Đẹp quá ! [mes années vietnamiennes]

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 20 novembre 2007

Il fait beau et chaud !

J'ai été un peu patraque toute la semaine. Je pense à une mini-intoxication alimentaire après le restau thaï livré chez Sandrine et Bert. Il est très bon mais, là, un truc pas frais ça arrive, je ne sais pas trop. Toujours est-il que, de toutes façons, je voulais aller faire une petite révision des presque deux ans sans voir de médecins (à part pour mes problèmes de dos). J'ai d'abord appelé un centre médical américain où je consulte mon sympathique acuponcteur italien mais je me suis dit que raconter mes histoires de santé en anglais, ça allait être un peu compliqué. Donc rendez-vous pris au CMI, un truc français, près de la cathédrale. Le médecin est jeune et sympathique. Moi, j'aime bien les médecins sympathiques sinon je ne me sens pas en confiance. C'est mieux s'ils sont bons médecins aussi, cela va sans dire. Il me rappelle que la maladie de Crohn est une maladie sérieuse, c'est vrai que je l'oublie parfois. Presque vingt ans à gérer cette maladie, on a envie de l'oublier et c'est vrai qu'ici, elle se ferait presque oubliée. Il me dit que l'imodium, c'est pas bon du tout en zone tropicale et encore moins dans le cadre d'un Crohn... Je vous passe les détails techniques, gloups ! Ma tension est assez basse. Et, il me dit cette petite phrase typique de l'expat en Asie : " Et ne vous amusez pas à aller manger dans les petites boutiques de rues !" Mon sang ne fait qu'un tour. Je peux rentrer en France si je ne peux pas manger dans la rue. Alors, je lui dis fermement cette autre phrase : "Vous savez, c'est dans les restaurants occidentaux que je tombe malade." Et je lui parle de cette excellente quiche lorraine du Parc, restau français chic et cher, ou alors de ce repas de Noël l'année dernière au Toit Gourmand, encore plus chic et encore plus cher, où nous avons tous été cloués au lit pendant deux jours. Et toc ! On fait quelques analyses. Mais ne vous inquiétez surtout pas, non, non !
A part ça, avec Caro, nous sommes allées écouter une lecture de René Char vendredi à l'Idecaf. La salle ne se prête pas vraiment à ce genre d'événement où nous aurions envie de quelque chose de plus cosy, le micro fait des drôles de bruit, l'éclairage au néon ne rend pas la lecture très agréable... mais le texte est bon, et les comédiens plutôt pas mal. Samedi, je vais acheter plein de vaisselle pour la crémaillère d'Olive, ça coûte tellement rien ici, c'est facile ! Et je me repose parce que : "I feel really like shit!" HIer soir, toujours avec Caro, nous allons à l'Opéra écouter un concert classique. Un jeune chef d'orchestre est venu faire travailler les Vietnamiens. D'après Jany, ça n'a pas été de tout repos mais ils s'en sortent pas si mal. Certes, ça manque de beaucoup de choses mais nous devons les encourager. Les cours de Français, quand Siriya ne les annule pas, se passent bien. Les cours de viet du mercredi aussi. J'ai retrouvé avec bonheur mon ancienne prof Van, elle vient une fois par semaine, c'est déjà ça. Et je prépare mes prochaines formations, nombreuses, pour le Cambodge en début d'année. Je croise Sam de temps en temps à la maison, assez rarement, c'est comme ça ! J'ai envie d'aller à la mer, ça doit pouvoir se faire. Ce matin, Hoa met la musique à fond mais jamais très longtemps : elle passe le tube "Happy nex year". Oh, non, pas déjà, on va en avoir pour au moins trois mois de ce morceau : "Happy new year, happy new year, la, la, la !"

saigon_41.jpg
Première visite de Kim-Ly à la maison

saigon_42.jpg
Bertrand sur la terrasse, chez Olive

saigon_43.jpg
Kim-Ly et Manna

samedi 17 novembre 2007

Sauvée des eaux !

Je suis ravie que le gouvernement vietnamien s'intéresse à mon problème d'inondation pendant la saison des pluies mais je ne suis pas certaine que le problème sera réglé l'année prochaine. En tous cas, voici ce que j'ai pu lire dans la revue de presse hebdomadaire du Consulat que je reçois par mail toutes les semaines comme son nom l'indique. C'est une mine d'informations cette lettre, et souvent drôle ! Pour votre information (Saigon Giai Phong, 15/11/07) :
« Le vice-président du Comité populaire municipal, M. Nguyên Huu Tin, a organisé une réunion en urgence avec les services compétents de la municipalité pour résoudre les problèmes des inondations à Ho Chi Minh Ville. Depuis 1990, le niveau de la marée, enregistré à sept ponts d’observation différents de la ville, ne cesse d’augmenter régulièrement alors que la majorité des projets d’ouvrages publics contre les inondations en cours de planification n’intègrent pas les problématiques liées à la marée montante. Les inondations causées par le flux des eaux s’aggravent davantage au fur et à mesure du rapide développement urbain et des tendances de la montée progressive du niveau de la mer. La commission de prévention et de lutte contre les inondations de Ho Chi Minh Ville a suggéré un projet de construction de trois digues contre la marée d’une longueur de 200 km, dont deux digues sur la rivière Saigon et la troisième au niveau de l’arroyo Tra et du canal Xang vers la rivière Can Giuoc. Les investissements pour la première phase de construction sont estimés à environ cent millions de dollars. »

