Mardi, après le cours de Viet où décidément on rigole vraiment bien même si c'est un peu laborieux, je m'en vais déjeuner au Press Café, un restau viet dans un petit jardin sous les parasols où l'on déguste le menu du midi à 20 000 dongs (un euro comme vous savez maintenant). Bon, si on prend un espresso, il faut ajouter 25 000 dongs ! Mais la pluie commence à tomber très fort et mes pas me conduisent en chemin au Diamond Plaza, un luxueux grand magasin qui ressemble fort à notre Printemps, où je suis obligée de m'abriter. Devant l'entrée du magasin, je glisse avec mes tongs Muji et je tombe par terre de tout mon long. Ouf, personne ne m'a vue, j'ai échappé à tout plein de Vietnamiens qui n'auraient pas manquer de se moquer gentiment de moi, comme à leur habitude ! Au rez-de-chaussée, il y a les parfums de grande marque, au premier étage, les vêtements type Esprit ou Etam, je ne suis pas très dépaysée et au second, l'espace restauration.
Comme la pluie cogne sur les grandes baies vitrées, je reste là pour le déjeuner. Il y a de tout : pizza, hamburgers, suchis, un restau coréen, des soupes pho, un restau viet, des jus de fruits. Il y a beaucoup de bruit mais je m'aperçois ce jour-là que les baguettes font nettement moins de bruit que les fourchettes ! Je choisis mon plat sur une carte avec des images. C'est bien quand il y a des images, on a moins de mauvaise surprise ! Je paye et on me donne un ticket : numéro 309. Je vais m'asseoir et je regarde le panneau lumineux où s'affichent les numéros comme à la sécu. Chaque boutique a son propre panneau, alors, on entend toutes les deux secondes un petit ding-dong bien strident, qui ajoute encore un peu plus de bruit ! Un Vietnamien s'attable à côté de moi et engloutit son plat de riz en une minute : impressionnant ! Et la pluie continue de tomber toute la journée. Ben, oui, c'est la mousson !
J'ai cours avec Duyen. Elle arrive à six heures mais reçoit un coup de fil et me dit qu'elle ne peut pas rester. Ah, bon ! Du coup, je reste au rez-de-chaussée avec Mai, la patronne de l'hôtel. Elle adore réviser ses cours de français avec moi, et j'en profite aussi pour parler viet avec elle. Elle rigole tout le temps et elle est vraiment drôle quand elle essaie très sérieusement de prononcer le son U, qui donne toujours le son OU. Je suis bien dans mon petit hôtel, et cela fait déjà cinq mois, hou, là, là !