La semaine est passée à toute vitesse. Je n'ai pas eu le temps de vous raconter l'anniversaire de Diem dans un restaurant français, les nouveaux endroits pour déjeuner que me fait découvrir Justin, les fruits de mer dans la rue avec Aline et Roma, la collocation à l'hôtel qui est en train de se former (avec Sylvain, Nico et peut-être Georges), le petit concert au café Carmen.
On est déjà samedi, et c'est Laure qui expose ses photos à l’Atelier Wonderful. Je ne résiste pas une nouvelle fois à citer Sandrine (que je ne vois plus beaucoup en ce moment, elle travaille tout le temps !) et cette jolie façon qu'elle a de parler du travail de Laure. « Résultat de nombreuses errances à travers des lieux intermédiaires, l'œuvre de Laure Bollinger s'affirme comme une série de tentavives d'appropriations du territoire. A la lourdeur du monde, à la frénésie de la ville, elle oppose une poésie légère et fluide, où le temps suspendu laisse à la nonchalance des habitants et des objets le temps de se dévoiler. C'est sous la forme de deux petits livres que la vision de l'artiste nous est intimement dévoilée. « J'ai appris à aimer la ville comme on apprend à aimer les chats quand on n'aime pas les chats » et « Hems » nous conduisent parmi ses refuges privilégiés où chaque objet, chaque silhouette semble opposer une douce résistance à l'univers qui l'entoure. « Ville nouvelle » - série de photographies d'un quartier de l'île de Con Dao - nous livre une tentative d'occupation de la nature par la ville, stoppée avant même que cette dernière ne commence à se peupler. Dans ces rues à l'allure fantômatique, la nature reprend petit à petit le dessus... Laure Bollinger est une artiste photographe française. Issue de l'école des Beaux-Arts de Cergy Pontoise, elle vit depuis près de deux ans à Ho-Chi-Minh Ville. » Mais Laure rentre très bientôt en France, et je suis bien triste.