Phnom Penh, me revoilà !
Par anna tuyen tran le dimanche 17 juin 2007, 21:16 - General - Lien permanent
J'adore venir à Phnom Penh dans les conditions que m'offre le Sipar. Nous
avons attendu la pluie toute la semaine sous une chaleur vraiment accablante,
et enfin, vendredi, à la fin des cours, c'est tombé ! L'hôtel me loue un
vélo et rouler dans Phnom Penh, c'est un vrai bonheur. Il y a, certes, un peu
de circulation mais même vers cinq heures quand tout le monde rentre chez soi,
je ne sens pas vraiment le danger au milieu des voitures et des motos. Ici,
c'est la campagne ! La formation se passe très bien, il y a des nouveaux
stagiaires et aussi des anciens, les mêmes avec qui j'avais travaillé en
octobre l'année dernière. Nous travaillons à l'élaboration d'un imagier, très
simple, pour les petits. Il faut tout faire, choisir les thèmes, lister les
mots, définir un format, un nombre de pages pour chaque imagier, le nombre
d'imagier, travailler la maquette. En fait, on a passé quasiment toute la
première semaine à faire des chemins de fer, les pauvres ! Les horaires ne
sont pas épuisants même si je rentre fatiguée, il faut pas mal d'énergie pour
mener une formation. Mais je me sens bien, dans mon élément à manipuler des
choses que je connais, et que j'ai envie de faire partager… et on dirait que ça
marche ! Je ne sors pas beaucoup, sinon pas du tout, je me fais des
petites plats dans la petite cuisine, je me promène à vélo, je profite de ces
rues calmes et parfois désertes pas trop le soir, les rues sont vraiment très
mal éclairées, ce n'est pas toujours très rassurant. Je me couche tôt, je me
lève tôt, ça fait du bien un rythme un peu sain !
Jeudi soir, je suis allée à la Galerie Popil où j'ai rencontré le photographe
qui expose en ce moment, «The substance beneath the visible», et qui est aussi
le directeur de la galerie. C'est un Français, Stéphane Janin. Hélas, il ferme
très bientôt la galerie et quitte le Cambodge. J'aime bien son travail en noir
et blanc. Je vais essayer d'organiser la venue des stagiaires du Sipar pour une
petite visite de la galerie et un talk de l'artiste, vous savez comme on aime
les talks dans la région ! Samedi, après un peu de shopping au marché
russe, je suis allée retrouver Julie et Roma, des amis de Saigon de passage à
Phnom Penh, à la Meta House, un nouveau lieu dédié à l'art contemporain ouvert
depuis janvier et crée par Nico Mesterharm, un Allemand, réalisateur de films,
que j'avais déjà rencontré à Saigon. Pendant deux jours, a lieu
« Cambofest », un festival de films et des vidéos. Nous regardons quelques
vidéos affalés sur des matelas sous les ventilateurs et Julie et Roma, tous
deux d'origine russe, m'emmènent justement dîner dans un restau russe. Un peu
plus tard dans la soirée, Jacqueline arrive de France pour travailler une
semaine avec le Sipar. Et nous refaisons le monde de l'édition ! Bref,
tout va bien… enfin !

Là, c'est la vue de mon petit endroit pour un bon expresso…

Un restau russe à Phnom Penh, pourquoi pas ?

Commentaires
Genial quoi!