Ce matin, lundi 24 avril, je bulle un peu sur la terrasse. Ça faisait bien longtemps, il ne fait pas trop, trop chaud ce matin ou alors, je m'habitue à la chaleur... Et je viens écrire sur le blog, ça faisait longtemps aussi, je suis en retard !!! Certains septiques douteraient de tout ce bonheur, je comprends bien ! C'est parfois énervant le bonheur des autres et pas toujours facile à partager... Mais ce sentiment fort de me sentir bien quelque part, si je dois le garder pour moi, tant pis !
La semaine dernière, mardi soir, j'ai remplacé Karen au cours de Français. Les étudiants n'étaient que quatre mais ils avaient un bon niveau de Français, c'était très intéressant. L'un d'eux s'appelle Sinh comme mon neveu, c'était drôle de prononcer son nom. Il aurait dû venir Sinh avec Cléo, Mai et Christophe pendant les vacances de Pâques des Nantais. Mais le voyage ne se fera pas, hélas ! Peut-être qu'ils viendront à Noël, j'espère... C'est loin Noël... Une pensée pour Christophe dont c'était l'anniversaire hier, 23 avril...
Jeudi soir, on va voir un spectacle de danse de Régine Chopinot, chorégraphe française, au théâtre Ben Thanh. C'est (presque) comme si j'allais au théâtre de la ville à Paris, enfin vraiment presque ! Je n'ai rien aimé dans ce spectacle, ni la chorégraphie (contemporaine mais gesticulante et ridicule), ni les costumes (jolies chemises blanches mais beaucoup trop grandes pour qu'on puisse deviner le corps des danseurs), ni les décors (un immense drap rouge, sale, couvert de marque de lessive), ni la musique (un guitariste seul sur scène gratouillant nerveusement son instrument), ni le propos (quel propos d'ailleurs ?) Dommage… Mais c'était encore l'occasion de retrouver quelques amis, anciens et nouveaux et d'aller manger un bon bu chez Bunta où tout est Bun (c'est leur slogan ! En anglais, c'est mieux : Bunta, everything is Bun). Délicieux !


chorégraphie de Régine Chopinot au théâtre Ben Thanh

Et ce week-end, hop, hop, on est parti en moto à la mer à Can Gio, à une soixantaine de kilomètres de Saigon avec Laure, Brigitte et Hervé. Deux heures de route dans la forêt pour retrouver un joli resort près de la mer. La plage de Can Gio n'a rien à voir avec certaines plages paradisiaques du Vietnam, le sable est noir mais c'est assez tranquille, beaucoup plus tranquille qu'à Vung Tau où vont tous les Vietnamiens le week-end. Il n'y a pas d'hôtels le long de la plage, pas encore, uniquement de grands arbres, c'est assez sauvage ! On s'offre une chambre à 30 dollars, ce qui est assez cher pour le pays mais là aussi, tout est relatif... et ça vaut le coup ! Le resort est très agréable, spacieux avec son jardin très fleuri et ses petits bungalows, sa piscine bien sûr en plein soleil, l'eau est très chaude (!), son petit-déjeuner vietnamien... Et là, on a rien foutu ! Trop bien !
A midi, on va acheter des fruits de mer au marché : grosses crevettes, énormes crabes, coquillages, calamars et on fait griller le tout... On en fout partout, c'est divin ! Petite glace sur la plage à l'ombre des arbres et séance piscine, lecture, vacances quoi ! Le soir, on dîne une fondue de fruits de mer sur la plage dans des chaises longues à la lumière de la lune et des étoiles en buvant cul-sec un alcool local, assez fort ! Dernier bain de piscine dans la nuit comme un bain de minuit mais il est huit heures ! Et douce nuit sans un moustique ! On rentre le lendemain dans l'après-midi après avoir réparé la roue de la moto de Laure qui a crevé pendant la nuit, un peu mystérieux ! Le retour dans la ville est toujours un peu rude où on retrouve l'activité du dimanche soir et ses motos partout, ses camions, sa pollution, son bruit !
Je trouve un paquet pour moi à la réception de l'hôtel. Michel Dubois, le grand Mimi, qui travaille avec moi à Bayard m'a déposée quelques Bayardises. Il fait un voyage en groupe en passant par Saigon, son hôtel est à deux pas de chez moi mais il n'est pas là quand je passe le voir plus tard. Je feuillette Les Belles Histoires et Tralalire, c'est étrange, ce n'est déjà plus tout à fait moi… mais c'est bien normal !


le bac sur la route de Can Gio


devant le marché, brochettes de crevettes


au marché


le joli resort


Laure et Hervé


sur la promenade, devant la plage


sur la route du retour, c'est moi !


Laure et Brigitte dans le bac pour rentrer


ben, oui, faut rentrer, quoi !