Vendredi 28 décembre, je décolle pour Phnom Penh en avion, une petite heure de vol à peine et nous arrivons. Le chauffeur de taxi qui me dépose chez Clo et Dom parle un vietnamien très compréhensible, on papote, on papote ! Et je suis toujours très bien accueillie dans le joli appartement de Clo et Dom, la grande terrasse est bien aménagée maintenant, on s'y sent chez soi. Le lendemain ni trop tôt ni trop tard, nous partons vers Kampot rejoindre tout plein d'amis que je ne connais pas, que Clo et Dom ne connaissent pas non plus d'ailleurs. Nous nous arrêtons pour le déjeuner dans un très joli petit resort tenu par des Français, « Les Manguiers », le long du fleuve où l'on peut se baigner, entre la mer et les montagnes. Je serais bien restée là moi, mais tout était complet pour le 31. Et progressivement, tout le monde arrive... A table, nous serons dix-sept : Raphita, Philippe, Guilain, Elisabeth, Pierre, Monique, Etienne, Véro, Clo, Dom et tout plein d’enfants, Kemra, Sovann, Juliette, Marie, Matthieu, Sophie. Déjeuner délicieux pendant que les enfants se baignent en sautant du ponton, toute petite sieste, belotte et rebelotte. Notre hôtel est à Kep, à quelques kilomètres de là, près de la frontière du Vietnam. Là, nous retrouvons un autre couple avec trois enfants : Olivier, Delphine, Ella, Basile et la petite Anouk. Ce sera donc un week-end à treize adultes et neuf enfants mais tout se passe très bien dans une ambiance vraiment très chouette ! Le lendemain, nous partons voir le Bokor, un parc naturel en haut d'une montagne de mille mètres où les Français d'antan aimaient aller se reposer et prendre l'air frais. Le chemin pour monter en voiture est un peu long et peu confortable mais là-haut, c'est assez magique et surtout fantomatique. Volées sur le net, quelques impressions de l'endroit : « Pour monter au Bokor, il faut traverser une jungle épaisse et silencieuse, à l'ombre de palmes, de fougères et d'arbres géants. A l'arrivée au sommet de « la bosse du zébu », le spectacle fait digérer les insectes que l'imprudent touriste, bouche bée, a engloutis : plateau désolé d'un beau vert tendre, parsemé de ruines recouvertes d'un lichen orangé. Ici, le roi Sihanouk avait aussi sa résidence éclatée en petites villas enfouies sous les herbes hautes. Mais le plus étrange est cet hôtel abandonné à l'extrémité d'une vaste étendue. Sa masse imposante est à la mesure du défi que s'était lancé les Français, en 1917, persuadés de tenir avec le Bokor, un lieu de villégiature et de plaisir en altitude où afflueraient, de toute l'Indochine, les fonctionnaires en mal d'air pur. Cela durera jusqu'à la guerre, mais, en 1975, les Khmers rouges ont occupé les lieux. Et ce n'est que très récemment, en 1997, qu'ils ont rendu au Bokor sa liberté. A contre-jour, le Bokor Palace est comme un mirage flottant en suspension au bord de la falaise. Fenêtres, portes, décors et mobiliers ont disparu. Mais sa carcasse sombre est presque intacte et la vanité de la société des grands hôtels indochinois partout omniprésente : dans la salle de bal dont le sol mouillé par les pluies offre un miroir à l'architecture imposante, dans les étages, les couloirs, et sur les multiples terrasses d'où la vue se devait d'être à jamais imprenable. Avec, d'un côté, la plaine et au loin le golfe de Siam, et, de l'autre, de vastes étendues d'herbes d'où émergent quelques incongruités de l'histoire comme cette église catholique, elle aussi abandonnée, juchée sur un monticule. »
Le lendemain matin, nous partons en barque vers l’Ile du Lapin, en face de Kep. Tous les jours, nous mangeons du crabe délicieusement préparé avec du poivre de Kampot, nous profitons de la piscine, nous jouons au tarot, et puis avec tout ce petit monde qui s'entend bien, ça discute dans tous les coins ! Et le 31, nous sortons des valises traditionnels fois gras et champagne. L'hôtel nous a préparé un dîner spécial. Raphita a acheté des feux d'artifices (nous devrons payer une taxe car c'est interdit ici). Les copains sortent leurs trompettes et guitare, et puis, la fête khmer commence : musique très, très forte, bières à volonté. On danse pied-nus dans le sable autour d'une table en faisant des petits mouvements avec les mains, façon khmer. Voilà, 2007, c'est fini !

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Aux « Manguiers », nous ne resterons que pour le déjeuner…

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… dommage, la vue est bien jolie !

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Notre hôtel, le confortable « Champey Inn » à Kep

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Tout près, la mer, mais pas de plage...

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Arrivée au mystérieux Bokor

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Un petit morceau de la colo

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L’église

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Le casino comme ils l'appellent

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Pique-nique au Bokor : Raphita, Sovann, Kemra

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En voiture de Kampot à Kep

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Départ pour l'Ile du Lapin

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La traversée est courte mais on arrive trempé !

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Basile, Sophie

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Ainsi s'achève 2007…