Đẹp quá ! [mes années vietnamiennes]

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lundi 28 janvier 2008

Không dược !

Je sais, je n'écris pas beaucoup en ce moment. Je vais bientôt fêter mes deux ans à Saigon, et par la même occasion les deux ans du blog. Ça fait long deux ans de blog et je commence un peu à fatiguer mais quand j'évoque l'éventuelle possibilité d'arrêter, une foule de fans enragée s'élève contre moi en me disant que ce n'est pas possible, les Vietnamiens diraient : « Không dược ! », expression que j'emploie très souvent. Et en réfléchissant, je peux toujours trouver quelques anecdotes rigolotes de mon quotidien vietnamien qui ne me surprend plus vraiment quoique. Je pourrais par exemple faire un billet sur le port du casque obligatoire depuis le 15 décembre accompagné de quelques photos insolites car une nouvelle mode est lancée depuis ce jour. D'abord les coupes de cheveux ont changé, rapport au casque qui aplatit les tignasses brunes. Finies les coupes à la brosse pour les garçons. Et pour les filles, un nouveau modèle de casque a vu le jour : un casque, qui ne doit pas protéger grand chose en cas de chute selon les normes occidentales, en forme de chapeau avec des fleurs bien sûr et beaucoup de rose avec de larges rebords sur les côtés. On peut aussi trouver toutes sortes de tissus fleuris qui s'attachent autour du casque pour protéger du soleil j'imagine, comme avant, et pour faire joli ! J'adore ce Vietnam qui s'adapte à toutes les situations qu'on lui impose.
J'ai aussi oublié de vous parler d'un déjeuner fort, fort sympathique à Phnom Penh avec Pascal Lemaître et son épouse franco-khmer, Manou. Pascal est illustrateur, belge. On s'est rencontré à Bayard il y a fort longtemps. Manou est chorégraphe. Ils sont venus au Cambodge pour un projet de danse avec des danseurs khmers. On s'est retrouvé dans leur hôtel un samedi matin très ensoleillé, il y avait aussi Caro, Clo et Dom. Et avec Pascal, on a parlé des derniers potins de Bayard, entre autres choses, et de tous les gens qui m'embrassent là-bas, oh ! Dans le même genre, le service culturel de Saigon a invité Marcelino Truong a participé à quelques ateliers et autres conférences dans le cadre d'un concours autour de la langue française. Un grand merci à Jany (attaché culturel) qui sait combien j'aime le travail de Marcelino et qui sait aussi qu'on est pote ! Donc, officiellement, je suis chargée de m'occuper de Marcelino quand il viendra en mars, on peut dire ça comme ça ! Tous les deux, nous serons membre du jury de ce fameux concours lancé dans le cadre de la semaine de la langue française. Les participants, lycéens souvent, écriront un texte dans lequel doivent figurer au moins cinq mots placés sous le le signe de la rencontre : apprivoiser, boussole, jubilatoire, palabre, passerelle, rhizome, s'attabler, tact, toi, visage. Ensuite, ils devront créer une couverture ou quelques images en travaillant particulièrement le rapport texte-image. Et qui est la spécialiste du rapport texte-image en Asie du Sud-Est ? C'est moi ! Tout naturellement, Jany m'a demandée de participer à la bonne marche du concours en ce qui concerne la partie image. Alors, samedi matin, je suis allée faire un petit talk à l’Idecaf pour expliquer aux participants comment ils pouvaient mettre en image leur texte qu'ils n'avaient pas encore écrit d'ailleurs. Ils étaient sages comme des images, je n'ai pas trop su s'ils avaient aimé ou pas mon « talk », on verra bien quand ils enverront leurs images. Bref, c'est quand même la première fois que je travaille à Saigon dans mon domaine, je suis assez contente même si l'ambiance au service culturel n'est pas très joyeux…
J'ai encore oublié de vous parler de la venue en décembre dernier de Rachid Ouramdane, chorégraphe contemporain français, qui prépare un spectacle aux Abesses avec Aldo Lee, faiseur d'images, en mars autour de la mémoire, de notre mémoire à nous les Viet Kieu... mais ça mérite sans doute un billet en entier et en particulier.
Je prépare ma prochaine formation à Battambang le 4 février. Enfin c'est plutôt, Hélo et tout le Sipar qui préparent des belles maquettes que je vais soumettre aux mêmes stagiaires que la dernière fois. Pendant qu'ici le grand Têt se prépare et je ne suis pas mécontente de quitter Saigon à ce moment-là. Les gens commencent à faire d'énormes courses dans les supermarchés, il y a une gigantesque euphorie, c'est un grand moment pour les Vietnamiens. Moi, je ne me sens pas toujours vietnamienne ! Enfin, vous savez, les grandes fêtes obligatoires, bof, bof !
Et puis, pour être très honnête, pour vraiment parler de mon quotidien, il faudrait que j’évoque notre colocation qui va très, très mal (mais de mon point de vue seulement, pas celui de mon roommate). Je ne peux pas entrer dans les détails simplement dire que j'ai envie d'habiter seule et que nous cherchons une solution. En attendant, je suis allée squatter chez Bertrand et Sandrine une semaine dans leur bel appartement tout blanc avec mezzanine qui m'a fait cruellement penser à mon appartement parisien. C'était bien. Et très régulièrement, je m'enfuis de la maison. Parfois, le moral chute ! C'est quand même important de se sentir bien chez soi.
Et puis, merci à tous pour vos bons vœux d’Europe, tous, tous très chaleureux.

mercredi 23 janvier 2008

Sous la douche !