mardi 13 novembre 2007

Travelogue

flying_circus.jpg
« Travelogue » conçu et dirigé par Ong Keng Sen

C'est la troisième grosse mousson dans la maison ! L'autre jour, un vrai déluge. En fait, Olivier dit qu'il n'a plu tant que ça. C'est simplement les sous-sols de Saigon qui sont totalement remplis d'eau et n'ont pas le temps de sécher entre deux moussons, alors, ça déborde de partout ! Mais, là, contrairement à d'habitude, il y avait de l'eau dans tout le salon, pas beaucoup, juste quelques centimètres et dans ma chambre comme toujours. Je ne peux rien faire, alors, je vérifie que tout est bien à l'abri et je regarde l'eau monter sous mes pieds, la caisse du chat se met à flotter toute seule ! Les voisins passent de temps en temps voir si c'est pire chez moi que chez eux et on attend, tout le monde attend. Enfin, quand la pluie décide de s'arrêter, on commence à éponger. A croire que je m'habitue à tout ici, même aux inondations et avec Hoa, toujours présente avec ses balais et autres serviettes ultra-absorbantes, on rigole en disant : troi oi ! (ce qui signifie « mon dieu ! »). Il n'y a rien d'abîmé sauf les sacs de Chico et Ilda cachés sous l'escalier qui sont un peu mouillés, aïe, aïe. Le lendemain, ça bricole un peu deci-delà, à la maison, Trung installe une petite marche dans ma chambre, un truc parfait pour tomber ou se fracasser le petit doigt de pied si on ne fait pas attention ! Et le propriétaire, Mister Chinh, est censé réparer le toit, mais cela fait une semaine que je l'attend.
Vendredi soir, à Saigon, le Flying Circus Project de Theatre Works de Singapour propose plusieurs expos, rencontres, performances de différents artistes venus de part le monde. J'embarque Jean-Christophe de Phare Ponleu Selpak de Battambang de passage dans la ville à la galerie Quynh pour assister à « Superintense », des performances en effet super-intenses en particulier dans un contexte vietnamien. Rachid Ouramdane, pour ne citer que lui, s'avance doucement devant une assemblée assis sur les coussins de Wonderful. On ne voit pas son visage caché sous un masque noir et sous un casque de moto. Il fait des mouvements lents, sans musique ou très peu. Je suis absorbée par son travail et je pense à Matthieu et à son accident de moto : c'est comme un hommage que lui rend Rachid avec son costume de motard noir et blanc. Parmi les nombreux artistes, il y a aussi Meg Stuart, chorégraphe de Berlin, mais je n'ose pas lui parler. Le week-end, il y aura d'autres festivités organisées notamment par Wonderful District mais je file en bus au dernier moment à Phnom Penh pour quelques jours improvisés chez Clo et Dom, rejoindre aussi JK qui fait une formation d'auteurs au Sipar. Je commence à aimer Phnom Penh de plus en plus, c'est si calme en comparaison de Saigon, j'aime ses petits cafés et ses boutiques branchouilles pour occidentaux, il faut dire qu'il y en un paquet des occidentaux (trop ?). Au programme dans le désordre : petit dîner entre amis, petit-déjeuner pain-beurre-confiture chez Clo et Dom (encore merci à eux !), balade en bateau avec JK à la recherche d'un improbable restau sur l'autre rive, « Comme à la maison », « Elsewhere », jazz au « Miles », apéro saucisson-olive-pâté-vin rouge sur la terrasse, marché russe, projection de « Tampopo » film japonais de Juzo Itami, excellent, dimanche soir à la « Meta House » après un feu d'artifice pour l'anniversaire de l'Indépendance du Cambodge, si je ne dis pas de bêtises. Lundi matin, un petit tour au Sipar pour parler de nos différents projets d'édition et de formation pour 2008, et il y en a, et je repars en bus à Saigon. Que c'est long ce bus surtout avec une heure et demi de trajet en plus je ne sais pas très bien pourquoi. Le soir, dîner chez Sandrine, Bertrand et Kim-Ly avec Chico, Ilda et Olive, la famille quoi !
Mardi, en écrivant ce billet, j'attends Siriya, ma nouvelle étudiante qui apprend le français. Elle est thaïlandaise, mariée à un Français qui travaille ici. J'aime bien lui donner des cours, entre deux et quatre heures par semaine, c'est parfait. Et demain, mercredi, je reprends les cours de viet, enfin, avec mon ancienne prof Van qui travaille dans une autre fac mais qui veut bien venir à la maison me donner des cours comme au bon vieux temps. Ce matin, j'ai le dos tout fourbu après ce long trajet en bus, vraiment, il faut que je fasse du sport : bah !

