C'est un comble, c'est Sandrine et Matthieu qui demandent un nouveau billet sur le blog alors qu'ils sont doute les mieux informés de ma vie, on dirait passionnante, à Saigon. Il faut dire que j'attendais un peu quelques réactions. C'est très étrange ce phénomène de savoir qu'on est lu, il suffit de vérifier les statistiques (j'ai d'ailleurs battu mon record de visites par jour à savoir 111, c'est énorme !), en ayant si peu de commentaires. Je sais bien que c'est pas toujours facile de poster un petit mot qui peut-être lu par la terre entière. Mais la terre entière, c'est aussi moi, et j'aimerais bien un petit effort de votre part pour continuer à être motivée à écrire. Après le Mois de l’Image à Saigon, il y a eut un grand week-end cinéma français et ça fait du bien d'aller au cinéma voir des films pas trop, trop naze, quoique ! Alors, j'ai vu « Hors-de-prix », sans commentaires, « Le couperet », pas mal mais je l'avais déjà vu ici l'année dernière, « La môme », superbe, et puis « Pars vite et reviens tard », pas mal non plus. Et tout cela en présence de la plupart des réalisateurs venus présenter leur film comme Costa Gavras ou Régis Wargnier, si, si ! J'ai vu aussi « Ratatouille », le dernier Pixar-Disney, très rigolo dans un nouveau complexe de Saigon un peu au bout du monde dans le district 5, mais les pop-corn sont excellents et on a pu profiter sans le faire exprès avec Caro du « Happy wenesday! »
Et puis, il pleut, il pleut beaucoup et très fort. C'est la fin de la saison des pluies, les sous-sols de la ville sont remplis d'eau et quand ça tombe, ça tombe. Ainsi, jeudi dernier, alors que Sam et sa petite famille (quatre adultes, un bébé) s'étaient sauvés pour aller admirer la baie de Halong, je triais tranquillement mes petites affaires dans ma chambre. Il pleut souvent très fort et la maison a l'air de tenir le coup on ne sait pas trop comment parce qu'elle est vieille cette maison, les murs sont peu épais. La pluie fait un bruit délirant au-dessus de ma tête sur la taule ondulée et tout d'un coup, je réalise que mes papiers sont mouillés. « Mais que se passe-t-il ? », pensais-je. et là, trop tard, l'eau est entrée dans ma chambre sans que j'y prête attention, le sol est trempé sous un centimètre d'eau. Le matelas commence à flotter tout seul, l’eau atteint le bas de l'étagère remplie de livres posé sur le sol. Je fais un tour dans le salon, catastrophe ! Dans la salle de bains, c'est l'inondation, et ça coule dans toute la maison. « Hoa oi! » J'appelle les voisins complètement paniquée. Et là, super efficaces, Hoa et son mari maîtrise parfaitement la situation, il faut dire qu'ils sont habitués. Hop, hop, on prend les tout petits tabourets en plastique et on réhausse les meubles et le matelas... et on éponge quand la pluie se calme. Hoa a tous les balais nécessaires pour se sortir d'affaire. Ça dure des heures ce grand ménage et mon moral commence à baisser tout doucement. Je fais sécher livres et catalogues en me disant pour la première fois que je serais bien mieux dans mon appartement parisien. Mais j'oublie aussi que j'ai déjà eu un terrible dégât des eaux quand mon voisin faisait ses travaux. Donc, bref, tout arrive partout ! En début de soirée, Hoa m'apporte des petits beignets de crevette fait-maison pour me remonter le moral. Elle est vraiment adorable ma voisine. Elle me surveille tout le temps mais c'est pour mon bonheur ! Quand elle voit vers une heure de l'après-midi que je n'ai pas mangé, elle m'apporte des petits plats tout chauds délicieux. Quand il pleut et que le linge sèche dehors, elle le met à l'abri. Je crois que je peux tout lui demander. Depuis cet incident, je réinvestis ma chambre que j'avais un peu laissé à l'abandon quand Chico et Ilda dormaient dedans et d'une façon générale parce que j'y dors mal à cause du bruit. Je vais faire quelques fenêtres, j'ai enfin commandé un lit, en bambou c'est pas le plus joli mais c'est vraiment solide et pas cher. J'ai encore changé les rideaux, accroché quelques images sur un fil, acheté des petites boîtes jolies en laque rouge, des lampes, des coussins, des petits trucs quoi qui rendent l'endroit chaleureux... Et puis aussi un cadre pour mettre la photo de Kim-Ly que Sandrine m'a donnée hier. Vous savez, Kim-Ly, mon adorable filleule qui adore mes chansons. Je lui rends une petite visite tous les deux jours mais Bertrand m'a dit d'arrêter de lui apporter des cadeaux à chaque fois que je venais, bouh ! Il faut aussi que je m'occupe de boucher les trous dans les toilettes de ma chambre, c'est là que passe les rats et ce n'est pas parce que j'ai vu « Ratatouille » que je vais les laisser vivre sous le tambour de la machine à laver. Et que je trouve un tuyau de douche assez long pour pouvoir prendre des douches confortables surtout pour Matthieu qui arrive bientôt. Du haut de ses 1m87, ça va faire comme dans « Lost in translation » pour ceux qui s'en souviennent. Pour info, la moyenne du tuyau de douche : 1m20 !
Sam n'aime pas trop que je raconte sa vie sur le blog. Je comprends, je respecte. C'est pour ça que vous n'avez pas beaucoup de détails sur notre vie à deux avec ses grands hauts et ses petits bas ou parfois l'inverse. En ce moment, sa famille venue du Canada est là (sa mère, son père, un de ses frères et une de ses sœurs avec son bébé de neuf mois). Ça fait beaucoup de monde dans la maison mais c'est assez rigolo !
Côté boulot, les choses n'avancent pas beaucoup mais ça ne saurait tarder !
Une pensée à Marie Marie aujourd'hui...

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Kim-Ly dans les bras de Manna (c'est à dire, moi !)

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Avec Totoro, la dernière peinture de Bertrand