Đẹp quá ! [mes années vietnamiennes]

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vendredi 9 mai 2008

Remise des diplômes à Phare

Les deux semaines de formation à Phare se sont très bien passées comme toujours. C'est un grand bonheur pour moi de retrouver les stagiaires, fidèles au poste, pour de nouvelles aventures en images. Crayonnés, couleurs, diaporama, film d'animation, lectures d'albums : tout se déroule à merveille dans une ambiance drôle et chaleureuse, dans une ambiance franco-khmère. Je m'exprime en français pendant que Im Lim traduit quand il réussit à comprendre ce que je raconte à propos de la différence entre la réalité et la fiction dans les livres jeunesse ou pire encore quand j'explique les formats ou à quoi sert la rogne, mais souvent j'ai l'impression que les stagiaires comprennent tout ce que je dis avec mes gestes, mes sourires et mes grimaces et quand je déplore : « Là, c'est caca ! », il n'y a pas besoin de traduction, ou encore quand les stagiaires clament fièrement en anglais : « Anna, I'm going to the toilets ! ». Je loge dans la guest de Phare, pas assez entretenue à mon goût (mais je suis maniaque !) et je me bagarre chaque soir avec les toiles d'araignées, tellement nombreuses, ou toutes sortes d'insectes qui volent ou qui rampent et qui grattent, qui piquent, qui démangent ! Mais ce n'est pas très grave, on s'adapte ! J'ai la maison presque pour moi toute seule, je m'étale… et le matin, quand les rayons du soleil pénètrent dans la grande pièce à l'étage à travers les fenêtres en bois, c'est tout doux… Il fait bon vivre à Phare, on mange très bien, comme toujours, avec les Guinéens, en résidence depuis le festival de cirque Tini Tinou. La première semaine, il fait très chaud avec une sensation de chauffage allumé fort désagréable. Mais la pluie arrive vite, excellent prétexte pour quelques stagiaires de ne pas venir en formation ! Et comme toujours, je me lève tôt, je me couche tôt : ma petite retraite à Phare, ponctuée de quelques sorties en ville, quand même ! Clo est venue le dernier jour de la formation pour remettre les diplômes attendus par les stagiaires : expo pince-à-linge, petit pot, discours (moi, je ne fais pas de discours parce que ça me fait pleurer, comme d'habitude, mais je remets solennellement les diplômes), et traditionnelle photo de classe. Un grand merci à Clo pour les photos.

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Clo feuilletant le book de Sokhom

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Prak Ke

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Kakada

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Hong

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Sin Rithy

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Sereyrath

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Bo Rithy

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La photo de classe, un peu bordélique cette fois

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Mon lit (vu par Clo)

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Et mon linge (vu par Clo aussi, merci !)

mardi 29 avril 2008

Phare Ponleu Selpak

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Deuxième semaine de formation dans la nouvelle salle de cours

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Aline, Im Lim, Bo Rithy

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Bo Rithy, Robit, Sokhom, Aline

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Sokhom

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Kakada, Lorn

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Sereyrath

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Sin Rithy

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Prak Ké, Pagna

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Au fond, Hak

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Le week-end, apéro-hamac

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ou piscine chic…

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avec Sophie

jeudi 17 avril 2008

En vrac

Voici quelques nouvelles pour le bonheur de tous les fans de mon blog. Mais que c'est long d'écrire et de poster des photos ! Alors, oui, je m'excuse d'écrire moins au bout de plus de deux ans à Saigon. En vrac, j'ai manqué de raconter l'anniversaire surprise de Minh de rien à la maison il y a quelques semaines avec fromage-charcuterie-vin et gâteau d'anniversaire traditionnel vietnamien avec beaucoup, beaucoup de crème, je crois bien qu'il n'y a que de la crème d'ailleurs ! Le mariage de Thu, un collègue d’Olivier (ça, ça mériterait bien un billet en entier !). Et notre petite escapade avec Olivier la semaine dernière pour le « Hanoi international music festival » sur un bateau que les Vietnamiens appellent le Titanic. C'est vrai qu'on pourrait penser qu'il va couler. Et quelques jours à La Ferme du Colvert où j'ai été propulsée responsable marketing de La Ferme à Saigon, sans demander grand chose. Il y a eu aussi le vernissage de George à la Galerie Quynh (post-moderne) et la venue à Saigon de Clo et Dom pour le nouvel an khmer (disons qu'ils ont fuit le nouvel an khmer à Phnom Penh) : dimanche bucolique à An Phu sur le bord de la rivière et dans la belle maison de Sébastien. Du boulot du côté du Consulat pour faire la maquette d'un petit livret à la suite du concours avec Marcelino. Et départ dimanche pour Battambang pour une dernière formation à Phare ; les budgets se resserrent de partout, c'est un peu la fin des formations là-bas. En tous cas, à quoi ça sert de former les gens s'il n'y a plus de sous pour faire les livres ? Bof !

