Mercredi 21 juin, c'est la fête de la musique, si, si ! Il y a un concert à l'Idecaf… Le jardin est bondé de Vietnamiens qui crient et applaudissent la chanteuse vietnamienne qui descend comme une star les marches de la médiathèque. On rencontre quelques copains et on va vite dîner à côté. Plus tard, il y a un concert de jazz dans la salle de spectacle, comble, de l'Idecaf : un pianiste solo. C'est difficile de se concentrer avec tous les gens qui entrent et qui sortent. A la fin d'un morceau, un Français hurle un énorme « Bravo ! ». Les Vietnamiens se tournent vers lui d'un air de dire : « Mais il est fou celui-là ! ». Le lendemain soir, on va dîner en bandes dans mon restau préféré, vous savez, le barbecue viet, les 3T… J'adore ! Et on va prendre un verre chez Xu, un bar très chic sur Dong Khoi. Le vendredi soir, il y a un vernissage au musée des Beaux-Arts dans cette belle bâtisse coloniale pour le premier mois de la photo à Saigon. Il y a de très beaux et grands tirages. Il y a aussi une projection dans la cour de vieux films en relief. On a tous une drôle de tête avec nos lunettes spéciales ! Et on va faire un tour au Lush, c'est leur anniversaire. Matthieu se laisse volontiers guider dans nos soirées nocturnes. Samedi 24 juin, j'accompagne Matthieu à l'aéroport où nous retrouvons Bruno et Philippe, tout bronzés après une semaine passée sur les transats de Nha Trang. Ça me fait tout drôle de rester derrière la barrière devant les comptoirs d'embarquement avec tous les Vietnamiens qui regardent partir leur famille. Je rentre en xe om, un peu triste… Mais vite, je reprends ma vie saïgonnaise après un dimanche tranquille entre deux matchs de foot que je ne regarde même pas !
Lundi, c'est la rentrée, je reprends les cours de Vietnamien. Bien sûr, je suis un peu larguée après trois semaines d'absence mais j'ai l'impression que je ne suis pas la seule. La classe a changé, il n'y a plus que des Coréens et une Japonaise, je me sens un peu seule. Et je m'accroche, me concentre et les mots reviennent tout doucement, naturellement, ouf ! Je vais au marché négocier quelques paniers en osier pour ranger les revues dans ma chambre comme à la maison, je réorganise un peu la pièce. Et le soir, je retrouve Duyen pour le cours de Français. Voilà, c'est reparti !