Đẹp quá ! [mes années vietnamiennes]

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lundi 8 octobre 2007

Back home again!

De retour à Saigon, comme toujours, c'est un grand plaisir de retrouver la maison, Sam, les amis, les voisins. On est samedi et le téléphone n'arrête pas de sonner. Les enfants de la ruelle me sautent dessus : « Co Anna, co Anna oi ! ». Les voisins me demandent très inquiets (en vietnamien) : « Mais tu étais où ? On croyait que tu étais rentrée en France ! » Dans la maison, Chico et Ilda se sont installés dans ma chambre pendant mon absence et vont rester une petite semaine avec nous. Amis de Bertrand et Sandrine de Bordeaux, ils étaient déjà venus faire quelques repérages en février à Saigon et viennent s'installer. Tous les soirs, on fête la naissance de Kim-Ly dans le patio et puis aussi la nouvelle maison que Chico et Ilda ont trouvé dès leur arrivée (histoire un peu compliquée : il faut aller voir leur nouveau blog). Je fais la connaissance de notre chat, Lucifer. Il porte assez bien son nom puisqu'il est sauvage comme un lion, on aurait peut-être dû l'appeler autrement. Mais en anglais, parce que je lui parle anglais, faut pas trop le perturber avec plein de langues différentes, ça donne : Lou. Il se cache la plupart du temps sous le lit de Sam et se sauve en crachant quand on passe le pas de la porte. Sam s'est acheté un nouvel appareil photo numérique, pas mal pour le blog. Thanks, Sam!

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Ilda et Chico

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Sam

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Les filles préparent le dîner...

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Nouveau bureau improvisé dans le salon

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Lucifer

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Avec le nouvel appareil photo de Sam, test sur les plantes
qui ont fait de jolies petites fleurs blanches !

Phare Ponleu Selpak : suite et fin…

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Un après-midi, départ, souvent à trois sur une moto, pour le CCF

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Par les petits chemins, c'est moins dangeureux !

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Scotchés devant TV5 avant la projection en khmer
du « Roi et l’oiseau », magnifique.

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Dans la bibliothèque du CCF

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Les profs de dessin qui participent à la formation : Lao et Sothea

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Un soir pendant une répétiton de cirque…

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… sous le chapiteau

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Avec les paroles trouvées sur internet, « Et j'ai crié, crié... Aline ! »

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La même chanson à la guitare

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Accrochage de l'expo vendredi matin

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Jean-Jacques Donard (et Emma) pour la remise des diplômes

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La photo de classe

lundi 1 octobre 2007

Llouquet-Peret ou Peret-Llouquet ?

Avant de vous raconter très prochainement la fin de la formation à Battambang, le retour à Phnom Penh pour une nuit et le retour à Saigon samedi après-midi où viennent me chercher Sam, Chico et Ilda à l'aéroport (trop bien !), voici l'information du jour : Sandrine et Bertrand sont partis ce matin, 6 heures, à l'hôpital franco-vietnamien de Saigon pour, enfin, l'accouchement. Moi, je suis assez contente parce que le petit bout de chou (qui n'est pas encore là à l'heure où j'écris ce billet, 16 heures ce 1er octobre) a attendu que je rentre du Cambodge pour sortir sa petite tête et le reste. Nous avons des coups de fil de Bertrand heure par heure. On est tous super émus et on attend !
Une heure après, je chate avec la mère de Bertrand, Dane, qui est à Bordeaux et c'est elle qui me dit : elle est née. Pendant ce temps, le téléphone sonne sur le portable de Chico. Elle s'appelle Kim-Ly, elle fait 3,6 kilos, elle est née à 16h25. Et tout va bien ! On va acheter une bouteille de vin pour fêter ça !

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Visite à l'hôpital franco-viet ce mardi... Voici la jolie Kim-Ly.

dimanche 23 septembre 2007

Dimanche autour de Battambang

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Derrière Phare, c'est tout vert !

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Traditionnelles bicyclettes

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On en voit beaucoup, beaucoup dans le paysage khmer.

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La pagode de Vat Ek Phnom

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Des plafonds chargés

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L'ancien temple de Ek Phnom (XIe siècle)

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Bouddha n'est jamais bien loin.

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Des oies khmers !