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C'est aussi comme ça que je vois 2008. Merci à Emile et Catherine !

dimanche 20 janvier 2008

Petits pas de danse…

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par Jean-Fran, trop joli, merci !

jeudi 17 janvier 2008

Saigon, Saigon, Saigon !

Me voici de retour à Saigon après quelques jours de travail au Sipar. Je crois qu'on a bien avancé sur les imagiers avec Visoth et Ratha, deux illustrateurs khmers, qui vont avoir la chance de publier un livre bientôt, je l'espère ! L'idée (au risque de me répéter) c'est que le Sipar a décidé d'éditer deux des imagiers que nous avons travaillé en formation. Mon boulot est de continuer à former Visoth et Ratha en ce qui concerne la maquette sur Xpress (petit retour en arrière sur PC, en anglais avec un clavier querty, pas facile !), de les aider à faire les couleurs sur l'ordi (pas facile non plus !), et de concevoir quelques pages comme la couverture et les pages de garde. Parfois je me demande à quoi ça sert tout ça dans un pays qui manque cruellement de tout, de livres, certes, mais de tellement d'autres choses, et en mêmte temps, je l'aime vraiment ce boulot. Et j'en profite parce que le projet Valéase qui finance en grande partie mes formations se termine, en tous cas, est en train de se terminer cette année. J'ai encore envie de remercier Clo et Dom qui m'accueillent toujours avec chaleur et naturel dans leur joli appartement à Phnom Penh. On revoit les amis du nouvel an, on fête l'anniversaire de Clo, Caro me rejoint pour un week-end très shopping… Et puis j’essaie de trouver le temps d'écrire pour en raconter davantage mais voilà, je retrouve les potes de Saigon et tous les potins et autres nouvelles qui vont avec, et qui brunch ce midi accompagné d'une petite manucure-pédicure pour Caro, Ilda, Chico et Jennifer (une autre copine de Sam du Canada qui habite à la maison) sous le soleil dans le patio, qui dîner de départ de Caro qui s'en va à Taiwan, qui apéro le lendemain pour Caro chez Sandrine et Bert qui ne pouvaient pas venir la veille et qui préparent leur départ en Corée pour une semaine, et qui toujours un petit truc à faire dans la maison, tout ça, tout ça !

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Caro, Anna pour un week-end à PP

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Brunch du jeudi comme on en fait trop rarement à Saigon

samedi 5 janvier 2008

Nouvel an à Kep

Vendredi 28 décembre, je décolle pour Phnom Penh en avion, une petite heure de vol à peine et nous arrivons. Le chauffeur de taxi qui me dépose chez Clo et Dom parle un vietnamien très compréhensible, on papote, on papote ! Et je suis toujours très bien accueillie dans le joli appartement de Clo et Dom, la grande terrasse est bien aménagée maintenant, on s'y sent chez soi. Le lendemain ni trop tôt ni trop tard, nous partons vers Kampot rejoindre tout plein d'amis que je ne connais pas, que Clo et Dom ne connaissent pas non plus d'ailleurs. Nous nous arrêtons pour le déjeuner dans un très joli petit resort tenu par des Français, « Les Manguiers », le long du fleuve où l'on peut se baigner, entre la mer et les montagnes. Je serais bien restée là moi, mais tout était complet pour le 31. Et progressivement, tout le monde arrive... A table, nous serons dix-sept : Raphita, Philippe, Guilain, Elisabeth, Pierre, Monique, Etienne, Véro, Clo, Dom et tout plein d’enfants, Kemra, Sovann, Juliette, Marie, Matthieu, Sophie. Déjeuner délicieux pendant que les enfants se baignent en sautant du ponton, toute petite sieste, belotte et rebelotte. Notre hôtel est à Kep, à quelques kilomètres de là, près de la frontière du Vietnam. Là, nous retrouvons un autre couple avec trois enfants : Olivier, Delphine, Ella, Basile et la petite Anouk. Ce sera donc un week-end à treize adultes et neuf enfants mais tout se passe très bien dans une ambiance vraiment très chouette ! Le lendemain, nous partons voir le Bokor, un parc naturel en haut d'une montagne de mille mètres où les Français d'antan aimaient aller se reposer et prendre l'air frais. Le chemin pour monter en voiture est un peu long et peu confortable mais là-haut, c'est assez magique et surtout fantomatique. Volées sur le net, quelques impressions de l'endroit : « Pour monter au Bokor, il faut traverser une jungle épaisse et silencieuse, à l'ombre de palmes, de fougères et d'arbres géants. A l'arrivée au sommet de « la bosse du zébu », le spectacle fait digérer les insectes que l'imprudent touriste, bouche bée, a engloutis : plateau désolé d'un beau vert tendre, parsemé de ruines recouvertes d'un lichen orangé. Ici, le roi Sihanouk avait aussi sa résidence éclatée en petites villas enfouies sous les herbes hautes. Mais le plus étrange est cet hôtel abandonné à l'extrémité d'une vaste étendue. Sa masse imposante est à la mesure du défi que s'était lancé les Français, en 1917, persuadés de tenir avec le Bokor, un lieu de villégiature et de plaisir en altitude où afflueraient, de toute l'Indochine, les fonctionnaires en mal d'air pur. Cela durera jusqu'à la guerre, mais, en 1975, les Khmers rouges ont occupé les lieux. Et ce n'est que très récemment, en 1997, qu'ils ont rendu au Bokor sa liberté. A contre-jour, le Bokor Palace est comme un mirage flottant en suspension au bord de la falaise. Fenêtres, portes, décors et mobiliers ont disparu. Mais sa carcasse sombre est presque intacte et la vanité de la société des grands hôtels indochinois partout omniprésente : dans la salle de bal dont le sol mouillé par les pluies offre un miroir à l'architecture imposante, dans les étages, les couloirs, et sur les multiples terrasses d'où la vue se devait d'être à jamais imprenable. Avec, d'un côté, la plaine et au loin le golfe de Siam, et, de l'autre, de vastes étendues d'herbes d'où émergent quelques incongruités de l'histoire comme cette église catholique, elle aussi abandonnée, juchée sur un monticule. »
Le lendemain matin, nous partons en barque vers l’Ile du Lapin, en face de Kep. Tous les jours, nous mangeons du crabe délicieusement préparé avec du poivre de Kampot, nous profitons de la piscine, nous jouons au tarot, et puis avec tout ce petit monde qui s'entend bien, ça discute dans tous les coins ! Et le 31, nous sortons des valises traditionnels fois gras et champagne. L'hôtel nous a préparé un dîner spécial. Raphita a acheté des feux d'artifices (nous devrons payer une taxe car c'est interdit ici). Les copains sortent leurs trompettes et guitare, et puis, la fête khmer commence : musique très, très forte, bières à volonté. On danse pied-nus dans le sable autour d'une table en faisant des petits mouvements avec les mains, façon khmer. Voilà, 2007, c'est fini !

