Au risque de me répéter, la vie est douce ici à Saigon. Quand je prends mon petit déjeuner sur la terrasse toujours ensoleillée, il peut faire même très chaud dès le matin, mais les tables sont à l'ombre, et que je parle à Do en vietnamien, un tout petit peu, je me dis : « Je suis bien ici ! ».
Quand je prends un thé glacé (parce que le café vietnamien, je n'y arrive vraiment pas !) au bord de la piscine après avoir nagé mes vingt longueurs sans s'arrêter (c'est pas énorme mais, bon, c'est déjà pas mal !) avec mes copines Laure, Sandrine et Brigitte (enfin, elles ne sont pas toujours là toutes les trois !), je me dis : « Ah, vraiment, je suis bien ici ! »
Quand je vais me faire masser pendant une heure tout le corps avec de l'huile toute douce ou des pierres brûlantes, je me dis encore : « Oh, c'est dingue comme je suis bien ici ! »
Quand je vais me faire faire une manucure à côté de l'hôtel pour moins d'un euro et que je ressors avec des jolis ongles sans vernis, je me dis : « Tiens, je ne ferais pas ça en France, c'est formidable ici ! »
Quand je vais dîner dans un toujours délicieux restaurant avec les amis que j'ai rencontré ici et que je rentre en xe om « cheveux au vent », sourire aux lèvres, dans la fraîcheur du soir, je me dis : « Hou, là, là... Mais j'ai vraiment bien fait de partir ! »
Et même quand je vois mes étudiants, comme hier, plongés dans Les Belles Histoires à ne pas se rendre compte que le cours est déjà fini, je me dis : « Elle est pas belle la vie ? »
Au risque de me répéter…