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Encore tout plein de vert sur le chemin bien ensoleillé

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Un grand merci à Im Lim qui s'occupe bien de moi !

jeudi 20 septembre 2007

Phare Ponleu Selpak

Déjà jeudi, plusieurs jours passés à Battambang souvent sous la pluie parfois sous un grand soleil, la mousson quoi ! Phare se situe sur un grand site au milieu des arbres au bord d'un chemin de terre rouge sans aucune lumière la nuit. On y entend toutes sortes de chants, celui des buffles, des crapauds, sans doute des cochons ou des sauterelles, c'est donc la campagne à quelques kilomètres de la ville où il ne se passe pas grand chose. A Phare, les maisons sont en bois, sur pilotis pour la plupart, il y a les bureaux à l'entrée, l'école de dessin un peu plus loin, l'école de musique, la maison des adolescents, l'école de cirque cette fois en dur, le restaurant, l'école tout court, la maison des enfants et puis la guest-house où nous logeons avec Im Lim, mon traducteur. Plusieurs enfants ou adolescents habitent ici à l'année, d'autres ne viennent que pour les cours de dessin, de musique ou de cirque. La plupart des étudiants de cirque ne sont d'ailleurs pas là, ils sont en tournée en Europe. Notre maison est immense mais vraiment très rudimentaire, un lit en bois avec un matelas qu'Im Lim n'utilisera pas, une moustiquaire, une chaise en plastique, quelques ceintres... Il y a l'électricité et ça fonctionne, ouf ! Je m'installe à l'étage dans une jolie pièce avec un très haut plafond sous le toit où les araignées ont bien décidé de faire leurs toiles un peu partout, peut-être un peu trop à mon goût, je me sens enfermée dans cette pièce et quand je me m'allonge sur le dos en regardant le haut de la moustiquaire, je vois des tonnes de mouches, moustiques et autres insectes ainsi que des milliers de poussières accrochés au tissu, certes, tout cela ne bougera pas mais, vraiment, je me sens très occidentale tout d'un coup et déménage le lendemain dans la grande, grande pièce vide à côté. J'installe un matelas par terre sur une natte, trouve une moustiquaire presque propre dans un vieux placard en fer et me fais un lit de princesse au milieu de rien. La salle de bains au rez-de-chaussée est un poème : un bac d'eau immense où stagnent toutes sortes de petites choses diverses, on ne sait pas trop quoi, deux petits sots, des toilettes à la turc et puis c'est tout ! Enfin, non, c'est nouveau, il y a un pommeau de douche moderne, ouf ! Et je ne sais pas pourquoi dans cette pièce là mais les moustiques attaquent ! Mais c'est propre. Au bout de quelques jours, je me lasse un peu de me laver les dents en crachant dans le trou des chiottes mais il n'y a pas trop le choix ! La dame qui fait la cuisine au restaurant n'est pas là parce qu'elle doit s'occuper de sa fille qui vient d'accoucher. Im Lim négocie donc que nous mangions avec les enfants dans leur maison. Alors tous les jours, le matin (avec l'excellente confiture de Clo fait-maison, un grand merci !), à midi et à six heures, nous mangeons par terre sur une natte souvent avec les enfants. Quand je veux débarrasser, la dame fait les gros yeux et m'empêche de l'aider. Alors, je ne bouge pas, quand j'arrive, je m'assieds et attend qu'on me serve, et je repars en disant merci. On se couche tôt, parfois très tôt mais comme je suis une très grosse dormeuse, ça ne me gêne pas vraiment. Parfois je regarde un DVD mais je ne peux pas brancher à la fois mon ordinateur et mes petites enceintes, et je commence à dévorer « Persepolis » la bande dessinée de Marjane Satrapi que m'ont prêtée Clo et Dom, elle est belle cette bd toute en noir et blanc et c'est assez prenant. Hier soir, nous sommes allés en ville avec Im Lim à la recherche d'un petit bar sympa mais ça n'a pas été très convaincant. Enfin, c'était histoire de changer un peu d'air. Il y a internet au bureau, il suffit de brancher un câble du mur à l'ordi et hop, ça marche, bien pratique et surprenant ici ! En ce qui concerne les cours, j'adore ! Il y a en tout vingt-trois stagiaires (dont trois professeurs de dessin), c'est énorme mais ça roule, presque que des jeunes gars en moyenne 18-22 ans. Il faut dire que les Khmers sont d'une gentille et d'une politesse remarquables, à dire oui, toujours sans pour autant laisser de côté leur personnalité. On est installé dans le restaurant (puisque la dame du restaurant n'est donc pas là) : une grande pièce carré en bois. La lumière est très faible parce que les fenêtres, aussi en bois, sont fermées par des antivols de vélo et on ne trouve pas les clés ! Quand il pleut, c'est un peu catastrophique au niveau de la luminosité surtout quand l'électricité est coupée comme hier ! Mais les stagiaires sont habitués, on déplace les tables vers les fenêtres qu'on a pu ouvrir et ça suffit, moi, je n'y vois pas grand chose mais je m'adapte ! On travaille toujours en s'inspirant de Polo ou Sophie la vache musicienne. Je ne sais pas trop ce qu'ils ont l'habitude de travailler en cours ici, j'ai cru comprendre qu'ils faisaient beaucoup de portrait, ils ont un sacré coup de crayon et sont bien surprenant quand il s'agit de créer un personnage pour les petits et d'inventer une histoire sans paroles. Ils ont l'air de bien aimer ce que je leur demande de dessiner, c'est assez nouveau pour eux, ils sont plein d'imagination. Un matin, on projette (avec un rétroprojecteur tout neuf, le seul souci c'est de trouver la prise qui fonctionne !) « Comment un livre vient au monde » qui explique la naissance d'une histoire jusqu'à l'impression et la diffusion d'un livre, ils sont passionnés et posent des milliards de question. A la pause de midi, qui durent trois heures, souvent, les stagiaires restent là et continuent de dessiner. Pour moi, c'est un vrai bonheur de travailler avec eux. Aucun d'entre eux n'a jamais publié mais je leur explique aussi comment faire un book, comment aller se vendre auprès d'un éditeur à Phnom Penh par exemple, ce serait vraiment dommage de laisser tant de talent à Battambang, au bout du monde. Pendant les heures de cours, on est bercé par les cris des enfants ou les cours de musique juste à côté, en gros, ils répètent deux morceaux dont… « Aline » de Christophe, et oui ! On lit tout plein d'albums quand Im Lim a eu le temps et la patience de les traduire, et on rigole bien ! Je n'arrive pas bien à retenir leurs noms malgré leurs badges accrochés sur la chemise. Eux, ils m'appellent « Anna » ou bien « Teacher ». Je crois que j'ai déjà mes préférés dont Hong, elle est toute petite, elle a quatorze ans et elle dessine de superbes mouches qui dorment sur des branches d’arbres avec des expressions pas possibles. Quand elle choisit d'illustrer « Peut-être que les dragons crachent du feu parce que, s'ils crachaient de l'eau, on les prendrait pour des pompiers. » parmi les citations du Livre des Peut-être, elle n'y arrive pas et je finis par comprendre que les camions de pompier n'existent pas à Battambang, bien sûr. Parfois, les soirées sont un peu longues mais, décidément, j'adore ce métier !