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Aux « Manguiers », nous ne resterons que pour le déjeuner…

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… dommage, la vue est bien jolie !

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Notre hôtel, le confortable « Champey Inn » à Kep

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Tout près, la mer, mais pas de plage...

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Arrivée au mystérieux Bokor

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Un petit morceau de la colo

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L’église

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Le casino comme ils l'appellent

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Pique-nique au Bokor : Raphita, Sovann, Kemra

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En voiture de Kampot à Kep

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Départ pour l'Ile du Lapin

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La traversée est courte mais on arrive trempé !

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Basile, Sophie

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Ainsi s'achève 2007…

vendredi 28 décembre 2007

Chúc mừng năm mới 2008 !

Déjà 2008 qui arrive, si vite, trop vite... De toutes façons, c'est comme ça ! Pendant que les potes de Saigon vont passer le nouvel an à Con Dao, un peu comme l'année dernière finalement, je file à Phnom Penh cette après-midi. Et demain matin, Clo et Dom m'embarquent à Kep au bord de la mer avec d'autres copains que je ne connais pas. Et puis, le 2 janvier : du boulot au Sipar pour bien commencer l'année.
Je pense à vous… Et je vous souhaite une très belle année 2008 !

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Les toits de mon Saigon en ces derniers jours de l'année…

mercredi 26 décembre 2007

C’était Noël...

