Vendredi donc, je décolle pour Phnom Penh. Je découvre le nouvel aéroport flambant neuf des vols internationaux à Saigon : grand, tout beau, tout propre. Pas bien le temps de déambuler, je ne suis pas très en avance. La pluie commence à tomber et nous ne pouvons pas monter dans l'avion. Je rencontre par hasard Franck, un ami architecte de Saigon, cool, on papote pendant tout le vol de seulement quarante-cinq minutes. J'ai à peine le temps de déposer mon sac à l'hôtel, ma petite guest-house habituelle où je suis accueillie avec de grands sourires, que c'est l'heure d'aller au Sipar pour une petite réunion autour des imagiers avec Clo, Hélo, Hervé le graphiste du Sipar et deux des stagiaires de la dernière formation Ratha et Visoth. Le soir, apéro frenchy saucisson-vin-fromage chez Clo et Dom sur leur nouveau canapé avec deux amies à eux de Paris et puis deux autres amis de Phnom Penh que j'avais déjà rencontrés en juin. A Phnom Penh aussi, je commence à avoir mes joyeuses petites habitudes. Le lendemain matin, j'essaie un nouveau café pour un petit-déjeuner absolument immonde : quelle idée de vouloir changer ! Je file au marché central avant de rejoindre Franck dans son luxueux hôtel près des quais. Son client nous emmène déjeuner dans un très bon restaurant italien près de la poste où nous mangeons comme douze. Je rejoins ensuite Clo au Centre Culturel Français emprunté quelques livres pour la formation. Allez, petite crêpe au Café du centre. Le soir, avec Clo et Dom, nous retrouvons Franck accompagné d'un ami belge flamand dans un restau vietnamien, histoire de changer un peu ! C'est étonnant, les saveurs ne sont pas tout à fait les mêmes qu'à Saigon mais c'est très bon et puis nous allons boire un verre dans un bar à rhum juste en bas de chez Clo et Dom, le genre de bar français bien sympa qui n'existe pas à Saigon sans doute parce que tout est un peu plus compliqué à Saigon pour monter des affaires, sans doute parce qu'il faut toujours s'associer avec des vietnamiens. Ici on boit du rhum à toutes sortes de jus de fruit mais aussi au chocolat, au café, au caramel et même à la fraise Tagada ! Dimanche matin, 9 heures, je retrouve Im Lim, mon traducteur à la gare des bus et on file à Battambang : cinq heures de bus, je crois que j'ai dormi la plupart du temps en entendant vaguement le rire des Khmers regardant la télé, ça avait l'air très drôle mais je n'ai pas très bien compris pourquoi.

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Clo en moto-dop

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Les toits de Phnom Penh de chez Clo et Dom