Y aura-t-il de la neige à Noël ?
Par anna tuyen tran le vendredi 8 décembre 2006, 21:55 - General - Lien permanent
Samedi soir, je laisse mon petit vélo au rez-de-chaussée de l'hôtel, bien
rangé parmi les motos et je file à Mui Ne en bus avec Delphine. Voyage de nuit,
on arrive vers une heure du matin dans notre mini resort, on s'écroule sous la
moustiquaire. Et le lendemain matin, bonheur, gros plongeon dans les vagues,
énormes, c'est même impossible de nager. Mais c'est vivifiant. On est en
décembre et je suis sur la plage à quelques heures de bus de mon chez-moi, j'y
crois à peine. Doux moments de tranquillité avec Delphine, on papote, on révise
notre vietnamien, on marche des heures sur la plage. Courts moments mais bien
agréables. Lundi, un cyclone arrive sur les côtes, il s'appelle Durian et il a
fait pas mal de victimes et de dégâts. A Saigon, il a juste plu plusieurs fois
dans la journée sous un ciel bien sombre.
A Mui Ne, d'un côté la lune...
Au même moment, de l'autre côté, le soleil...
Mardi, je retrouve mon petit vélo, ah !, et je file à la poste chercher
quelques nouvelles bayardises made in France (très jolies d'ailleurs). La
postière fait la moue en regardant la photocopie de mon passeport (cheveux
courts, lunettes sur le nez) : « Mais, ce n'est pas vous ça ? »
Et si, c'est moi ! C'est vrai que ça change beaucoup les cheveux qui
poussent sur les oreilles... Au bureau, on prépare une performance théâtrale
créée et interprétée par Karen. On s'installe comme on peut, c'est-à-dire
n'importe comment, provisoirement. J'ai mal au dos ! Mais l'atelier
transformé en petit théâtre, ça va être très joli ! Et la vie continue à
Saigon, ses vernissages, ses sorties à l'Opéra, ses petites pauses shampooing
au concombre encore plus méritées qu'avant, ses dîners entre amis devenus des
collègues. Moins de fête, moins d'alcool, un rythme un peu plus sérieux,
dirons-nous. Et moi, je rêve d'une année sabbatique, je plaisante. L'on me dit
que ça ne pouvait pas durer, il paraît. J'ai juste un peu hâte qu'on trouve des
bureaux pour s'installer. On a une nouvelle piste mais je n'ose pas en parler,
on finit par devenir un peu superstitieux ici.
Vendredi matin, grand retour à la piscine avec Sandrine. Ça faisait vraiment
longtemps. Là encore, je me dis : « C'est fou, on est en décembre, il
est neuf heures du matin, et je suis à la piscine, découverte, sous un soleil
radieux. » J'imagine qu'au bout de quelques années ici, on finit par s'y
habituer. Et je savoure le sentiment de liberté de pouvoir me déplacer avec mon
petit vélo (vous n'avez pas fini d'en entendre parler !). Je vais tout
doucement, de toutes façons, je ne peux pas aller vite sur cet engin, et je me
faufile dans la circulation qui paraît moins folle quand on conduit soi-même,
quoique... De là à dire que c'est du bonheur de conduire dans les bouchons au
milieu d'une pollution intense, j'hésite. Je vous passe les péripéties du
calendrier qui verra peut-être le jour, un jour !

Commentaires
Rohhh, c'est jolie avec ce couché de soleil :)
Ps : J'imagine parfaitement à la poste :)