C'était Noël, deuxième Noël à Saigon, c'était son lot de guirlandes et de lumières partout dans la ville, des milliers de Vietnamiens sur leurs motos qui vont je ne sais où avec leurs casques flambants neufs sur la tête, casques qu'ils ne quittent plus même quand ils s'arrêtent ou quand ils marchent dans la rue depuis le 15 décembre. Il fait chaud, ça ne ressemble pas à Noël et c'est tant mieux. On a mangé du fois gras et plein de chocolat chez Delphine, j'ai eu mal au ventre, plus l'habitude. Noël, c'est aussi des surprises, notamment un paquet qui est arrivé presque tout seul, accompagné d'une jolie histoire que je me permets de citer avec l'autorisation de son auteur. Merci JK...
« Jeudi dernier, j’allais à petits pas pressés rue Coquillière porter un paquet pour toi. Je devais le remettre à une madame C. dont la fille allait partir le lendemain vers Saigon. Il faisait froid. Je longeais le forum des Halles à la sortie du RER Sainte Eustache imposante au bord de la minuscule rue du Jour. Des restaurants prêts à accueillir les noceurs de fin d'année avec leur bordure de sapins habillés de rubans rouges. Tout à coup je pense que je n'ai même pas eu le temps d'enrubanner les petits cadeaux dans mon sac. J’entre dans un bureau de tabac et j’achète les moins moches papiers et rubans, plantés dans un pot entre les billets de loterie du nouvel an et les derniers paquets de cigarettes, avant la fin de la fumée publique. Dans la rue Coquillière, c'est encore le vieux Paris des petites boutiques pas trop chics où les concierges ont l'accent parigot. Mais derrière les portes de chêne, marteau cuivré et double code de sécurité, on ne trouve pas vraiment le titi de Paris. Quand je sonne, une voix méfiante me demande : « C'est pour quoi ? » Je me présente comme la livreuse du paquet attendu pour la maman de Caro (qui est en fait une amie de la fille de Madame C.). Ça me donne le droit de monter jusqu'au quatrième étage en essayant de ne pas me prendre les pieds dans le tapis de velours car l'ascenseur grincheux ne m'inspire pas confiance. Je sonne et, dans la porte à peine entrouverte, je vois une vieille dame qui assure la chaîne de protection, en tendant la main pour prendre ce que j’ai à lui remettre. Je prends mon souffle et je dis : « Je voudrais rendre mes paquets un peu plus jolis, et je viens d'acheter ce qu'il faut pour ça. Un paquet qui va aller si loin pour dire que c'est Noël là-bas aussi, mérite bien quelques soins. Et celle qui va le recevoir si loin vaut bien ça. Je ne voudrais pas vous déranger, mais j'aurais besoin d'une table pour arranger mes papiers-rubans. Je travaillais, je n'ai pas eu le temps de le faire avant. » Silence… Je crois un moment que la porte va se refermer. Je me sens un peu bête avec mes bouts de ficelle et mon scotch. Mais non, la vieille dame laisse tomber la chaîne. J'entre, je me présente. Elle m'explique qu'elle est seule, et veuve depuis trois mois, et triste, et méfiante, et qu'elle ne parle plus à personne. Elle m'apporte des ciseaux. En coupant-collant, je réponds à ses questions. Je suis qui ? Tu es qui ? Ah, oui, Bayard, elle y a abonné tous ses petits-enfants. Ah, le Cambodge, du temps où elle voyageait avec son mari ! Elle a tellement de livres de voyages qu'elle ne sait plus où les ranger dans son appartement vieillot, plein de bibelots. Elle sort une nappe brodée, elle va faire du thé, elle apporte des sablés à la cannelle. Son regard brille quand elle me parle de ses années lycée à Quimper, car elle est bretonne et allait le dimanche à Pentrez et à Pors ar Vag. Une heure après, il fait déjà nuit, elle n'en revient pas de n'avoir pas vu le temps passer. Avec un air triste elle soupire : « Je ne sortirai plus d'ici, rien ne va plus m'arriver maintenant. » Et je lui dis : « Ce n'est pas tout à fait vrai, on vient de faire le tour du monde en passant par la Bretagne, et vous ne me connaissiez même pas il y a une heure. Avec l'esprit ouvert, tout peut arriver, même ce que vous n'arrivez pas à imaginer. » Elle m'a raccompagnée à la porte, en disant que c'était vrai, elle avait encore des tas de choses à faire, et tout compte fait, elle pouvait encore descendre l'escalier. Quelle bonne idée, ce paquet ! Bonne fin d'année à toi, et des tas de surprises pour la 2008 qui arrive. Bisous. JK »

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Et juste avant Noël, quelques jours improvisés à la mer...