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Bienvenue à Phare Ponleu Selpak (Lumière de l'Art, en khmer)

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Notre guest-house

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La cuisine de la maison des enfants

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Im Lim, à table !

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Le vieux châpiteau du cirque

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Le restaurant transformé en école pour la formation

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La salle de cours

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On lit des albums traduits en khmer

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La table où je dépose tous mes livres sortis de la valise

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Lin

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Thy

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Robit

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Hong

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Il est midi, le marchand de gâteaux quitte Phare…

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… et les stagiaires aussi.

mardi 18 septembre 2007

Halte à Phnom Penh

Vendredi donc, je décolle pour Phnom Penh. Je découvre le nouvel aéroport flambant neuf des vols internationaux à Saigon : grand, tout beau, tout propre. Pas bien le temps de déambuler, je ne suis pas très en avance. La pluie commence à tomber et nous ne pouvons pas monter dans l'avion. Je rencontre par hasard Franck, un ami architecte de Saigon, cool, on papote pendant tout le vol de seulement quarante-cinq minutes. J'ai à peine le temps de déposer mon sac à l'hôtel, ma petite guest-house habituelle où je suis accueillie avec de grands sourires, que c'est l'heure d'aller au Sipar pour une petite réunion autour des imagiers avec Clo, Hélo, Hervé le graphiste du Sipar et deux des stagiaires de la dernière formation Ratha et Visoth. Le soir, apéro frenchy saucisson-vin-fromage chez Clo et Dom sur leur nouveau canapé avec deux amies à eux de Paris et puis deux autres amis de Phnom Penh que j'avais déjà rencontrés en juin. A Phnom Penh aussi, je commence à avoir mes joyeuses petites habitudes. Le lendemain matin, j'essaie un nouveau café pour un petit-déjeuner absolument immonde : quelle idée de vouloir changer ! Je file au marché central avant de rejoindre Franck dans son luxueux hôtel près des quais. Son client nous emmène déjeuner dans un très bon restaurant italien près de la poste où nous mangeons comme douze. Je rejoins ensuite Clo au Centre Culturel Français emprunté quelques livres pour la formation. Allez, petite crêpe au Café du centre. Le soir, avec Clo et Dom, nous retrouvons Franck accompagné d'un ami belge flamand dans un restau vietnamien, histoire de changer un peu ! C'est étonnant, les saveurs ne sont pas tout à fait les mêmes qu'à Saigon mais c'est très bon et puis nous allons boire un verre dans un bar à rhum juste en bas de chez Clo et Dom, le genre de bar français bien sympa qui n'existe pas à Saigon sans doute parce que tout est un peu plus compliqué à Saigon pour monter des affaires, sans doute parce qu'il faut toujours s'associer avec des vietnamiens. Ici on boit du rhum à toutes sortes de jus de fruit mais aussi au chocolat, au café, au caramel et même à la fraise Tagada ! Dimanche matin, 9 heures, je retrouve Im Lim, mon traducteur à la gare des bus et on file à Battambang : cinq heures de bus, je crois que j'ai dormi la plupart du temps en entendant vaguement le rire des Khmers regardant la télé, ça avait l'air très drôle mais je n'ai pas très bien compris pourquoi.

