De restau en café !
Par anna tuyen tran le vendredi 11 août 2006, 15:08 - General - Lien permanent
Je dédie ce billet à Arno qui, rentré en France, piétine devant son ordi en
attendant les dernières folles aventures d'Anna à Saigon. Il faut dire que ce
n'est pas toujours facile de trouver dans mon quotidien quelques anecdotes
croustillantes à développer surtout en ce mois d'août encore plus farniente que
d'habitude. Je m'installe pour écrire sur la terrasse de l'hôtel en savourant
le petit déjeuner. Et pour faire plaisir à Arno, je vais encore parler de
restau, mon activité principale. Le frère de Justin, Jeff, et sa femme Anita
sont repassés à l'hôtel une ou deux nuits après leur petit périple au Vietnam
(allez, je le refais : Hoi An, Hué, Hanoi, Halong... ben, oui c'est
toujours le même !) et avant de rentrer à Londres où ils vivent depuis quelque
temps, ils sont de Madrid au départ ! Lundi soir, nous dînons à La
Rafinerie, un restaurant international comme ils disent, un peu chic, un peu
cher. Ça fait des semaines qu'Arno me parle de ce restau où l'on y mange
merveilleusement bien et je suis pressée de goûter à ces mets délicieux. Nous
nous installons dans le jardin sur les petites tables rondes, il y a un petit
air de terrasse à la parisienne, et ça sent bon le jasmin. Nicolas L. (un autre
Nico) est là. Il a vécu longtemps en Espagne et peut parler en espagnol à toute
vitesse avec Anita et Jeff, il adore ! Sandrine nous rejoint, elle rentre
juste de Singapour où elle a préparé leur expo et rencontré l'imprimeur de leur
magazine dans le cadre de la biennale qui démarre le 1er septembre (on va tous
y faire un sot, ça va être sympa quoique Singapour a l'air absolument aseptisé
!). Il y a Rob, Justin et July. Quand ma commande arrive, une pièce de bœuf au
truc balsamique, je suis déçue mais alors déçue ! La présentation dans la
vilaine assiette transparente, qui ressemble à celle de ma cantine à la
maternelle, n'est vraiment pas recherchée et la pièce de bœuf est beaucoup trop
cuite, les petits légumes sans intérêt, bon, le riz est bon mais le riz, ici,
on connaît ! Oh, Arno, si tu savais comme j'étais déçue ! Quand je
lis la carte des desserts, je me dis que je vais pouvoir me rattraper avec un
gâteau au chocolat qu'ils ont appelé Décadence, je ne vois pas bien le rapport
avec le chocolat mais j'ai des envies énormes de chocolat en ce moment !
Et là, arrive, toujours sur ces mêmes assiettes vraiment pas alléchantes, un
morceau de gâteau plutôt dur à la forme rectangulaire absolument basique sous
un peu de crème fraîche dégoulinante... Et franchement, la Décadence, ce n'est
pas terrible ! Oh, seconde déception, c’en est trop ! Nous ne
partagerons pas l'addition comme à notre habitude, c'est beaucoup trop cher et
chacun paye sa part.
Puis nous allons prendre un verre chez Carmen avec Justin, Jeff et Anita,
Nicolas. July, qui a la tuberculose, est obligée de rentrer à la maison, elle
reste encore contagieuse et ne peut pas rester avec des gens dans un endroit
clos. L'ambiance au Carmen est très différente des autres bars de Saigon, il y
a très peu d'occidentaux (ça j'aime bien !) et de bons musiciens jouent des
morceaux espagnols, français ou anglais. Ça nous correspond tout à fait, Jeff
et Anita, les Espagnols, Justin, l'Américain, Nicolas et moi, les
Français ! Les Vietnamiens écoutent très sagement le concert sans bouger
le petit doigt pendant que nous faisons les fous sur nos chaises dans un coin.
Anita se lève et va danser avec la chanteuse qui l'invite près de la scène.
Quel succès, c'est drôle ! Vous savez, les Vietnamiens ne dansent pas
(sauf dans les boîtes super branchées). La serveuse débarrasse mon verre avant
qu'il ne soit fini. C'est assez fréquent ici, un tout petit peu agaçant il est
vrai mais ce n'est pas grave ! Anita et Jeff profitent de leurs derniers
jours de vacances ! On passe un moment très sympa.
Le lendemain, je ne saurais dire comment la journée a filé. Ce genre de journée
où je vois du monde du matin au soir sans me rendre compte du temps qui passe.
Ça commence avec un petit déjeuner sur la terrasse avec Sandrine qui vient
récupérer sa moto qu'elle a prêté à Sylvain pour le week-end et Jeff, Anita et
Justin. Ça continue par un vrai café chez Bobby Brewer’s (une sorte de
Starbucks Café) avec le wifi avec Sandrine et Justin et nos ordis. Et hop, ça
enchaîne direct avec un restau dans une école hôtelière très, très calme, très
bon avec Nico, Delphine et Bruno. Sandrine me dépose à la poste où je récupère
un nouveau paquet de bayardises avec la boîte à meuh (mais elle marche pas du
tout ma boîte à meuh !). Ce n'est pas la même poste que d'habitude. Je regarde
les postiers déballer tous les paquets et vérifier ce qu'il y a dedans. Ils ont
l'air de tout noté sur un carnet, ensuite, ils referment le paquet. Je croise
Jeff et Anita avec Justin et July au milieu de leur journée d'achat-souvenirs,
terrible ! Je passe au marché Ben Thanh pour trouver des baskets mais les
prix sont exorbitants et la négociation impossible en cette période très
touristique où on ne croise que des Français. Le temps de rentrer à pied à la
maison, d’organiser par mail avec Cat notre petit périple à Angkor la semaine
prochaine (et oui, enfin, je vais à Angkor !), c'est presque l'heure de
dîner ! Et je rejoins les mêmes Justin, July, Jeff et Anita au Jardin. Là,
mmm, je découvre avec bonheur le plat du jour : du gigot d'agneau avec
purée. Et vous l'avez déjà peut-être lu il y a quelques mois, le gigot du
Jardin est absolument divin ! Jeff et Anita récupèrent leurs valises, bien
nombreuses, dans ma chambre et file en taxi sous la pluie à l'aéroport. Je
papote un peu avec Sylvain qui vit toujours à l'hôtel.
Et le lendemain, même genre de journée avec un café avec Bruno pendant deux
heures, un goûter sur la terrasse avec Georges et Guillaume : je dévore
une des plaquette de chocolat que m'a apportée Fred et Gwen. Et le soir,
Sandrine nous rejoint pour dîner une heure à peine après le goûter dans une
nouvelle cantine viet de Pham Ngu Lao, nous allons ensuite manger une glace
chez Fanny et nous finissons par prendre un verre au Temple Club, un joli
endroit tout feutré comme il en existe peu à Saigon. Bref, vivement septembre
que je retrouve presque un rythme de travail !!!

Commentaires
menfin anna, t'imagines pas les heures de brainstorming qu'ils ont du se faire a la Rafinerie, a decortiquer les magazines hyper branches avant d'opter pour les assiettes de la cantoche de maternelle! Ben j'aime bien, moi, les assiettes de la cantoche... Mais c'est vrai que visuellement la compo dans l'assiette est pas terrible.