pp_64.jpg
Sur la route en allant à PP

pp_62.jpg
Coktails de jus de fruits colorés

pp_61.jpg
Dom et Clo

pp_63.jpg
Promenade en bateau

pp_60.jpg
Au restau au bord de l'eau avec JK

jeudi 1 novembre 2007

Ne rien faire…

ricou_02.jpg
C'est ricou l'a fait ! Merci…

Ce matin…

Je ne suis pas toujours du matin, c'est connu, surtout quand j'ai bu quelques bières la veille ou quand je suis réveillée à quatre et demie du matin par un voisin qui passe le balai dans la ruelle. Dans un demi-sommeil, j'ai l'impression qu'il est dans ma chambre. Même si les Vietnamiens sont matinaux, c'est tout de même étonnant de passer le balai au milieu de la nuit. Ce matin, c'est Hoa qui me réveille pour le relevé du compteur d'eau dans le patio et dans ma chambre. La maison et ma chambre, sorte d'annexe donc, sont indépendantes, il y a donc deux relevés à effectuer, deux factures à payer pour l'eau et l'électricité. Tous les premiers du mois, un petit gars en uniforme vient faire les relevés et quelques jours plus tard, un autre petit gars apporte la facture et on doit payer. Ici, si on veut, on peut ne pas se déplacer. Il y a toujours quelqu'un dans une maison au Vietnam. Quand je me réveille donc de moyenne humeur, il suffit que j'enfile un pantalon léger (en ce moment, il fait 29 degrés à huit heures du matin), une petite toilette rapide, un petit bisou au chat plein de puces (beurk !) et je file dans le quartier acheter une baguette de pain, quelques oranges... Là, tout le monde est réveillé depuis bien longtemps (sauf les touristes) et chacun a un petit bonjour à me faire, une petite phrase gentille à me dire car, comme vous l'avez compris, je suis connue comme le loup blanc dans le quartier ! Je rentre à la maison et je peux, enfin, me réveiller tranquillement... Teresa est à la maison en ce moment, c'est une grande amie de Sam, du Canada, très sympa. Elle vient s'installer ici peut-être pour un an. Chico et Ilda sont rentrés de leur grand périple dans le centre et le sud du Vietnam avec tout plein d'histoires à raconter, super énervés d'avoir perdu leur appareil photos avec sans doute plus de mille photos de leur voyage, que dis-je perdu, oublié dans un café après une panne de courant. La triste nouvelle c'est que Matthieu ne viendra pas comme prévu.Vendredi dernier, il est tombé en moto, tout seul (genre yamamotokadérapé), il s'est cassé la clavicule, ça fait mal, il faut du repos. Je ne sais pas si cela a un lien mais tout d'un coup, je suis tombée malade (diarrhées, vomissements) comme quelque chose qui ne passe pas. Je sais que ça va passer mais vraiment, je suis super triste et lui aussi, bien sûr ! Comme pour me consoler Antonin et Véro (le frère de Véro et une amie) sont arrivés hier après une journée de retard en raison des grèves à Air France. Trop chouette d'aller les chercher au nouvel aéroport. Comme tout nouvel arrivant de passage, ils sont tout excités, découvrent la ville folle. Je les emmène à mon ancien hôtel, Mai leur a réservé ma chambre (la 203, oh !), on vient boire une petite bière à la maison avec de délicieux rouleaux de printemps, et puis on va dîner aux 3T, ça faisait longtemps. Il est vraiment bon ce restau-barbecue. Ambiance bien vietnamienne : très bruyant, mot-hai-ba-yo en trinquant, traditionnelle chanson d'anniversaire. Les copains ne restent pas longtemps à Saigon, leur périple, c'est le Cambodge mais c'est bon de passer un peu de temps avec eux. Ils me trouvent changée, toute fine (un peu trop peut-être), le teint hâlé, les cheveux longs. Ce matin, j'attends la livraison de mon lit. Ce n'est franchement pas le lit de mes rêves mais il est pas cher, en bambou, tout simple et puis il commençait à y avoir urgences. Comme dirait JK dans son dernier mail, je cite : « Heureusement, maintenant avec ton lit de bambou, il peut tomber des seaux, tu te réveilleras en flottant tranquillement, avec peut-être un rat-tatouille réfugié sur le montant du lit. » J'ai aussi une nouvelle fenêtre, une nouvelle porte qui laisse passer plus de lumière et moins de bruit dans la chambre, magnifique. Pour vraiment isoler du bruit, je pense qu'il faudrait reconstruire la petite maison, et ça, ce n'est pas possible ! Ce matin, les enfants font des coloriages sur le tapis dans la chambre, juste Mai et Binh. Je viens vérifier s'ils sont bien sages ce qui n'est pas toujours le cas cela va sans dire. Je ne trouve pas Mai tout de suite, je jette un œil dans les toilettes. Oui, elle est là, elle fait pipi sauf qu'elle fait pipi par terre avec le robinet d'eau qui coule elle aussi par terre. Bon, j'imagine qu'on fait comme ça, ici, parfois. Au lieu de lui expliquer qu'il vaut mieux utiliser la cuvette des toilettes prévue à cet effet, je rigole en la voyant ! On est le 1er novembre, Kim-Ly a un mois. Il y a un goûter-apéro chez les Wonderful aujourd'hui, great!
Un grand merci pour vos commentaires très gentils et très encourageants !