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Clo en moto-dop

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Les toits de Phnom Penh de chez Clo et Dom

vendredi 14 septembre 2007

Est-ce que tu viens pour les vacances ?

Ce midi, je repars au Cambodge pour quelques heures au Sipar à Phnom Penh pour travailler sur l'imagier avec les stagiaires de ma dernière formation. Dimanche, direction Battambang à quelques heures de bus pour mon nouveau workshop à Phare Ponleu Selpak dans une grande maison en bois sur pilotis à quelques kilomètres de la ville. Comme toujours, ça ne me dérange pas de quitter la folie de Saigon mais ma maison et mon friend-roommate vont me manquer. A mon retour, je risque de retrouver Sam complètement gaga avec notre nouveau chat. Et oui, nous allons avoir un chat. Enfin, en théorie, c'est le chat de Sam. En pratique, nous verron bien ! Mais je dois dire qu'avec les gros rats qui se cachent parfois dans la maison, ce n'est pas une si mauvaise idée. Nous sommes allés le voir hier chez Emilie, il est tout petit, noir et blanc, pour l'instant il est plutôt très sauvage surtout quand il nous crache au visage. Son som : Lucifer ! Depuis que la vieille voisine est morte il y a quelques jours, c'est le défilé des voisins et des amis toute la journée. Les moines arrivent en moto et font des prières pour qu'elle quitte sereinement le monde des vivants. Ce matin, c'est musique traditionnelle à fond, parfois modernisée façon presque rock : je dois avouer que je ne suis pas très fan. C'est dommage je ne peux pas écouter tranquillement le cd que m'a gravée mon voisin Khang (prononcez kh comme la jota espagnol !), le marie de Hoa. Le disque s'appelle « Bambino » : 113 chansons françaises comme « Aux Champs-Elysées » ou « Pourvu qu'elle soit douce » mais ma préférée, c'est « Est-ce que tu viens pour les vacances ? ». Une merveille ce cd !