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dimanche 9 décembre 2007

Mystic river

Samedi matin, je me lève tôt pour aller en ville en xe om prendre un des bateaux de Benoît, dit Ben, français marié à une Vietnamienne, qui a monté son affaire à Can Tho : un restaurant à quai, plusieurs très beaux bateaux pour belles croisières sur le Mékong. J'embarque sur le Mystic, très joliment décoré pour un spécial buffet-petit déjeuner franco-viet abondant, avec quelques touristes français. Je réalise que ça fait bien longtemps que je n'ai pas voyagé avec des touristes, et je réalise aussi que je déteste ça, j'avais oublié ! Je fais un peu ma sauvage solitaire et je reste dans mon coin à savoir assise à une jolie table en attendant d'aller me goinfrer au buffet. L'équipage du bateau est super gentil et m'accueille comme une invitée particulière (attention, expat et touriste, ce n'est pas pareil !). Nous naviguons très doucement sur le Mékong, et cette fois, ce n'est pas les Vietnamiens qui me regardent comme si j'étais une extra-terrestre, ils ont l'habitude des occidentaux sur les bateaux qui prennent des tonnes de photos sans vraiment prendre le temps de regarder, non, ce sont les autres touristes (il y en a pas mal en cette haute saison qui commence à la fin de la saison des pluies) qui, eux, naviguent sur des petites barques ou des bateaux conforts mais pas très beaux. C'est vrai que le Mystic, c'est assez grand luxe (bien que le tarif soit tout à fait abordable pour un excellent petit déjeuner, merci Ben !). Mais au milieu de ses maisons sur pilotis qui menacent de s'écrouler au moindre coup de vent, je ne suis pas toujours très à l'aise. Nous accostons pour aller visiter une usine de fabrication de je ne sais pas quoi d'ailleurs, mais là encore, je fais ma sauvage et je reste sur le pont au soleil, discret ce jour-là. Je discute en français avec un des guides vietnamien qui accompagne un petit groupe de touristes. Nous sommes à des milliers d'années lumière l'un de l'autre, et ça en devient drôle. En bateau, nous passons presque devant la maison de Yannick et Hanh et je lui explique que j'habite ici. Il me dit : « Mais c'est un convent là, ah, vous habitez au couvent ? » Effectivement, la maison de Yannick et Hanh se trouve tout prêt du couvent mais, non, je n'habite pas au couvent. Et le guide ajoute : « Mais pourquoi vous n'habitez pas dans un hôtel en ville ? C'est mieux, non ? » Et non, ce n'est pas mieux ! J'essaie de lui expliquer mes projets d'édition à Saigon alors il me dit d'abord : « Ah, vous achetez du papier au Vietnam et vous le distribuez en France ? » Heu, non, pas tout à fait ! Et il ajoute : « Ah, oui, je comprends, vous êtes fonctionnaire et vous travaillez pour le gouvernement français. » Heu... La conversation continue mais je crois que j'aurais du lui dire que j'étais prof de Français ! Enfin, ce n'est pas grave, on échange quoi ! La croisière est, hélas, un peu courte et nous retournons vite sur le quai. Je me balade dans le centre, j'aime bien Can Tho. Et je décide de rentrer en bateau avec un couple viet super mimi. Ben voilà, dans ma petite barque, je suis enfin tranquille et passe inaperçue ! En fin de journée, je repars à l'aventure (tout est très relatif bien sûr), je me perds un peu en voulant retrouver un joli endroit où j'avais déjà été dans le coin. La nuit tombe vite et je passe au marché après le pont super bruyant de Cai Rang. Il y a une animation folle dans ce marché extérieur, on trouve de tout : vêtements, chapeaux, chaussures, culotte à 2.000 dongs (petit rappel : 1 euro = 23.000 dongs), vaisselles, marchands de la lot (c'est super bon le la lot, c'est une herbe très parfumée qu'on enroule dans du bœuf sur des brochettes), gâteaux, excellents sandwichs au porc laqué. Un grand écran tv est installé sur le côté avec tout plein de petites chaises en plastiques. C'est la sortie en famille. L'ambiance est bien marrante, je passe un long moment à discuter avec les marchands. Il fait nuit, on ne remarque pas tout de suite que je suis une étrangère ! Je sais, je fais souvent allusion à cela parce que ça me pèse souvent d'être une étrangère.

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Croisière sur le Mystic

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En ville, il reste des écrivains publics.

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Ambiance « Fnac le samedi au rayon BD » chez Fahasa

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Je crois que c'est pour faire des photos de mariage !

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Retour en barque

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Voilà...

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Arrêt au marché près de la maison

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Avant le marché de nuit, pause dans un cimetière

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Un grand merci à Yannick, Hanh et Petit Paul...

vendredi 7 décembre 2007

Petite retraite dans le Mékong

Fatiguée de Saigon, très fatiguée de Saigon, en ayant aucune envie d'aller toute seule à la plage, je décide de m'enfuir quelques jours dans le delta du Mékong. Direction : Can Tho. Jeudi matin, à huit heures pétantes, je prends le nouveau « speed boat » qui relie directement Saigon à Can Tho sans aucun embouteillage, bien sûr. Comme son nom l'indique, c'est un bateau rapide, il mettra exactement trois heures vingt pour arriver à bon port. Ce n'est pas le meilleur moyen (très très peu écologique) de visiter le Mékong mais j'ai beaucoup aimé ce voyage, cheveux au vent, moteur dans les oreilles, à fond la caisse, ce qui est en totalement en contradiction avec la lenteur et la tranquillité du Mékong. Le trajet est à dix dollars, ce qui n'est pas bien cher mais tout de même le double voire le triple du tarif en bus, nous n'étions donc que quelques touristes et hommes d'affaires vietnamiens en costume et cartable. A l'arrivée à Can Tho, j'attends que Yannick vienne me chercher. Yannick, je ne le connais pas, j'ai trouvé son contact sur le net en tapant : maison d'hôtes dans le mékong. Il y a quelques années, Yannick, grand Lilois aux yeux moqueurs, et sa charmante épouse vietnamienne, Hanh, ont construit une maison dans les environs de Can Tho pour eux mêmes et leur famille de passage. Mais comme il n'y avait pas assez de famille de passage justement, alors ils ont fait une maison d'hôtes. On y est reçu comme des amis, comme de la famille, on s'y sent comme chez des amis. La maison est grande et à ma disposition, ma chambre est neuve et propre, lumineuse et... silencieuse. C'était ça pour moi le plus important, le silence. Yannick loue des motos, des vélos, organisent des virées sur le Mékong. Dès mon arrivée, je file au marché juste à côté grignoter un petit truc, les prix sont deux fois moins chers qu'à Saigon environ, vraiment, vraiment rien du tout. Bien sûr, je ne passe pas inaperçue, les étrangers sont peu nombreux dans ce quartier très populaire. Tout le monde rigole en me voyant passer, en tous cas, s'interroge et quand je bredouille quelques mots de vietnamien, ça leur fait encore plus bizarre. Bref, je serais toujours une étrangère, quoiqu'il arrive mais j'ai vraiment du mal à me mettre ça dans la tête. Chez Yannick et Hanh, il y a une autre chose très importante dont j'avais besoin : internet. Parce que l'idée c'était d'être au calme, non pas complètement coupée du monde, faut pas déconner ! Et chez Yannick, il y a le wifi. C'est dont un peu le bonheur, encore une fois ! En fin de journée, je me balade à pied dans les petites rues qui longent le Mékong, la lumière est magnifique, j'adore ! Le soir, je cherche un coin tranquille pour dîner (Yannick et Hanh peuvent faire à manger dans leur maison mais pas pour une personne seulement et je suis la seule invitée ces jours-ci). Je ne trouve que des cafés dans les rues et je comprends que pour manger il faut aller sur la nationale, terriblement bruyante, avec d'énormes camions qui passent en claxonnant. Tant pis, heureusement, le poulet grillé est délicieux ! Le soir, je regarde un bout de la saison 5 de « 24 hours ». Et je passe une nuit toute douce. Le lendemain, Yannick et Hanh ont préparé le petit déjeuner : thé, jus d'orange frais, viennoiseries, yaourt. On échange à propos de nos vies au Vietnam. Ça sent les vacances, je sens que je ne vais pas beaucoup travaillé pourtant j'ai amené des trucs pour préparer les formations de PP. A midi, je vais en ville, j'ai rendez-vous avec Nathan, un ami de Facebook from USA (que je rencontre pour la première fois). Il est prof d'anglais à l'université de Can Tho. Il arrive avec son vélo top moderne, on déjeune dans une petite cantoche pour touristes au bord de l'eau. Sympa. Il commence à faire très chaud et mon chapeau est resté à Saigon. Je rentre en xe-om à la maison me rafraîchir et écrire ce billet. Mais il est bientôt quatre heures, il faut profiter de la lumière du jour. Je file emprunter un vélo à Yannick et hop, hop, re-balade au bord du Mékong. Elle est pas belle la vie ?!

