanouk avait aussi sa résidence éclatée en petites villas
enfouies sous les herbes hautes. Mais le plus étrange est cet hôtel abandonné à
l'extrémité d'une vaste étendue. Sa masse imposante est à la mesure du défi que
s'était lancé les Français, en 1917, persuadés de tenir avec le Bokor, un lieu
de villégiature et de plaisir en altitude où afflueraient, de toute
l'Indochine, les fonctionnaires en mal d'air pur. Cela durera jusqu'à la
guerre, mais, en 1975, les Khmers rouges ont occupé les lieux. Et ce n'est que
très récemment, en 1997, qu'ils ont rendu au Bokor sa liberté. A contre-jour,
le Bokor Palace est comme un mirage flottant en suspension au bord de la
falaise. Fenêtres, portes, décors et mobiliers ont disparu. Mais sa carcasse
sombre est presque intacte et la vanité de la société des grands hôtels
indochinois partout omniprésente : dans la salle de bal dont le sol
mouillé par les pluies offre un miroir à l'architecture imposante, dans les
étages, les couloirs, et sur les multiples terrasses d'où la vue se devait
d'être à jamais imprenable. Avec, d'un côté, la plaine et au loin le golfe de
Siam, et, de l'autre, de vastes étendues d'herbes d'où émergent quelques
incongruités de l'histoire comme cette église catholique, elle aussi
abandonnée, juchée sur un monticule. »
Le lendemain matin, nous partons en barque vers l’Ile du Lapin, en face de Kep.
Tous les jours, nous mangeons du crabe délicieusement préparé avec du poivre de
Kampot, nous profitons de la piscine, nous jouons au tarot, et puis avec tout
ce petit monde qui s'entend bien, ça discute dans tous les coins ! Et le
31, nous sortons des valises traditionnels fois gras et champagne. L'hôtel nous
a préparé un dîner spécial. Raphita a acheté des feux d'artifices (nous devrons
payer une taxe car c'est interdit ici). Les copains sortent leurs trompettes et
guitare, et puis, la fête khmer commence : musique très, très forte,
bières à volonté. On danse pied-nus dans le sable autour d'une table en faisant
des petits mouvements avec les mains, façon khmer. Voilà, 2007, c'est fini
!

Aux « Manguiers », nous ne resterons que pour le déjeuner…

… dommage, la vue est bien jolie !

Notre hôtel, le confortable « Champey Inn » à Kep

Tout près, la mer, mais pas de plage...

Arrivée au mystérieux Bokor

Un petit morceau de la colo

L’église

Le casino comme ils l'appellent

Pique-nique au Bokor : Raphita, Sovann, Kemra

En voiture de Kampot à Kep

Départ pour l'Ile du Lapin

La traversée est courte mais on arrive trempé !

Basile, Sophie

Ainsi s'achève 2007…

Commentaires
jolie façon de finir l'année
ah anna
ça fait rêver
plus que notre hiver pluvieux
et tous les arbres nus
qui font semblant d'être morts !
des bisous
eh mais au fait ! bonne année !
2008, ça peut pas être pire !!!
GRœß BiZous MeiNe HeRßLichen FreuNdsChen,
FuHr DieSes NeUe JaHre ! KopFertAminoHremoHl !