saigon_40.jpg
A l'aéroport, tout n'est pas terminé.

saigon_39.jpg
La pédicure se fait désormais à domicile et c'est moins cher !

saigon_38.jpg
Il y a quelque temps, cantine viet avec Olive et Caro.

mardi 23 octobre 2007

The flood

C'est un comble, c'est Sandrine et Matthieu qui demandent un nouveau billet sur le blog alors qu'ils sont doute les mieux informés de ma vie, on dirait passionnante, à Saigon. Il faut dire que j'attendais un peu quelques réactions. C'est très étrange ce phénomène de savoir qu'on est lu, il suffit de vérifier les statistiques (j'ai d'ailleurs battu mon record de visites par jour à savoir 111, c'est énorme !), en ayant si peu de commentaires. Je sais bien que c'est pas toujours facile de poster un petit mot qui peut-être lu par la terre entière. Mais la terre entière, c'est aussi moi, et j'aimerais bien un petit effort de votre part pour continuer à être motivée à écrire. Après le Mois de l’Image à Saigon, il y a eut un grand week-end cinéma français et ça fait du bien d'aller au cinéma voir des films pas trop, trop naze, quoique ! Alors, j'ai vu « Hors-de-prix », sans commentaires, « Le couperet », pas mal mais je l'avais déjà vu ici l'année dernière, « La môme », superbe, et puis « Pars vite et reviens tard », pas mal non plus. Et tout cela en présence de la plupart des réalisateurs venus présenter leur film comme Costa Gavras ou Régis Wargnier, si, si ! J'ai vu aussi « Ratatouille », le dernier Pixar-Disney, très rigolo dans un nouveau complexe de Saigon un peu au bout du monde dans le district 5, mais les pop-corn sont excellents et on a pu profiter sans le faire exprès avec Caro du « Happy wenesday! »
Et puis, il pleut, il pleut beaucoup et très fort. C'est la fin de la saison des pluies, les sous-sols de la ville sont remplis d'eau et quand ça tombe, ça tombe. Ainsi, jeudi dernier, alors que Sam et sa petite famille (quatre adultes, un bébé) s'étaient sauvés pour aller admirer la baie de Halong, je triais tranquillement mes petites affaires dans ma chambre. Il pleut souvent très fort et la maison a l'air de tenir le coup on ne sait pas trop comment parce qu'elle est vieille cette maison, les murs sont peu épais. La pluie fait un bruit délirant au-dessus de ma tête sur la taule ondulée et tout d'un coup, je réalise que mes papiers sont mouillés. « Mais que se passe-t-il ? », pensais-je. et là, trop tard, l'eau est entrée dans ma chambre sans que j'y prête attention, le sol est trempé sous un centimètre d'eau. Le matelas commence à flotter tout seul, l’eau atteint le bas de l'étagère remplie de livres posé sur le sol. Je fais un tour dans le salon, catastrophe ! Dans la salle de bains, c'est l'inondation, et ça coule dans toute la maison. « Hoa oi! » J'appelle les voisins complètement paniquée. Et là, super efficaces, Hoa et son mari maîtrise parfaitement la situation, il faut dire qu'ils sont habitués. Hop, hop, on prend les tout petits tabourets en plastique et on réhausse les meubles et le matelas... et on éponge quand la pluie se calme. Hoa a tous les balais nécessaires pour se sortir d'affaire. Ça dure des heures ce grand ménage et mon moral commence à baisser tout doucement. Je fais sécher livres et catalogues en me disant pour la première fois que je serais bien mieux dans mon appartement parisien. Mais j'oublie aussi que j'ai déjà eu un terrible dégât des eaux quand mon voisin faisait ses travaux. Donc, bref, tout arrive partout ! En début de soirée, Hoa m'apporte des petits beignets de crevette fait-maison pour me remonter le moral. Elle est vraiment adorable ma voisine. Elle me surveille tout le temps mais c'est pour mon bonheur ! Quand elle voit vers une heure de l'après-midi que je n'ai pas mangé, elle m'apporte des petits plats tout chauds délicieux. Quand il pleut et que le linge sèche dehors, elle le met à l'abri. Je crois que je peux tout lui demander. Depuis cet incident, je réinvestis ma chambre que j'avais un peu laissé à l'abandon quand Chico et Ilda dormaient dedans et d'une façon générale parce que j'y dors mal à cause du bruit. Je vais faire quelques fenêtres, j'ai enfin commandé un lit, en bambou c'est pas le plus joli mais c'est vraiment solide et pas cher. J'ai encore changé les rideaux, accroché quelques images sur un fil, acheté des petites boîtes jolies en laque rouge, des lampes, des coussins, des petits trucs quoi qui rendent l'endroit chaleureux... Et puis aussi un cadre pour mettre la photo de Kim-Ly que Sandrine m'a donnée hier. Vous savez, Kim-Ly, mon adorable filleule qui adore mes chansons. Je lui rends une petite visite tous les deux jours mais Bertrand m'a dit d'arrêter de lui apporter des cadeaux à chaque fois que je venais, bouh ! Il faut aussi que je m'occupe de boucher les trous dans les toilettes de ma chambre, c'est là que passe les rats et ce n'est pas parce que j'ai vu « Ratatouille » que je vais les laisser vivre sous le tambour de la machine à laver. Et que je trouve un tuyau de douche assez long pour pouvoir prendre des douches confortables surtout pour Matthieu qui arrive bientôt. Du haut de ses 1m87, ça va faire comme dans « Lost in translation » pour ceux qui s'en souviennent. Pour info, la moyenne du tuyau de douche : 1m20 !
Sam n'aime pas trop que je raconte sa vie sur le blog. Je comprends, je respecte. C'est pour ça que vous n'avez pas beaucoup de détails sur notre vie à deux avec ses grands hauts et ses petits bas ou parfois l'inverse. En ce moment, sa famille venue du Canada est là (sa mère, son père, un de ses frères et une de ses sœurs avec son bébé de neuf mois). Ça fait beaucoup de monde dans la maison mais c'est assez rigolo !
Côté boulot, les choses n'avancent pas beaucoup mais ça ne saurait tarder !
Une pensée à Marie Marie aujourd'hui...

