Samedi, à l’Atelier Wonderful, sont donc exposées des grands tirages des photos de Nam. J'aime bien, c'est sobre, c'est beau ! Je passe encore tout l'après-midi là-bas à discuter avec les gens qui passent voir l'expo. J'adore l'ambiance de l'Atelier le samedi après-midi. Il fait chaud, on passe le temps sous le ventilateur ! J'emmène Nico boire un chocolat chaud, il est comme ça Nico, il a envie de chocolat chaud à six heures de l'après-midi à Saigon ! Comme il vient aussi d'arriver, on fait un petit tour dans le quartier. On passe voir Georges qui habite à côté. Et nous rejoignent des amis Vietnamiennes de Georges, et Sandrine et Bertrand, et Laure pour le dîner. Soirée dans le quartier routard, une fois n'est pas coutume. On croise Aline et Roma et dernière bière dans un café très routard et pas très sympa il faut bien l'admettre !
Dimanche matin, on va acheter un téléphone portable avec Sylvain, l'outil indispensable du nouvel arrivant dans la ville et puis j'embarque mes petits gars, Sylvain et Nico, pour leurs premiers massages, activité indispensable des nouveaux arrivants dans la ville ! Mmm, c'est toujours aussi agréable ces petites pierres brûlantes qui claquent dans la nuque... Les gars aussi, ils ont l'air d'aimer ça ! Et après le massage, ben, on va manger une banh xeo, c'est juste à côté ! On va faire des courses au marché, on repasse à l’Atelier, on refait un petit coucou à Georges... Bref, c'est dimanche !
Le soir, grand moment de cinéma toujours dans le cadre du festival européen. Avec grand plaisir, je revois De battre mon cœur s'est arrêté. Je ne pleure pas comme la première fois où j'ai vu ce film mais l'émotion n'en est pas moins intacte. Nico, qui travaille à l'Idecaf donc, réussit à ce que le générique soit projeté jusqu'à la fin pour que le public français, nombreux, se sente un peu chez soi, mission pas si facile ! Jerzy et Laure, qui rentrent définitivement en France dans quelques semaines, sont tout chamboulés en voyant les images du film qui se passe à Paris. C'est comme si nous, les expats, nous avions deux vies, une ici à Saigon et une à Paris, à Marseille, à Bordeaux, à New York ou à San Francisco.
Et la semaine commence avec les cours de vietnamien, des déjeuners ici ou là, des dîners là ou ici, des grandes siestes ou des moins grandes, des bavardages sur msn, des thés glacés sur la terrasse, des longs moments à regarder la pluie tomber, quelques cours de français... Ah, c'est mieux quand j'assume mon sabbat !