mercredi 12 septembre 2007

Abeille sur la Banane sur le Chapeau

Mini coup de blues ce week-end parce que, encore trop de fête et trop d'alcool… C'est impossible ici de faire la fête sans boire, c'est dans l'air du temps et celui de la ville, encore plus celui des boîtes de nuits où l'adage « sans alcool, la fête est plus folle ! » ne s'applique pas du tout. Une légère envie de rentrer en France aussi, peut-être, après plus d'un an et demi ici pour revoir ma petite famille à Nantes et mes amis à Paris. Mais Matthieu arrive bientôt et puis je reçois un mail d'autres amis qui viennent fin octobre : tout plein de bonheur en perspective. Passer Noël en France, c'est exclu, comme vous imaginez alors... bon, ben, on verra ! Alors j'envoie un mail en France, un simple « Comment ça va ? », parce que j'ai l'impression que tout le monde sait de tout de ma vie en lisant le blog et puis, en retour, on oublie de me donner des nouvelles, à moi, ici, au bout du monde. Et très vite, je reçois de longs mails, de très longs mails, me décrivant les activités des uns, des autres, en détail, beaucoup font allusion à la politique en France (à suivre). Et ça fait vraiment plaisir de vous lire, plus que ça, ça fait du bien !
Hier une journée comme je les aime à Saigon : réveil en douceur vers huit heures (c'est tard pour ici mais pour moi, c'est parfait !), je déplace le meuble-hifi du proprio contre un autre mur sans vraiment savoir pourquoi, histoire de changer, histoire de dire qu'il sera moins moche ici mais non, c'est assez raté, tant pis ! Je reçois un coup de fil de Tan, professeur en psychologie franco-vietnamien avec qui j'ai déjeuné dimanche, un ami de Thuan, lui même ami de Sam. Tan est presque à l'âge de la retraite, il est passionné et passionnant avec humilité et sagesse. Il organise des colloques de psychologie au Vietnam, plutôt à Hanoi, donne aussi des cours au Vietnam et en France à Paris. Il me fait penser à Tri, la même histoire : originaire du Mékong, débarque en France en 1954, ne parle pas très bien vietnamien parce qu’éducation française à Saigon… On discute de mon projet d'édition, il trouve l'idée très intéressante parce que, lui aussi, bien sûr, dit qu'il y a un public. On va déjeuner dans une de mes bonnes vieilles cantines viet sous une fine pluie rafraîchissante. Il a un regard et un sourire malicieux qui en disent long de son expérience. Je récupère un matelas que nous avions prêté à Olivier parce qu'on devait récupérer à notre tour le lit d'un copain de Sam mais ça n'a pas pu se faire pour des raisons mystérieuses de longues incompréhensions et quiproquos sans nom, bref, le matelas revient avec un monsieur cyclo et mon xe-om préféré, Cung, tous deux dégoulinant de sueur. Et puis Cung me dépose à la poste où m'attend un paquet de France. Il faut bien dire que c'est un de mes moments préférés : aller à la poste chercher un paquet. Le paquet d'Agathe et Jean Vincent est bien gros, je suis toute excitée comme une gamine qui reçoit un cadeau d'anniversaire. Nous passons par le marché Ben Thanh et de retour à la maison, j'ouvre mon paquet avec Cung qui ne comprend pas très bien ce que je viens de recevoir. Mais c'est un petit miracle que je viens recevoir : des flip-books, des livres, des cartes-jeux, un abécédaire. Des illustrations et des textes de Jean Vincent (Sénac) absolument divins. Je ne pleure pas, mais... Un grand, un grand merci... Les enfants ne tardent pas à pointer leur nez pour aller dessiner dans ma chambre. Elles ne sont que deux, c'est bien, elles n'ont pas vraiment besoin de moi, sagement, elles s'installent et sortent les crayons et les feutres de leur boîte en plastique. Je leur fais vraiment confiance et ils ont tous bien compris quelle unique étagère de la bibliothèque était à leur disposition. Il n'y a pas de souci. Lucien appelle, il a envie de fromage et de vin : facile ! Enfin, non, pas si facile surtout pour le fromage, mission un peu ratée au Zen Plazza : camembert président dans un emballage futuriste sans aucun goût, et gouda français d'une fadeur au palais impressionnante. Le vin du caviste dans la rue est bon, le pain, sorti du four, n'est pas terrible. On s'installe dans le patio, pour changer un peu et se sentir à la campagne : il y a un air de famille en pique-nique avec nos enfants qui crient partout ! D'ailleurs très vite, c'est l'invasion, hop, tout le monde dehors, ouste ! Il faut dire qu'il y a une ambiance spéciale dans la ruelle. Une vieille voisine est morte hier, je la voyais malade dans son lit depuis quelque temps. Alors, on installe les tables dehors, on invite les voisins. Le corps de la vieille dame est dans son lit sous la moustiquaire, la porte ouverte. Il y a des bananes posées sur son ventre. Dans quelques jours, ce sera la cérémonie avec tout le monde en blanc, beaucoup de nourriture, de musique et d'encens pendant toute la journée. Et puis coup de fil de Im Lim, le traducteur cambodgien avec qui je travaille pour les formations au Sipar et à Phare au Cambodge, il est à Saigon pour le travail, et passe à la maison. C'est rigolo de le voir ici ! Hoa, notre voisine, m'offre un tee-shirt orange à manches longues, elle me dit que je ne protège pas assez mes épaules du soleil comme les Vietnamiennes ! Cette nuit, je dors à l'étage dans notre espèce d'espace télé, il fait un peu chaud mais dans ma chambre, c'est vraiment trop bruyant.
Je dédie ce billet à Chonchon...