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Sur le speed boat, nous quittons Saigon...

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Sur le petit pont du bateau

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Nature-Mékong, chez Yannick et Hanh

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La maison toute neuve

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De la fenêtre de ma chambre

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Au marché

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Aux alentours de la maison à pied ou en vélo

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jeudi 29 novembre 2007

Statistiques

Sans commentaire, voici quelques-unes des recherches google les plus récentes qui ont atterri sur mon blog :
- la belle journée musique ricoré
- vélo électrique asama
- déménagement bayard
- la saison des pluies des Vietnamiens
- je suis français d'origine vietnamienne
- photo école anne frank à bois guillaume
- intoxication paté vietnamien
- marguerite duras vodka
- le phare sur le vélo en quelle année a-t-il inventé
- blog soirées trop arrosées entre filles

mercredi 28 novembre 2007

Tu vas au Salon ce soir ?

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Ce soir, c'est l'inauguration du Salon du Livre de la Jeunesse à Montreuil, un moment que j'aimais beaucoup quand je commençais à connaître tout le monde. Vous auriez bien quelques anecdotes ? En attendant, j'écoute les infos de France2 sur le net, ça fait pas très, très envie tout ça ! Ah, oui, les sapins de Noël. Mais nous aussi, on a des sapins de Noël à Saigon, sans doute en plastique. Et je dois avouer que les décorations s'améliorent. C'est presque sobre parfois et joli, autrement dit « dep qua ! ».