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L'anniversaire de Minh dans le patio

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Anna, Olivier au mariage de Thu et Huyen : magnifique !

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Pendant le dîner au même mariage

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Hanoi international music festival

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Concert de l'après-midi

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Concert du soir

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Anna, Michaël (pote de Saigon et DJ de Jetlag)

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Toujours une petite photo de vélo

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Mes pieds !

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A la ferme du Colvert comme devant un écran de cinéma

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Un peu de boulot

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Đẹp quá !

vendredi 4 avril 2008

04-04-2008

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C'est donc mon anniversaire, comme tout le monde une fois par an ! Ça a commencé par un gentil coup de téléphone de France à minuit alors que je dormais profondément. Il fait si chaud en ce moment, on se couche tôt, épuisé ! Et puis un petit texto à cinq heures du matin, de France aussi… Que du bonheur ! Ça a continué par une douce pluie fine rafraîchissante vers six heures comme un signe du ciel qui me sort du lit, (je dis toujours que c'est ma mère qui me souhaite un joyeux anniversaire !). Et puis ma voisine Hoa arrive du marché avec un panier de fleurs, quelques beaux raisins, une mangue et un bun thit nuong. J'ai presque les larmes aux yeux, elle est vraiment formidable ma voisine ! Je sens que je vais avoir du mal à travailler aujourd'hui, c'est un peu ma fête ! Pourtant, il y a du travail : préparation de ma prochaine formation à Battambang bientôt et la maquette d'un livret suite à la venue de Marcelino et la fin du concours. Ça tombe mal, je pars à Hanoi demain avec Olivier et Mike pour une grosse soirée samedi soir et quelques jours tranquilles à la Ferme du Colvert où je suis invitée, avec la personne de mon choix selon l'expression consacrée, parce que je leur fais de la pub sur Saigon. Elle est pas belle la vie ?

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Ça, c'est une petite carte de la part de Mini Minh de Rien !

lundi 31 mars 2008

Une semaine avec Marcelino

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Lundi 24 mars (c'est Lundi de Pâques, mais ici, tout le monde s'en fout !), Marcelino Truong arrive à l'aéroport à 6h20 du matin. Le vol de Air France est souvent à l'heure, parfois en avance. Marcelino est déjà là quand je viens le chercher avec mes petits yeux tout endormis. On file vers Pham Ngu Lao dans la guest-house où j'habitais avant. La première chose que Marcelino a envie de faire en arrivant à Saigon : manger une soupe pho, alors on va manger une soupe pho au coin de la rue. Et puis tout s'enchaîne très vite pendant toute la semaine sous les 38 degrés habituels du mois de mars : nombreux déjeuners y compris à la résidence du Consul, interview avec des journalistes (enfin, une !), dédicaces, intervention à l’Ecole Colette avec les maternelles, préparation d'une mini-expo (on encadre, on coupe, on colle), rencontre avec les participants du concours, et puis avec le grand public. Je me transforme en super assistante hyper efficace spécialiste de Saigon et de l'édition jeunesse, des petites soirées entre amis, et aussi de l'achat de clous au dernier moment, parce que, de fait, il faut un peu tout faire ! Mais c'est un bonheur de recevoir Marcelino à Saigon qui a emporté dans ses valises des albums, des posters, des nouvelles de Paris, des histoires de famille, des souvenirs d'enfance. Merci à Marcelino et merci à Jany qui l'a invité.
Petit reportage avec quelques photos de Vinh (merci à lui aussi).

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Idecaf : Marcelino devant l'affiche signée Bertrand d'ailleurs

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42, Nguyên Hué : là où habitait Marcelino de 1961 à 1963

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A la résidence de Monsieur le Consul et son épouse

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Interview à la maison pour le journal des travailleurs : Lao Dong

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Idécaf : première rencontre avec les participants au concours

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A l'école maternelle Colette

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Vendredi, Idécaf : le grand show !

