Je dédie ce billet à Arno qui, rentré en France, piétine devant son ordi en attendant les dernières folles aventures d'Anna à Saigon. Il faut dire que ce n'est pas toujours facile de trouver dans mon quotidien quelques anecdotes croustillantes à développer surtout en ce mois d'août encore plus farniente que d'habitude. Je m'installe pour écrire sur la terrasse de l'hôtel en savourant le petit déjeuner. Et pour faire plaisir à Arno, je vais encore parler de restau, mon activité principale. Le frère de Justin, Jeff, et sa femme Anita sont repassés à l'hôtel une ou deux nuits après leur petit périple au Vietnam (allez, je le refais : Hoi An, Hué, Hanoi, Halong... ben, oui c'est toujours le même !) et avant de rentrer à Londres où ils vivent depuis quelque temps, ils sont de Madrid au départ ! Lundi soir, nous dînons à La Rafinerie, un restaurant international comme ils disent, un peu chic, un peu cher. Ça fait des semaines qu'Arno me parle de ce restau où l'on y mange merveilleusement bien et je suis pressée de goûter à ces mets délicieux. Nous nous installons dans le jardin sur les petites tables rondes, il y a un petit air de terrasse à la parisienne, et ça sent bon le jasmin. Nicolas L. (un autre Nico) est là. Il a vécu longtemps en Espagne et peut parler en espagnol à toute vitesse avec Anita et Jeff, il adore ! Sandrine nous rejoint, elle rentre juste de Singapour où elle a préparé leur expo et rencontré l'imprimeur de leur magazine dans le cadre de la biennale qui démarre le 1er septembre (on va tous y faire un sot, ça va être sympa quoique Singapour a l'air absolument aseptisé !). Il y a Rob, Justin et July. Quand ma commande arrive, une pièce de bœuf au truc balsamique, je suis déçue mais alors déçue ! La présentation dans la vilaine assiette transparente, qui ressemble à celle de ma cantine à la maternelle, n'est vraiment pas recherchée et la pièce de bœuf est beaucoup trop cuite, les petits légumes sans intérêt, bon, le riz est bon mais le riz, ici, on connaît ! Oh, Arno, si tu savais comme j'étais déçue ! Quand je lis la carte des desserts, je me dis que je vais pouvoir me rattraper avec un gâteau au chocolat qu'ils ont appelé Décadence, je ne vois pas bien le rapport avec le chocolat mais j'ai des envies énormes de chocolat en ce moment ! Et là, arrive, toujours sur ces mêmes assiettes vraiment pas alléchantes, un morceau de gâteau plutôt dur à la forme rectangulaire absolument basique sous un peu de crème fraîche dégoulinante... Et franchement, la Décadence, ce n'est pas terrible ! Oh, seconde déception, c’en est trop ! Nous ne partagerons pas l'addition comme à notre habitude, c'est beaucoup trop cher et chacun paye sa part.
Puis nous allons prendre un verre chez Carmen avec Justin, Jeff et Anita, Nicolas. July, qui a la tuberculose, est obligée de rentrer à la maison, elle reste encore contagieuse et ne peut pas rester avec des gens dans un endroit clos. L'ambiance au Carmen est très différente des autres bars de Saigon, il y a très peu d'occidentaux (ça j'aime bien !) et de bons musiciens jouent des morceaux espagnols, français ou anglais. Ça nous correspond tout à fait, Jeff et Anita, les Espagnols, Justin, l'Américain, Nicolas et moi, les Français ! Les Vietnamiens écoutent très sagement le concert sans bouger le petit doigt pendant que nous faisons les fous sur nos chaises dans un coin. Anita se lève et va danser avec la chanteuse qui l'invite près de la scène. Quel succès, c'est drôle ! Vous savez, les Vietnamiens ne dansent pas (sauf dans les boîtes super branchées). La serveuse débarrasse mon verre avant qu'il ne soit fini. C'est assez fréquent ici, un tout petit peu agaçant il est vrai mais ce n'est pas grave ! Anita et Jeff profitent de leurs derniers jours de vacances ! On passe un moment très sympa.
Le lendemain, je ne saurais dire comment la journée a filé. Ce genre de journée où je vois du monde du matin au soir sans me rendre compte du temps qui passe. Ça commence avec un petit déjeuner sur la terrasse avec Sandrine qui vient récupérer sa moto qu'elle a prêté à Sylvain pour le week-end et Jeff, Anita et Justin. Ça continue par un vrai café chez Bobby Brewer’s (une sorte de Starbucks Café) avec le wifi avec Sandrine et Justin et nos ordis. Et hop, ça enchaîne direct avec un restau dans une école hôtelière très, très calme, très bon avec Nico, Delphine et Bruno. Sandrine me dépose à la poste où je récupère un nouveau paquet de bayardises avec la boîte à meuh (mais elle marche pas du tout ma boîte à meuh !). Ce n'est pas la même poste que d'habitude. Je regarde les postiers déballer tous les paquets et vérifier ce qu'il y a dedans. Ils ont l'air de tout noté sur un carnet, ensuite, ils referment le paquet. Je croise Jeff et Anita avec Justin et July au milieu de leur journée d'achat-souvenirs, terrible ! Je passe au marché Ben Thanh pour trouver des baskets mais les prix sont exorbitants et la négociation impossible en cette période très touristique où on ne croise que des Français. Le temps de rentrer à pied à la maison, d’organiser par mail avec Cat notre petit périple à Angkor la semaine prochaine (et oui, enfin, je vais à Angkor !), c'est presque l'heure de dîner ! Et je rejoins les mêmes Justin, July, Jeff et Anita au Jardin. Là, mmm, je découvre avec bonheur le plat du jour : du gigot d'agneau avec purée. Et vous l'avez déjà peut-être lu il y a quelques mois, le gigot du Jardin est absolument divin ! Jeff et Anita récupèrent leurs valises, bien nombreuses, dans ma chambre et file en taxi sous la pluie à l'aéroport. Je papote un peu avec Sylvain qui vit toujours à l'hôtel.
Et le lendemain, même genre de journée avec un café avec Bruno pendant deux heures, un goûter sur la terrasse avec Georges et Guillaume : je dévore une des plaquette de chocolat que m'a apportée Fred et Gwen. Et le soir, Sandrine nous rejoint pour dîner une heure à peine après le goûter dans une nouvelle cantine viet de Pham Ngu Lao, nous allons ensuite manger une glace chez Fanny et nous finissons par prendre un verre au Temple Club, un joli endroit tout feutré comme il en existe peu à Saigon. Bref, vivement septembre que je retrouve presque un rythme de travail !!!