Par où commencer ? Sans doute la séquence « émotion » qui a bien eu lieu à l'aéroport en retrouvant la petite famille absente depuis un an. C'est toujours un peu long cette attente surtout en cette période d'avant Têt où tout le monde se bouscule un peu ou alors a l'air d'attendre depuis des heures assis par terre ramolli par la chaleur Mais les voilà, les yeux encore tout fatigués d'un trop long voyage. Mélange de surprise et de familiarité. Sandrine et Bertrand sont venus aussi... Bertrand ramène Sinh sur sa moto et nous voilà partis vers l'hôtel dans un gros taxi. Tri n'a pas changé, à peine veilli, Cléo a grandi bien sûr, Sinh a les cheveux longs, Mai a les cheveux tout blanc, Christophe est toujours le même, Yo est tout sourire. C'est tellement chouette de les voir ici. Je suis un peu inquiète de ce que l'on va pouvoir faire à cause du Têt. Les vols sont complets, les hôtels aussi. Sandrine et Bertrand disent qu'on a même du mal à se nourrir car presque tous les restaurants sont fermés et que les rares restant ouverts ont du mal à s'approvisionner. Mais à part moi, tout le monde s'en fout ! L'installation a l'hôtel se passe bien. Sinh et Cléo dorment dans ma chambre. Très vite, ça devient un peu le bordel ! L'après-midi, premier déjeuner à plus de dix à la cantine de Pham Ngu Lao, toujours aussi délicieux, petit café à Wonderful District, shampoing-concombre de rigueur pour se remettre du décalage horaire. Le soir nous dînons aux 3T (le grand barbecue). Cléo retrouve une de ses copines serveuses vietnamiennes qui lui coiffait les cheveux quand ils sont venus il y a deux ans. Retrouvailles et photos de famille.
Mardi soir, Justin a organisé une Saint-Valentin avant la Saint-Valentin chez une amie fleuriste, QA. J'embarque Tri et Mai. Soirée sans dance-floor mais bien sympathique. Tri est super à l'aise au milieu de tous ces inconnus. Le lendemain, nous partons à sept dans le Mékong en voiture privée. La route est longue d'autant que nous ne pouvons pas pu passer le bac à Can Tho, il y a beaucoup trop de monde sans doute encore à cause du Têt. Le chauffeur stoppe le mini-bus, ouvre la portière et dit : « Can Tho, khong duoc » ce qui signifie en gros qu'on ne peut pas aller à Can Tho. Alors, on décide de prendre des xe-om jusqu'au bac et un taxi viendra nous chercher de l'autre côté pour nous amener à l'hôtel. Je règle tout ça en téléphonant à Marie-Rose, la patronne de l'agence de Saigon qui parle très bien français. On sa faufile dans les embouteillages avec nos cinq xe-om, on court pour attraper le bac. Sauvés ! Le taxi met un temps fou à venir nous chercher et tard le soir nous arrivons enfin dans ce drôle de resort vietnamien au bord du Mékong. Le lendemain, nous devions aller à Sa Dec mais à midi notre chauffeur n'est toujours pas là. Il n'a pas pu passer le bac avec le mini-bus alors, rebelotte : taxi, bac, xe-om et nous décidons de rentrer à Saigon. Voyage un peu fatiguant surtout pour uniquement voir un marché flottant comme dirait Cléo. A Saigon, chacun vaque à ses occupations. Gros petit-déjeuner sur la terrasse que tout le monde apprécie énormément. Christophe court le matin, le soir, boit des litres d'eau. Les enfants jouent aux cartes dans la chambre. Mai et Yo vont au massage. Tri fait la sieste quand il fait très chaud et part se balader dans un Saigon qui a bien changé, vous pensez ! On va à la piscine. Et comme il n'y a pas beaucoup de travail puisque RendezVous est annulé, tout va bien !
Vendredi soir, c'est le Têt. Le parc en face dans la maison s'est transformé depuis quelques jours en immense parc à plantes et fleurs du Têt. C'est magnifique. Chacun décore sa maison. C'est tout plein de couleurs ! Quynh et Rob organisent une petite fête dans leur appartement très bien situé à cette occasion. Un peu comme les Champs-Elysées le soir du réveillon. Nous arrivons tôt car la foule déjà se déplace en masse sur Nguyen Hue. Au sixième étage, sur le balcon, on regarde ces milliers de vietnamiens se préparer pour le feu d'artifice. C'est absolument dingue. Plus personne ne bouge. Et à minuit, pif, paf... le feu est magnifique ! Béton et Fugu sont aux platines, la famille Tran occupe le dance-floor : moment assez unique !
Le lendemain, les rues sont désertes dans tout Saigon : c'est très impressionnant ! C'est vrai que c'est difficile de trouver un restau qui peut tous nous accueillir. Mais ça existe, de l'avantage d'habiter dans le quartier touristique ! Dimanche matin, Christophe et moi partons de nouveau à l'aéroport chercher la deuxième partie de ma petite colonie comme dirait Sandrine. Tout le monde va bien. Gros squat à l'hôtel. Cléo retrouve sa copine Alma, Sinh sa copine Rose, Christophe son copain Juan, Mai sa copine Frédé. Tout ce petit monde s'équilibre fort bien. Je m'obstine à chercher quelques vols disponibles mais vraiment, rien de rien. Nous resterons cette semaine à Saigon. Pendant trois jours, la ville est absolument morte mais c'est très agréable de s'y promener. Heureusement, il y a quelques salons de massage ouvert et les filles peuvent s'y prélasser en se faisant dessiner des petites fleurs sur les ongles. Les voisins du bureau nous offrent toute sorte de gâteaux et autres bonbons du Têt. Les vietnamiens restent en famille, boivent des bières et jouent aux cartes pendant des heures mais la plupart sont partis dans leur famille à la campagne. Il y a vraiment une ambiance très spéciale...

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Les dragons-clémentines du Têt

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Virée en famille dans le delta du Mékong

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Christophe et Mai de retour de Can Tho

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La foule le soir du Têt

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Tri, Béton et Fugu

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« La danse des index » initiée par Cléo

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Tuan et Cléo pour la leçon de français

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Les enfants de dos : Cléo, Rose, Alma, Sinh... et Frédé devant