Pour avoir testé le delta du Mékong à 45 personnes en février avec Danne, la maman de Bertrand, je préfère choisir les services d'une agence un peu chic à Saigon, Sinhbalo (http://www.sinhbalo.com). C'est cher mais ça vaut vraiment le coup. Notre guide, Thanh, vient nous chercher à l'hôtel à huit heures du matin, et nous roulons dans un gros et grand 4x4 avec un chauffeur. Thanh est un ancien professeur de français d'une soixantaine d'années, curieux, cultivé et plutôt rigolo. Quand il s'arrête devant un champ de lotus dans l'eau pour que nous prenions des photos, on a un peu peur pour la suite mais tout se passe bien ! La route n'est pas très belle pour rejoindre le delta : encore beaucoup de constructions, les rizières n'existent plus, hélas ! On arrive à Cai Be, il fait déjà très, très chaud et on embarque dans un petit bateau pour notre première promenade sur le Mékong. C'est toujours aussi beau. Matthieu continue de faire plein, plein de photos avec ses deux superbes appareils, il ne dit plus sa petite phrase : « Anna, tu es dans le champs ! » parce que je fais attention, maintenant, à me faire toute petite ! Mais il dit toujours : « Attends, il faut que je change d'objectif ! » Je me régale de voyager à deux sans des tonnes de touristes dans les pattes ! Thanh nous fait goûter toutes sortes de fruits et tout plein de petits gâteaux et bien sûr, l'alcool de serpent ! On déjeune dans une ancienne maison rénovée par des étudiants japonais. Repas de fête avec au moins cinq plats, ouf ! Thanh adore nous faire visiter les vergers et s'arrêter à chaque plante pour nous raconter leur histoire. Nous partons ensuite pour Can Tho en passant le bac où nous passerons la nuit. Le lendemain, nous visitons traditionnellement le marché flottant de Can Tho qui me paraît moins luxuriant que la dernière fois. On s'arrête boire du jus de noix de coco dans sa coquille toute fraîche chez un viet. Thanh raconte mon histoire à tout le monde, que mon grand-père vient de Ben Tre dans le delta. Il me dit que mon père devrait revenir au Vietnam. Et nous continuons notre visite sur dans les petits chemins ou les petits canaux en s'arrêtant voir comment on fait les galettes de riz ou les gâteaux à la noix de coco mais vraiment, je le redis, à deux, tout est plus savoureux, on prend le temps de discuter, tranquillement. Après le déjeuner sur la route, voire l'autoroute, c'est déjà l'heure de rentrer. Et comme toujours, je retrouve Saigon avec bonheur.