La deuxième semaine de formation est passée bien vite ! Lundi et mardi, c'est férié au Cambodge en raison de l'anniversaire du couronnement du roi. J'ai même droit à un magnifique feu d'artifice que j'ai pu admirer de la terrasse de l'hôtel. Le Sipar est désert et un peu triste ces deux jours mais nous continuons de bien travailler ! Les textes des auteurs khmers (la formation de Jacqueline) n'étant pas prêts, je décide d'écrire une histoire pour les stagiaires. C'est venu tout seul, j'ai écrit l'histoire de Thao (c'est le prénom vietnamien de Sandrine) et Monsieur Tout seul. Monsieur Tout seul n'a plus goût à rien depuis le décès de sa femme, il reste assis devant sa maison dans la campagne cambodgienne et attend, on ne sait trop quoi. Thao débarque de son Vietnam natal avec son chapeau conique. Elle n'arrive pas à s'intégrer dans ce nouveau pays parce qu'elle ne parle pas le Khmer, ses petits signes lui donnent le tournis et bien-sûr, elle finit par aller à la rencontre de Monsieur Tout seul, tout doucement, qui lui apprend la langue et qui retrouve le goût de la vie par la même occasion. Les stagiaires jouent bien le jeu.
Et puis petit à petit, les textes des auteurs arrivent. On travaille sur un premier chapitre avec une description des personnages et des lieux... Mercredi, je déjeune avec Héloïse et Jacqueline pour faire le point, le soir, c'est le directeur du Sipar qui nous invite à dîner. Le lendemain, je dîne avec Béatrice consultante, entre autre, au Sipar, le lendemain, dernier jour, encore un déjeuner, avec Jean-Jacques Donard, responsable du projet Valéase (valorisation de l'écrit en Asie du Sud-Est). C'est lui qui finance la formation. Que des bons contacts autour du livre jeunesse en Asie du Sud-Est ! Les stagiaires me font un cadeau, Sodany, ma traductrice, aussi : je suis très touchée ! Je les embrasse pour les remercier ce qui n'est absolument pas dans les habitudes khmers : grand moment ! Vendredi soir, c'est la remise des diplômes et les discours des uns et des autres. Tout le monde a l'air content de notre travail qu'on a exposé ce jour-là. Y aura-t-il des suites ? Sans doute...
Et je rentre à Saigon samedi sans passer par Hanoi pour l'expo de Gulschan et la sortie du magazine Aart, tant pis ! Je rate aussi le Festival des Eaux à Phnom Penh, tant pis ! Et comme toujours, je retrouve Saigon, ma maison, mes amis avec le plus grand bonheur sans vraiment comprendre pourquoi j'aime tant cette ville si bruyante et si polluée, mais tellement vivante ! Et pendant ce temps-là, en France, ce sont la fin des vacances de la Toussaint. La quoi, la Toussaint ? Pas connue ici !

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L'expo... quelque peu bricolée !

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Juste après la remise des diplômes