kim-ly_03.jpg
Kim-Ly dans les bras de Manna (c'est à dire, moi !)

kim-ly_02.jpg
Avec Totoro, la dernière peinture de Bertrand

samedi 13 octobre 2007

Merci !

thanks.jpg
Graffiti de Sandrine sur mon «super wall» on facebook: great!

mercredi 10 octobre 2007

Le Mois de l’Image

Jeudi 4 octobre, le Mois de l’Image, organisé par le Consulat de France et Wonderful District, démarre à Saigon : quatre vernissages de photographie (artistes vietnamiens et artistes français de France) dans quatre lieux différents et une structure en bambou magnifique, aliceIN, signée Tam et Olive, qui se monte et se démonte tous les soirs pendant les quatre jours. Un artiste différent chaque soir dans chacun des quatre lieux est invité dans la strucure. Un boulot de fou ! Bertrand court partout entre l'hôpital et le centre de Saigon, on l'aide un peu, comme on peut : qui aller chercher un câble parce que la sono ne fonctionne pas au dernier moment, qui aller trouver des tiges en fer de trois mètres de long et cogner les fils électriques en moto avec Lucien parce qu'on a dépassé la hauteur autorisée, qui ranger les flyers, qui encourager la petite bande complètement épuisée par la préparation de l'événement, qui prendre des photos pendant les vernissages. Il y a souvent du monde, c'est beau ! Il y a aussi un catalogue de photos signé Bertrand, superbe. J'ai bien aimé le vernissage à l’Idecaf avec le « live » de Rob, celui qu'il avait joué à Singapour, j'adore. AliceIN est magnifique dans le jardin. Les gens restent là sur les marches de la médiathèque, bercé par le son et les images de Rob, plutôt très contemporains. Le dernier soir, à l’Association des photographes, c'est moi le photographe officiel, en l'absence de Chico parti avec Ilda crapahuter dans les montagnes de Dalat. Avec le nouvel appareil de Sam, je m'amuse beaucoup. Ce soir-là, j'aide à démonter la structure. Ces Wonderful, ils sont impressionnants quand même. Je me souviens, j'étais encore dans les bureaux quand Alain Leloup et Jany sont venus nous présenter le projet du Mois de l’Image en mai. Mais je n'ai pas de regrets de les avoir quittés, ils ont l'air trop fatigués les Wonderful ! Le site officiel, signé Olive et Sandrine : www.lemoisdelimage.net
Et puis hier, Sandrine m'a demandée d'être la marraine de Kim-Ly et j'ai bien sûr accepté sans hésiter avec quelques larmes discrètes dans les yeux à condition que ma filleule ne m'appelle pas « Marraine ». Jusqu'alors, c'était « Tata Anna », pas terrible non plus, sûrement pas « Godmother » en anglais parce que « Mère de Dieu », c'est quand même pas possible et ce ne sera pas mon rôle, cela va s'en dire. Alors peut-être en vietnamien « me do dau » avec des accents partout ou en espagnol « Madrina » ou plus simplement « Manna ». C'est ma première filleule, je suis d'autant plus émue. Et puis je dois bien dire que la grossesse de Sandrine, toute tranquille, les blagues de Bertrand et son attention et la naissance de Kim-Ly m'ont beaucoup touchée aussi. Je les aime ces Wonderful !