lundi 26 novembre 2007

The Bao Loc project

Il y a quelque temps sur le pas de la porte, je reçois une lettre du collectif d'artistes à Saigon albb (a little blah blah). Les boîtes aux lettres sont rares dans ce pays, ce n'est pas très grave sauf bien sûr quand il pleut et que les lettres sont mouillées sur le sol. Bref, albb nous invite à un événement artistique à Bao Loc sur la route de Dalat à quelques heures de bus de Saigon. Quelques heures dans ce cas précis signifie entre quatre et cinq heures à l'aller et la même chose au retour, et ce, dans la même journée, ça fait beaucoup. Caro insiste pour que je l'accompagne et j'accepte finalement à condition que nous partions le samedi pour éviter tant de route dans la même journée. Samedi après-midi, nous partons donc avec notre petit balluchon pour la nuit en direction de la gare des bus tout au nord de Saigon. Nous avions été très mal renseignées sur les horaires des bus, le départ est déjà retardé de deux heures. La gare des bus est gigantesque, bruyante, impressionnante. Une fois les billets achetés, nous attendons un agent de Mailing (la compagnie des bus) qui nous accompagnent rejoindre le mini-van de seize places qui nous amènera à bon port (nous l'espérons). Comme souvent, il y a très peu d'occidentaux et nous faisons le succès de tous. Le bus est tout petit et, comme toujours, la radio est à fond mais vraiment à fond, et presque pendant tout le trajet qui dure un peu moins de cinq heures. On papote avec un jeune étudiant viet qui chante aussi dans les bars à Saigon, rigolo le gars. Et dans la nuit noire, vers neuf heures, nous arrivons à Bao Loc. On imagine quelques montagnes au loin dans cette ville qui semble sans grand intérêt à cent kilomètres de Dalat. Avec la liste des hôtels que albb nous avait donnés, nous arpentons la rue principale. Il fait super froid, si, si. Tout le monde porte des doudounes et des bonnets. Dans mes tongs, j'ai les pieds gelés (oui, j'exagère un peu mais je mettrais bien des chaussettes) ! Il y a tout plein d'hôtels mais ce qu'ils appellent des mini-hôtels et la plupart sont complets. On nous regarde comme si nous étions des extra-terrestres. Nous finissons pas trouver un petit truc pour se loger sans charme mais propre, tenu par un Vietnamien qui parle l'Allemand, pourquoi pas, ça tombe bien, Caro parle l'Allemand ! J'ai toujours froid aux pieds, drôle de sensation ! Et nous nous écroulons en quelques instants sous les couvertures (c'est la première fois depuis que je suis ici que j'utilise une couverture !). Au petit matin, par la fenêtre, on découvre au loin les montagnes. C'est beau sous un soleil radieux. On va manger une petite soupe aux nouilles chinoises en face de l'hôtel chez un monsieur qui, lui, parle Français. Et on organise avec lui un petit périple pour aller voir une cascade et un temple. Deux xe-om nous embarquent après de difficiles négociations. La route est magnifique dans les plantations de café (c'est la spécialité de Bao Loc : le café). Et nous arrivons à la fameuse cascade qui n'est autre qu'un parc d'attraction du dimanche dont raffolent les vietnamiens : un lac, des pédalos, des hamacs, des bars, des restaurants, un camping. Celui-ci est vraiment très propre ce qui n'est pas toujours le cas. Et la cascade où nous ne pouvons pas nous baigner, ce n'est pas tellement le genre du pays. Il y a même un escalator pour aller voir les singes (c'est écrit dans le prospectus). Nous prenons l'escalator mais nous ne verrons pas de singe ! Sur la route du retour, nous visitons un très joli temple qui n'a pas l'air très vieux dans un joli jardin à la française tout bien rangé et, enfin, nous arrivons dans les entrepots de Acom, producteur de café, où se déroule The Bao Loc project. A l'heure où nous arrivons avec Caro, une heure, les invités ne sont pas encore là, seulement les participants et leurs amis, quelques rares têtes connues. Une immense tente est installée pour le buffet, au fond, un DJ, musique déjà à fond. A l'entrée, un gigantesque entrepot où sont présentés les expos photo, installations parsemés d'énormes sac de café. Franchement, l'ensemble de l'expo n'est pas géniale. Le thème : Bao Loc. En réalité, nous comprenons assez vite qu'il s'agit d'une grande fête pour les employés de l'entreprise Acom, tout tourne autour du café, des photos des employés qui commencent à arriver en masse. Des tonnes d'enfants arrivent aussi en uniforme bleu avec leurs casquettes. C'est une sorte de grosse kermesse du dimanche. C'est assez drôle mais on se demande un peu ce qu'on fait ici avec Jany qui arrivé avec le bus du matin. Les discours, assez longs et forts dans le micro, commencent et le buffet s'ouvre enfin. Voilà, on mange, on boit un verre de vin de Dalat (vraiment pas bon quand même), on se gave de ché (sorte de boisson-dessert avec plein de trucs de couleur dedans, délicieux)... et puis on attend un peu que le temps passe. Vers quatre heures, les Vietnamiens commencent à prendre de sérieuses couleurs dues à la bière et, par endroit, ça dérape un peu. Et le bus nous ramène vers cinq heures à Saigon. On mettra encore presque cinq heures pour arriver, complètement ratatinés. Le chauffeur du bus conduit vraiment comme un fou, freine brusquement avant de doubler, on fait des bonds pendant tout le voyage : c'est épuisant physiquement et nerveusement. Mais, c'était un drôle de week-end ! A Saigon, tout va bien, le typhon prévu n'est pas passé par là, tant mieux.
Le lendemain lundi, nouveau rendez-vous avec un nouveau docteur, osthéo. Il est temps que je m'occupe de ce dos malade depuis tant d'années aussi. Un charmant docteur, viet kieu, s'occupe de moi, me manipule dans tous les sens. Comme il dit, tout se passe dans le petit bassin (le Crohn, la hernie discale, l'endométriose), donc c'est par là que nous allons travailler. Il insiste plusieurs fois et me demande : "Mais qui vous a opéré de cette hernie discale il y a vingt ans ?" en sous-entendant que ce n'est pas des choses qui se font, surtout sur des patients de quinze ans, à peine finis. Et oui, ce n'est pas la première fois qu'on me dit ça. Pour le reste, les analyses sont bonnes, une toute petite anémie pourrait expliquer cette grosse fatigue. Donc, tout va bien, en tous cas, je suis bien prise en charge avec tous mes nouveaux docteurs !

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Les montagnes de Bao Loc

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Dans le couloir de notre hôtel

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Soupe de nouilles chinoises du matin

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Chez le marchand de soupe

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En route pour la cascade !

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La cascade (dont j'ai oublié le nom)

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Là, nous allons prendre l'ascenseur.

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Caro avec son xe om près du temple (dont j'ai aussi oublié le nom)

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The Bao Loc project

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mardi 20 novembre 2007

Il fait beau et chaud !