vendredi 7 septembre 2007

So lazy…

Parfois, souvent, je ne trouve pas vraiment l'inspiration pour écrire, il faut dire que dans ma maison, je deviens de plus en plus feignante en me demandant comment je pourrais l'être davantage ! Mais j'ai comme cette impression que ça ne va pas durer comme si l'être humain avait besoin de travailler non pas seulement pour gagner de l'argent mais pour Vivre, pour Etre. Ce week-end, c'était l'anniversaire de Vinh, celui de Bertrand et aussi celui d'Antoine. Ici, on fête beaucoup les anniversaires, toujours un petit truc, un restau, un dîner, un goûter. En fait, ici, tout est prétexte à faire la fête je crois parce qu'il n'y a rien à voir au ciné sans doute. J'y vais de temps en temps au ciné avec Sam : beaucoup de films très commerciaux et très américains en version originale sous-titrée en vietnamien, mais ça va, j'arrive à suivre. Bon le dernier Jason Bourne, « The Bourne Ultimatum » était assez efficace. Ce qui est marrant, enfin plutôt anecdotique, c'est qu'on voit des films qui ne sont pas encore sortis en France, d'ailleurs on peut aussi acheter ces mêmes films en DVD piratés dès la sortie aux Etats-Unis. En ce moment, je découvre la saison un de la série américaine Heroes, assez prenant quand même ! Et puis je laisse filer le temps au gré des visites dans la maison, des moussons impressionnantes. Et je prépare mon voyage à Battambang (pour le boulot) à la fin de la semaine prochaine. Les enfants du quartier viennent toujours de temps en temps colorier dans ma chambre, parfois ils sont trop nombreux, c'est un peu le bordel mais quand ils sont un, deux ou trois, c'est un petit bonheur de partager avec eux ses moments-là. Quand ils agrippent leurs petites mains à la grille en criant tout doucement : « Co Anna, co Anna ! », moi je craque et leur ouvre la porte. Le matin, je vais au marché avec mon petit panier en évitant les grandes avenues et préférant les hem (allées) mais quoi que je fasse, les vietnamiens me regardent toujours comme si j'étais une extra-terrestre et rigolent la plupart du temps ! De fait, il n'y a pas beaucoup d'étrangers qui font leurs courses au marché à part quelques touristes égarés. Ah, le 2 septembre, c'était la fête nationale... Mais bon !

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Parfois au déjeuner, croissant au jambon et salade d'été, si, si !

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Fabrice

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Le rituel des chaussures devant ma chambre

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Tina

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Mai

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La cachette préférée des enfants derrière la baie vitrée

vendredi 31 août 2007

Au cimetière de Luc

Il y a quelque temps, j'apprends le décès d'une très vieille tante, Marie Madeleine, par email. Elle avait 90 ans. Pour ce genre de nouvelles, les mails et les textos, c'est quand même pas terrible. J'en ai reçu quelques uns depuis que je suis là, et ça fait toujours assez froid dans le dos ! Depuis de nombreuses années, depuis la mort de ma mère il y a vingt ans, je ne voyais plus beaucoup Marie Madeleine. C'est vrai que c'est ma mère qui faisait le lien avec notre famille. On n'a pas fait beaucoup d'effort ensuite avec Mai, ma sœur, peut-être justement parce qu'il y avait un effort à faire, que tout cela n'était pas très naturel chez nous. C'est comme ça, c'est la vie. C'est aussi peut-être pour ça que je peux vivre ici loin des miens. Ça ne m'empêche pas d'avoir une pensée très émue pour Marie Madeleine parce que je sais aussi qu'elle était très proche de ma mère, qu'elle aimait beaucoup, de penser aussi à ma tante (la sœur de ma mère) qui est a accompagné son corps jusqu'en Aveyron où Marie Madeleine voulait reposer avec son frère, mon grand-père, ma grand-mère et avec ma mère dans le joli cimetière de Luc qui surplombe la ville. J'imagine que toute la famille s'est retrouvée là-bas. Ça aurait été peut-être une occasion de les revoir. Mais la question ne se pose même pas (J'y vais ? J'y vais pas ?) puisque je vis là, à Saigon, au Vietnam. Mais c'est tout de même étrange d'être si loin dans ces moments-là, toujours le cul entre deux chaises (pardonnez-moi mais je ne trouve toujours pas d'autre expression plus explicite !) : elle est où ma maison, c'est où chez moi ? Ici, là-bas ? Marie Madeleine était religieuse, quand j'étais petite, elle portait son costume et elle se coiffait dans les toilettes. A ce moment-là, je découvrais qu'elle avait les cheveux tout court, déjà blancs, sous son long voile. Moi, j'avais imaginé qu'elle avait de beaux cheveux aussi longs que son voile ! Elle s'appelait aussi Sœur Odile, pour moi, c'était étrange d'avoir deux prénoms ! Je pense à toute la famille, mais c'est surtout à ma mère que je pense et je crois bien que je n'aurais pas aimé être là pendant qu'on ouvre de nouveau le caveau familiale. Finalement, il y a quelques douloureuses plaies qui n'aiment pas trop être titiller. Mais j'imagine que c'est normal… Je vais chercher un petit croissant tout chaud dans la nouvelle boulangerie française qui vient d'ouvrir juste en face de l'allée, le café est prêt, et j'ai cette chanson débile dans la tête : « Le soleil vient de se lever, encore une belle journée… » Et de nouveau une pensée pour ma mère qui buvait de la Ricoré tous les matins : c'est pas très bon comme café, si ?!