LMI_24.jpg
C'est parti pour un mois d'images...

LMI_02.jpg
Jeudi, aliceIN au Musée des Beaux-Arts

LMI_03.jpg
Carte blanche à Rich

LMI_01.jpg
Les boys au bar : performance de a little blah blah

LMI_04.jpg

LMI_05.jpg

LMI_06.jpg

LMI_07.jpg
After au Café 44, Chico devant les photos de Gulschan

LMI_08.jpg
Au rez-de-chaussée, soirée Jetlag

LMI_10.jpg
Vendredi, aliceIN à la nouvelle Galerie Quynh

LMI_11.jpg
Carte blanche à Sandrine et Bertrand

LMI_12.jpg
De dos, mon oncle Lionel, de retour à Saigon pour le boulot

LMI_23.jpg
Sans titre, 2006 © Julien Guinand, galerie Le Réverbère, Lyon

LMI_09.jpg
Samedi, aliceIN à l’Idécaf

LMI_19.jpg
Carte blanche à Rob

LMI_20.jpg
Dans les jardins de l’Idécaf

LMI_22.jpg
Dimanche, aliceIN à l’Association des Photographes

LMI_21.jpg
Carte blanche à Nhu Huy

LMI_15.jpg
Gulschan et Eliot chatouillant les souris à l'intérieur du tableau

LMI_13.jpg
Sébastien

LMI_14.jpg
Cam

LMI_17.jpg
Olive

LMI_18.jpg
Lucien et Caro

LMI_16.jpg
Olive, Bertrand, Tam, Gulschan

mardi 9 octobre 2007

Le tour du monde de Mouk

mouk.jpg
Si vous passez par Bruxelles… Merci, Marc, pour l'invitation !

lundi 8 octobre 2007

Back home again!

De retour à Saigon, comme toujours, c'est un grand plaisir de retrouver la maison, Sam, les amis, les voisins. On est samedi et le téléphone n'arrête pas de sonner. Les enfants de la ruelle me sautent dessus : « Co Anna, co Anna oi ! ». Les voisins me demandent très inquiets (en vietnamien) : « Mais tu étais où ? On croyait que tu étais rentrée en France ! » Dans la maison, Chico et Ilda se sont installés dans ma chambre pendant mon absence et vont rester une petite semaine avec nous. Amis de Bertrand et Sandrine de Bordeaux, ils étaient déjà venus faire quelques repérages en février à Saigon et viennent s'installer. Tous les soirs, on fête la naissance de Kim-Ly dans le patio et puis aussi la nouvelle maison que Chico et Ilda ont trouvé dès leur arrivée (histoire un peu compliquée : il faut aller voir leur nouveau blog). Je fais la connaissance de notre chat, Lucifer. Il porte assez bien son nom puisqu'il est sauvage comme un lion, on aurait peut-être dû l'appeler autrement. Mais en anglais, parce que je lui parle anglais, faut pas trop le perturber avec plein de langues différentes, ça donne : Lou. Il se cache la plupart du temps sous le lit de Sam et se sauve en crachant quand on passe le pas de la porte. Sam s'est acheté un nouvel appareil photo numérique, pas mal pour le blog. Thanks, Sam!

doquangdau_01.jpg
Ilda et Chico

doquangdau_06.jpg
Sam

doquangdau_05.jpg
Les filles préparent le dîner...

doquangdau_02.jpg
Nouveau bureau improvisé dans le salon

doquangdau_04.jpg
Lucifer

doquangdau_03.jpg
Avec le nouvel appareil photo de Sam, test sur les plantes
qui ont fait de jolies petites fleurs blanches !

Phare Ponleu Selpak : suite et fin…

battambang_22.jpg
Un après-midi, départ, souvent à trois sur une moto, pour le CCF

battambang_21.jpg
Par les petits chemins, c'est moins dangeureux !

battambang_20.jpg
Scotchés devant TV5 avant la projection en khmer
du « Roi et l’oiseau », magnifique.

battambang_16.jpg
Dans la bibliothèque du CCF

battambang_19.jpg
Les profs de dessin qui participent à la formation : Lao et Sothea

battambang_15.jpg
Un soir pendant une répétiton de cirque…

battambang_14.jpg
… sous le chapiteau

battambang_18.jpg
Avec les paroles trouvées sur internet, « Et j'ai crié, crié... Aline ! »

battambang_17.jpg
La même chanson à la guitare

battambang_23.jpg
Accrochage de l'expo vendredi matin

battambang_13.jpg

battambang_24.jpg

battambang_26.jpg

battambang_25.jpg

battambang_12.jpg
Jean-Jacques Donard (et Emma) pour la remise des diplômes

battambang_11.jpg
La photo de classe

lundi 1 octobre 2007

Llouquet-Peret ou Peret-Llouquet ?