J'ai été un peu patraque toute la semaine. Je pense à une mini-intoxication alimentaire après le restau thaï livré chez Sandrine et Bert. Il est très bon mais, là, un truc pas frais ça arrive, je ne sais pas trop. Toujours est-il que, de toutes façons, je voulais aller faire une petite révision des presque deux ans sans voir de médecins (à part pour mes problèmes de dos). J'ai d'abord appelé un centre médical américain où je consulte mon sympathique acuponcteur italien mais je me suis dit que raconter mes histoires de santé en anglais, ça allait être un peu compliqué. Donc rendez-vous pris au CMI, un truc français, près de la cathédrale. Le médecin est jeune et sympathique. Moi, j'aime bien les médecins sympathiques sinon je ne me sens pas en confiance. C'est mieux s'ils sont bons médecins aussi, cela va sans dire. Il me rappelle que la maladie de Crohn est une maladie sérieuse, c'est vrai que je l'oublie parfois. Presque vingt ans à gérer cette maladie, on a envie de l'oublier et c'est vrai qu'ici, elle se ferait presque oubliée. Il me dit que l'imodium, c'est pas bon du tout en zone tropicale et encore moins dans le cadre d'un Crohn... Je vous passe les détails techniques, gloups ! Ma tension est assez basse. Et, il me dit cette petite phrase typique de l'expat en Asie : " Et ne vous amusez pas à aller manger dans les petites boutiques de rues !" Mon sang ne fait qu'un tour. Je peux rentrer en France si je ne peux pas manger dans la rue. Alors, je lui dis fermement cette autre phrase : "Vous savez, c'est dans les restaurants occidentaux que je tombe malade." Et je lui parle de cette excellente quiche lorraine du Parc, restau français chic et cher, ou alors de ce repas de Noël l'année dernière au Toit Gourmand, encore plus chic et encore plus cher, où nous avons tous été cloués au lit pendant deux jours. Et toc ! On fait quelques analyses. Mais ne vous inquiétez surtout pas, non, non !
A part ça, avec Caro, nous sommes allées écouter une lecture de René Char vendredi à l'Idecaf. La salle ne se prête pas vraiment à ce genre d'événement où nous aurions envie de quelque chose de plus cosy, le micro fait des drôles de bruit, l'éclairage au néon ne rend pas la lecture très agréable... mais le texte est bon, et les comédiens plutôt pas mal. Samedi, je vais acheter plein de vaisselle pour la crémaillère d'Olive, ça coûte tellement rien ici, c'est facile ! Et je me repose parce que : "I feel really like shit!" HIer soir, toujours avec Caro, nous allons à l'Opéra écouter un concert classique. Un jeune chef d'orchestre est venu faire travailler les Vietnamiens. D'après Jany, ça n'a pas été de tout repos mais ils s'en sortent pas si mal. Certes, ça manque de beaucoup de choses mais nous devons les encourager. Les cours de Français, quand Siriya ne les annule pas, se passent bien. Les cours de viet du mercredi aussi. J'ai retrouvé avec bonheur mon ancienne prof Van, elle vient une fois par semaine, c'est déjà ça. Et je prépare mes prochaines formations, nombreuses, pour le Cambodge en début d'année. Je croise Sam de temps en temps à la maison, assez rarement, c'est comme ça ! J'ai envie d'aller à la mer, ça doit pouvoir se faire. Ce matin, Hoa met la musique à fond mais jamais très longtemps : elle passe le tube "Happy nex year". Oh, non, pas déjà, on va en avoir pour au moins trois mois de ce morceau : "Happy new year, happy new year, la, la, la !"

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Première visite de Kim-Ly à la maison

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Bertrand sur la terrasse, chez Olive

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Kim-Ly et Manna

samedi 17 novembre 2007

Sauvée des eaux !

Je suis ravie que le gouvernement vietnamien s'intéresse à mon problème d'inondation pendant la saison des pluies mais je ne suis pas certaine que le problème sera réglé l'année prochaine. En tous cas, voici ce que j'ai pu lire dans la revue de presse hebdomadaire du Consulat que je reçois par mail toutes les semaines comme son nom l'indique. C'est une mine d'informations cette lettre, et souvent drôle ! Pour votre information (Saigon Giai Phong, 15/11/07) :
« Le vice-président du Comité populaire municipal, M. Nguyên Huu Tin, a organisé une réunion en urgence avec les services compétents de la municipalité pour résoudre les problèmes des inondations à Ho Chi Minh Ville. Depuis 1990, le niveau de la marée, enregistré à sept ponts d’observation différents de la ville, ne cesse d’augmenter régulièrement alors que la majorité des projets d’ouvrages publics contre les inondations en cours de planification n’intègrent pas les problématiques liées à la marée montante. Les inondations causées par le flux des eaux s’aggravent davantage au fur et à mesure du rapide développement urbain et des tendances de la montée progressive du niveau de la mer. La commission de prévention et de lutte contre les inondations de Ho Chi Minh Ville a suggéré un projet de construction de trois digues contre la marée d’une longueur de 200 km, dont deux digues sur la rivière Saigon et la troisième au niveau de l’arroyo Tra et du canal Xang vers la rivière Can Giuoc. Les investissements pour la première phase de construction sont estimés à environ cent millions de dollars. »

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