Fête de la musique à Phnom Penh
Par anna tuyen tran le dimanche 24 juin 2007, 12:19 - General - Lien permanent
Tout va bien à Phnom Penh, vraiment bien ! La formation continue
doucement, c'est assez laborieux, les stagiaires prennent leur temps, ils ont
plutôt l'habitude d'illustrer et seulement illustrer. Là, je leur demande de
concevoir un livre à l'intérieur d'une collection, c'est un peu plus compliqué.
On fait, on défait, on refait. Mais l'ambiance est bonne, il y a beaucoup
d'échanges, je les trouve changés depuis l'année dernière, plus mûrs. Lundi, je
vais voir le kiné d'Héloïse, un Français installé ici depuis très longtemps,
mais j'ai l'impression qu'il n'y a rien à faire pour cette sciatique qui semble
vouloir s'installer. Bof ! Mardi, j'emmène les stagiaires à la Galerie
Popil pour voir l'expo-photo de Stéphane Janin. C'est tout prêt du Sipar mais
on prend quand même un mini-bus, hop, hop ! Stéphane leur explique son
travail, comment il utilise cette drôle de petite boîte noire avec juste trois
petits trous qui prend des photos façon sténopé, dérivé de camera obscura. Les
stagiaires ont l'air intéressé. A suivre…
Mardi soir, je dîne avec Jacqueline et Jean-Pierre, un Français installé à
Bangkok qui vient faire une étude sur la place du livre jeunesse au Cambodge
pour le Sipar… Et jeudi, 21 juin, c'est la fête de la musique et c'est un peu
plus la fête qu'à Saigon sur les marches froides de la médiathèque. Au CCF
(centre culturel français), il y a un concert avec des artistes khmers. Je
retrouve l'équipe du Sipar autour d'un verre, puis Julie (la copine de Nico de
Saigon), puis mon traducteur, une fête de la musique où l'on croise les gens
par hasard, comme ici ou ailleurs. La pluie se met doucement à tomber et je
décide de rentrer, tant pis pour High Tone, un groupe électro frenchy que je
vais rater (qui jouait aussi à Saigon il y a deux jours). Vendredi soir, c'est
de nouveau la fête de la musique dans plusieurs bars de la ville, il y a même
le choix ! Je vais rejoindre Clotilde (du Sipar) à La Gasolina où son mari
joue de la trompette. Dans un grand jardin, on s'installe dehors dans des
grands lits avec des gros coussins : très sympa ! Je rencontre
Benjamin, un autre copain de Nico que j'avais vu à Saigon. Je grignote avec les
musiciens et nous partons au Miles pour un concert jazzy improvisé sur la
terrasse. J'en profite, il n'y a pas ce genre de choses à Saigon, ce genre
d'endroits. Cela dit, les Khmers n'ont pas l'air d'apprécier la musique vers
minuit et les pierres commencent à tomber sur nos têtes. J'aurais aimé passé à
Meta House pour une soirée électro mais ça doit être fini, dommage !
Samedi, journée toute tranquille et le soir, nouveau concert cette fois au
Raffles Hotel Le Royal, sans doute le plus bel hôtel de Phnom Penh, pour
Vis-à-Vis, festival de musique de chambre. Au programme : violon,
violoncelle, piano et Schumann, Debussy, Ravel. Pas mal du tout ! Je
discute avec Florianne, une Américaine au français impeccable qui habite aussi
à mon hôtel, ancienne prof de cinéma aux Etats-Unis, très sympa et puis nous
partons dîner dans un restau libanais, le seul de la ville, avec des amis de
Clotilde. C'est très bon, un peu cher, dommage que Crohn ne semble pas
apprécier. Je me sens comme un poisson dans l'eau dans cette ville que je
commence à connaître et à vraiment apprécier. Mais je crois que ce que j'aime
dans tout ça, c'est le changement !

L'entrée du Sipar en fleurs. Il y a des fleurs partout dans Phnom
Penh…

Sokhom à la galerie Popil

La Gasolina, de jour

Le Centre Culturel Français (à gauche : Benjamin)

Stéphane Janin expose aussi au CCF : « Rotess Plœung »

Dans le centre, ça brille !

Commentaires
mais ça a l'air 100 fois mieux qu'à Paris,
ta semaine de la musique !
J'ai pas vraiment eu le temps (ni l'envie, d'ailleurs c'est surtout ça) d'y mettre les pieds dans la fête à la musique :)
Ca à l'air vraiment plus plus chouette là bas :)
a lille pluies averses pluies fines grosses gouttes tout y passe. même pas eu envie de trainer le 21 juin...
une belle fête des géants a été annulée et je crains le pire pour le week end prochain où il y a une série de concerts en plein air "les mille et une".
la morosité gagne.