lundi 27 août 2007

Des livres, des histoires, des bisous…

Six heures le soir, l'ordinateur dans le patio, il fait bon après quelques fines gouttes de pluie. La nuit est en train de tomber. Il fait nuit tous les jours à six heures, on s'y habitue. Ma nouvelle vie me plaît dans la maison que je ne quitte presque pas. Chaque jour un peu plus je fais connaissance avec les voisins. Aujourd'hui, j'ai ouvert la porte de ma chambre aux enfants de la ruelle. On commence tout doucement par lire un livre avec Mai (elle doit avoir cinq ans), un livre tout simple en vietnamien avec des petits rabats à manipuler. Mai répète tout ce que je dis en vietnamien. Le livre est aussi traduit en anglais, je peux comprendre ce que je dis, ouf ! On lit et relit encore ce même livre en criant : des oh, des ah, dep qua ! (c'est beau !), cai gi ? (c'est quoi ?). Je m'aperçois vite qu'il n'y a vraisemblablement pas beaucoup d'habitudes de lectures chez les enfants du quartier. Très vite, bien sûr, tous les enfants rappliquent genre : « Hé, venez, il y a plein de livres pour enfants chez Anna ! » Alors, on fait du coloriage, on apprend les couleurs. Tuan me fait plein de bisous, j'ai l'impression qu'il a découvert ça avec moi, les bisous, et il a l'air d'adorer ça ! Quand ils sont petits, les bébés ont l'air de recevoir plein de câlins mais on dirait que ça disparaît très vite dès qu'ils grandissent un tout petit peu, pudeur vietnamienne oblige. Hoa, la voisine, débarque aussi. Elle casse un peu l'ambiance « lecture » avec sa forte voix et ne comprend pas vraiment que j'ai envie de lire des histoires aux enfants, de passer un moment avec eux et les livres ! J'essaie de lui expliquer le métier que je faisais en France. Je cherche dans mon cahier de vietnamien où c'est écrit : « directrice artistique de livre pour enfants » mais je crois qu'elle ne retient que le mot « directrice » ! Tout ça, c'est un peu compliqué à expliquer alors j'ai décidé de dire que j'écris des histoires pour les enfants dans des magazines en France. La séance avec tous les enfants dans ma chambre ne dure pas trop longtemps, il ne faut pas que je me laisse déborder trop rapidement !
J'avance très, très doucement dans la création de mon projet de magazine. Heureusement, il y a Lucien qui est très motivé à créer son personnage, Panda, une sorte de Petit Ours Brun vietnamien. On se casse un peu la tête pour trouver des idées de scénario à la fois adapté au pays et à nos envies. Je prépare aussi ma prochaine formation pour Phare, une NGO située au Cambodge, à Battambang à quelques kilomètres de Phnom Penh. Je pars deux semaines fin septembre refaire un module autour de l'édition jeunesse. Top ! Et tout se passe bien avec Sam, mon colocataire et néanmoins ami, qui a l'air d'envier ma vie oisive et délicieuse alors que, lui, bosse beaucoup. On tente progressivement d'améliorer le confort et la déco de la maison sans dépenser trop de sous. Nos goûts s'accordent plutôt bien, tant mieux. Il fallait nous voir ce week-end pendant une grosse, grosse mousson en train de remplir nos sceaux en plastique pour éviter que l'eau entre dans la maison ! Et je découvre les joies de lancer des machines à laver le linge et de l'étendre à l'étage sur le petit balcon en plein soleil en papotant avec ma voisine qui fait la même chose ! Tiens, la petite Mai, toute seule, repointe son joli nez pour que je lui raconte des histoires…

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Au marché de tissu à Cholon…

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avec Sam

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Trung et son oncle sont venus repeindre le mur
pour éviter les infiltrations d'eau dans ma chambre !

mardi 21 août 2007

Les oiseaux chantent dans le patio !