Avant de vous raconter très prochainement la fin de la formation à Battambang, le retour à Phnom Penh pour une nuit et le retour à Saigon samedi après-midi où viennent me chercher Sam, Chico et Ilda à l'aéroport (trop bien !), voici l'information du jour : Sandrine et Bertrand sont partis ce matin, 6 heures, à l'hôpital franco-vietnamien de Saigon pour, enfin, l'accouchement. Moi, je suis assez contente parce que le petit bout de chou (qui n'est pas encore là à l'heure où j'écris ce billet, 16 heures ce 1er octobre) a attendu que je rentre du Cambodge pour sortir sa petite tête et le reste. Nous avons des coups de fil de Bertrand heure par heure. On est tous super émus et on attend !
Une heure après, je chate avec la mère de Bertrand, Dane, qui est à Bordeaux et c'est elle qui me dit : elle est née. Pendant ce temps, le téléphone sonne sur le portable de Chico. Elle s'appelle Kim-Ly, elle fait 3,6 kilos, elle est née à 16h25. Et tout va bien ! On va acheter une bouteille de vin pour fêter ça !

kim-ly_01.jpg
Visite à l'hôpital franco-viet ce mardi... Voici la jolie Kim-Ly.

dimanche 23 septembre 2007

Dimanche autour de Battambang

battambang_01.jpg
Derrière Phare, c'est tout vert !

battambang_02.jpg
Traditionnelles bicyclettes

battambang_03.jpg
On en voit beaucoup, beaucoup dans le paysage khmer.

battambang_04.jpg
La pagode de Vat Ek Phnom

battambang_05.jpg
Des plafonds chargés

battambang_06.jpg
L'ancien temple de Ek Phnom (XIe siècle)

battambang_07.jpg
Bouddha n'est jamais bien loin.

battambang_10.jpg
Des oies khmers !

battambang_08.jpg
Encore tout plein de vert sur le chemin bien ensoleillé

battambang_09.jpg
Un grand merci à Im Lim qui s'occupe bien de moi !