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Une nouvelle image de Jean-Vincent reçue ce matin. Merci !

lundi 20 août 2007

Quotidien…

J'ai reçu quelques mails de France avec cette question : « Et cet été, tu fais quoi ? » La notion d'été n'existe pas ici. Il y a deux saisons : celle des pluies et la saison sèche, c'est tout ! Bien sûr, il y a les « vrais » expats français qui vivent au rythme scolaire et qui quittent Saigon en juillet et en août pour souvent retourner en France. Et il y aussi, de fait, de nombreux touristes français qui, malgré la mousson, viennent visiter le pays. Après le 15 août, c'est fini, ils rentrent ! Moi, « cet été », je me suis donc occupée de ma maison que j'aime de plus en plus chaque jour. Dans le désordre, voici quelques photos de mon mois d'août…

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Jetlag « Lunettes noires pour nuits blanches » au Manna avec Olive

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Sam, Anna pendant une autre Jetlag un autre vendredi soir

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La famille à Saigon : Lionel, Marie Anne, Isé

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A Saigon, le passage de Sylvie, copine de Patricia et de Mai, ma sœur

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Pause lecture avec Lee…

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… et Justin à la découverte de StoryBox !

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Olive et Patricia : il paraît que la connection wifi n'est pas si rapide !

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Un lundi matin, je fais de la figuration pour un court-métrage.

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Je « joue » une cliente d'un salon de beauté (de dos, Karen).

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Le réalisateur Andy et son assistante Thom

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Déjeuner à la piscine avec Lucien

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Le dernier jour de Justin à Saigon… Bye, Bye!

mercredi 15 août 2007

Housewarming 2

Dans la nouvelle maison, je me réveille tous les matins avant huit heures. Ce n'est pas qu'il y ait vraiment du bruit mais voilà, je vis au rythme des voisins vietnamiens. Une vie dans une maison, ça change tout. Pour le moment, il y a toujours un petit truc à faire à l'intérieur ou à acheter à l'extérieur. A chaque fois que j'ouvre le verrou de la grille, j'entends ma voisine Hoa qui s'interroge : « Anna ? ». La première fois, j'ai cru qu'elle voulait me dire quelque chose mais j'ai très vite compris que c'était juste pour vérifier que c'était bien moi qui rentrait. Alors, je réponds un seul : « Da » (prononcez « Ya »), et cela suffit. C'est assez rassurant finalement d'être surveillé discrètement ! Tous les voisins sont très gentils, souriants, curieux de notre arrivée. Pour la pendaison de crémaillère, ils ont commencé à faire les gros yeux vers minuit, en se postant au bout de l'allée les bras croisés, le regard un peu noir mais tout s'est bien fini, sans plainte, sans la venue de la police. Le mari de Hoa, prof de tennis, est venu nous offrir une boisson non alcoolisée au raisin en s'excusant de ne pouvoir venir car il travaille, le jeune voisin Minh avec sa petite moustache naissante est venu avec une poupée vietnamienne en ao dai et a adoré la sangria qu'avait préparé Huyen. Pour le buffet, selon une idée de Lucien, j'ai demandé à une autre voisine chez qui je déjeune parfois dans la rue de faire la cuisine dans le patio avec son barbecue : classiques cha gio, rouleaux de printemps et autres brochettes de bœuf. Bonne idée ! La fête semble réussie, nos invités semblent aimer notre jolie maison. Bertrand et Sandrine avait préparé un diaporama de photos de Justin qu'on a projeté sur le grand mur blanc. Une façon de lui dire au-revoir, une façon de lui dire qu'on l'aime même s'il quitte Saigon pour Osaka un peu aigri, un peu fatigué de tout ce qu'il n'a pas pu faire ici. Séquence émotion ! Merci à Tsering, Sandrine et Patricia pour les photos.

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Ambiance cosy à l'étage

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Préparation des rouleaux de printemps

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Vue des escaliers 1

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Vue des escaliers 2

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Huyen, Justin et Karen

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Anna, DJ Beton

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Justin, Antoine

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Tsering, Delphine

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Sylvain, Karen

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Emilie, Gulschan, Tam, Sam

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Olive, Eliot

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Une heure du matin, c'est fini…

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