jeudi 20 septembre 2007

Phare Ponleu Selpak

Déjà jeudi, plusieurs jours passés à Battambang souvent sous la pluie parfois sous un grand soleil, la mousson quoi ! Phare se situe sur un grand site au milieu des arbres au bord d'un chemin de terre rouge sans aucune lumière la nuit. On y entend toutes sortes de chants, celui des buffles, des crapauds, sans doute des cochons ou des sauterelles, c'est donc la campagne à quelques kilomètres de la ville où il ne se passe pas grand chose. A Phare, les maisons sont en bois, sur pilotis pour la plupart, il y a les bureaux à l'entrée, l'école de dessin un peu plus loin, l'école de musique, la maison des adolescents, l'école de cirque cette fois en dur, le restaurant, l'école tout court, la maison des enfants et puis la guest-house où nous logeons avec Im Lim, mon traducteur. Plusieurs enfants ou adolescents habitent ici à l'année, d'autres ne viennent que pour les cours de dessin, de musique ou de cirque. La plupart des étudiants de cirque ne sont d'ailleurs pas là, ils sont en tournée en Europe. Notre maison est immense mais vraiment très rudimentaire, un lit en bois avec un matelas qu'Im Lim n'utilisera pas, une moustiquaire, une chaise en plastique, quelques ceintres... Il y a l'électricité et ça fonctionne, ouf ! Je m'installe à l'étage dans une jolie pièce avec un très haut plafond sous le toit où les araignées ont bien décidé de faire leurs toiles un peu partout, peut-être un peu trop à mon goût, je me sens enfermée dans cette pièce et quand je me m'allonge sur le dos en regardant le haut de la moustiquaire, je vois des tonnes de mouches, moustiques et autres insectes ainsi que des milliers de poussières accrochés au tissu, certes, tout cela ne bougera pas mais, vraiment, je me sens très occidentale tout d'un coup et déménage le lendemain dans la grande, grande pièce vide à côté. J'installe un matelas par terre sur une natte, trouve une moustiquaire presque propre dans un vieux placard en fer et me fais un lit de princesse au milieu de rien. La salle de bains au rez-de-chaussée est un poème : un bac d'eau immense où stagnent toutes sortes de petites choses diverses, on ne sait pas trop quoi, deux petits sots, des toilettes à la turc et puis c'est tout ! Enfin, non, c'est nouveau, il y a un pommeau de douche moderne, ouf ! Et je ne sais pas pourquoi dans cette pièce là mais les moustiques attaquent ! Mais c'est propre. Au bout de quelques jours, je me lasse un peu de me laver les dents en crachant dans le trou des chiottes mais il n'y a pas trop le choix ! La dame qui fait la cuisine au restaurant n'est pas là parce qu'elle doit s'occuper de sa fille qui vient d'accoucher. Im Lim négocie donc que nous mangions avec les enfants dans leur maison. Alors tous les jours, le matin (avec l'excellente confiture de Clo fait-maison, un grand merci !), à midi et à six heures, nous mangeons par terre sur une natte souvent avec les enfants. Quand je veux débarrasser, la dame fait les gros yeux et m'empêche de l'aider. Alors, je ne bouge pas, quand j'arrive, je m'assieds et attend qu'on me serve, et je repars en disant merci. On se couche tôt, parfois très tôt mais comme je suis une très grosse dormeuse, ça ne me gêne pas vraiment. Parfois je regarde un DVD mais je ne peux pas brancher à la fois mon ordinateur et mes petites enceintes, et je commence à dévorer « Persepolis » la bande dessinée de Marjane Satrapi que m'ont prêtée Clo et Dom, elle est belle cette bd toute en noir et blanc et c'est assez prenant. Hier soir, nous sommes allés en ville avec Im Lim à la recherche d'un petit bar sympa mais ça n'a pas été très convaincant. Enfin, c'était histoire de changer un peu d'air. Il y a internet au bureau, il suffit de brancher un câble du mur à l'ordi et hop, ça marche, bien pratique et surprenant ici ! En ce qui concerne les cours, j'adore ! Il y a en tout vingt-trois stagiaires (dont trois professeurs de dessin), c'est énorme mais ça roule, presque que des jeunes gars en moyenne 18-22 ans. Il faut dire que les Khmers sont d'une gentille et d'une politesse remarquables, à dire oui, toujours sans pour autant laisser de côté leur personnalité. On est installé dans le restaurant (puisque la dame du restaurant n'est donc pas là) : une grande pièce carré en bois. La lumière est très faible parce que les fenêtres, aussi en bois, sont fermées par des antivols de vélo et on ne trouve pas les clés ! Quand il pleut, c'est un peu catastrophique au niveau de la luminosité surtout quand l'électricité est coupée comme hier ! Mais les stagiaires sont habitués, on déplace les tables vers les fenêtres qu'on a pu ouvrir et ça suffit, moi, je n'y vois pas grand chose mais je m'adapte ! On travaille toujours en s'inspirant de Polo ou Sophie la vache musicienne. Je ne sais pas trop ce qu'ils ont l'habitude de travailler en cours ici, j'ai cru comprendre qu'ils faisaient beaucoup de portrait, ils ont un sacré coup de crayon et sont bien surprenant quand il s'agit de créer un personnage pour les petits et d'inventer une histoire sans paroles. Ils ont l'air de bien aimer ce que je leur demande de dessiner, c'est assez nouveau pour eux, ils sont plein d'imagination. Un matin, on projette (avec un rétroprojecteur tout neuf, le seul souci c'est de trouver la prise qui fonctionne !) « Comment un livre vient au monde » qui explique la naissance d'une histoire jusqu'à l'impression et la diffusion d'un livre, ils sont passionnés et posent des milliards de question. A la pause de midi, qui durent trois heures, souvent, les stagiaires restent là et continuent de dessiner. Pour moi, c'est un vrai bonheur de travailler avec eux. Aucun d'entre eux n'a jamais publié mais je leur explique aussi comment faire un book, comment aller se vendre auprès d'un éditeur à Phnom Penh par exemple, ce serait vraiment dommage de laisser tant de talent à Battambang, au bout du monde. Pendant les heures de cours, on est bercé par les cris des enfants ou les cours de musique juste à côté, en gros, ils répètent deux morceaux dont… « Aline » de Christophe, et oui ! On lit tout plein d'albums quand Im Lim a eu le temps et la patience de les traduire, et on rigole bien ! Je n'arrive pas bien à retenir leurs noms malgré leurs badges accrochés sur la chemise. Eux, ils m'appellent « Anna » ou bien « Teacher ». Je crois que j'ai déjà mes préférés dont Hong, elle est toute petite, elle a quatorze ans et elle dessine de superbes mouches qui dorment sur des branches d’arbres avec des expressions pas possibles. Quand elle choisit d'illustrer « Peut-être que les dragons crachent du feu parce que, s'ils crachaient de l'eau, on les prendrait pour des pompiers. » parmi les citations du Livre des Peut-être, elle n'y arrive pas et je finis par comprendre que les camions de pompier n'existent pas à Battambang, bien sûr. Parfois, les soirées sont un peu longues mais, décidément, j'adore ce métier !

phare_01.jpg
Bienvenue à Phare Ponleu Selpak (Lumière de l'Art, en khmer)

phare_02.jpg
Notre guest-house

phare_03.jpg
La cuisine de la maison des enfants

phare_04.jpg
Im Lim, à table !

phare_05.jpg
Le vieux châpiteau du cirque

phare_08.jpg
Le restaurant transformé en école pour la formation

phare_09.jpg
La salle de cours

phare_10.jpg
On lit des albums traduits en khmer

phare_14.jpg
La table où je dépose tous mes livres sortis de la valise

phare_11.jpg
Lin

phare_12.jpg
Thy

phare_15.jpg
Robit

phare_13.jpg
Hong

phare_07.jpg
Il est midi, le marchand de gâteaux quitte Phare…

phare_06.jpg
… et les stagiaires aussi.

- page 3 de 17 -