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Virée éclair à Can Tho quand tout est finit, ouf !

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Au retour en bateau

dimanche 23 mars 2008

Jetlag Beach Party #3 “the Finale”

Le week-end dernier, on se retrouve en famille pour une grosse, grosse Jetlag sur la plage. Il semble que tout Saigon se soit donné rendez-vous à Mui Ne pour faire la fête : gros succès. Pendant que les uns retournent travailler le lundi matin à Saigon, je reste quelques jours là-bas avec Sandrine, Bertrand et Kim-Ly, Hélène et Mehdi, Patrice, Sophie et Tito, des copains de Bordeaux de Bertrand. Evidemment, c'est chouette ! Kim-Ly grandit vite comme tous les bébés, elle a une super forme, pas un pépin de santé, et je crois qu'elle commence à me reconnaître mais c'est quand même dans les bras de sa maman ou de sa nounou Thu qu'elle semble être le mieux !

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Au Pogo Bar, la Jetlag se prépare

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Début de soirée : Fugu

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Le jardin de notre guest-house

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Olivier

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Olivier et Anna

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Kim-Ly vue par Bertrand

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Thu et Kim-Ly

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On part vers les dunes dans la jeep

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Après une descente en luge, la remontée de la dune

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Sandrine et Patrice

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Bertrand

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De retour à Saigon : Patrice, Sophie, Tito et Hoa qui nous fait la cuisine

mardi 11 mars 2008

« Sorry, I thought you were vietnamese… »

Les voisins, la petite dame des bun bo dans la ruelle d'à côté, tout le monde a bien vu que j'étais partie presque un mois et, inévitablement, cette question que l'on me pose : « Tu es retournée dans ton pays ? » Parce que mon pays, ce n'est pas ici pour les Vietnamiens, parce qu'ils se demandent toujours ce qu'on fait là, nous, les étrangers. Sur mon petit vélo électrique que je recommence à conduire depuis peu (on dirait vraiment un jeu vidéo cette circulation dans Saigon, c'est vraiment très, très dangereux, je dois bien dire que je ne suis pas très fan !), on m'accoste parfois en me parlant vietnamien, et je ne comprends pas toujours. En général, c'est pour me demander où et combien j'ai acheté mon super vélo qui fait des jaloux, là, je comprends et je peux répondre fièrement : « Ba trăm đô ơ dương Võ Thị Sáu ! ». Mais ce matin, je ne comprends du tout ce qu'on me demande. Alors, j'essaie de faire répéter le monsieur avec un « xin lỗi » très poli en enlevant mon masque anti-pollution. Et là, il me rétorque dans un anglais parfait : « Sorry, I thought you were vietnamese. » Je réalise que pour qu'on me prenne pour une Vietnamienne, il faut que je porte un casque de moto, des lunettes de soleil et un masque sur le visage ! A part ça, la semaine dernière, le vernissage de Sandrine à la galerie Quyhn se passe très bien. J'adore le travail de Sandrine cette fois encore plus fort, encore plus sensible, encore plus beau, en toute objectivité. Le lendemain, il y a une grosse « Jetlag Color Tone #3 Ultra White Party ». Tous vêtus de blanc, on fait la fête comme des petits fous. J'ai raté toutes les dernières fêtes à Saigon, je me suis bien défoulée à celle-là. Samedi, seconde formation pour le concours de la francophonie, tout se passe bien. Les étudiants ont même dessiné des trucs plutôt pas mal du tout. Je réinvestis ma maison : quelques changements par-ci, un peu de déco par-là, petits dîners entre amis… On fait aller !

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Color Tone #3 Ultra White Party : Ilda et sa petite sœur Marjorie

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Hélène, la petite sœur de Sandrine, et Mehdi

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Anna et Chico

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Un peu de pub pour la prochaine Jetlag à Mui Ne

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Du monde… (Encore merci à Chico pour les photos !)

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Et Chico sur sa toute nouvelle vespa dans le patio : đẹp quá !

jeudi 6 mars 2008

1.30 am

C'est l'heure que je préfère dans la maison, tout semble s'être arrêté dans le quartier, c'est l'heure de la sieste, tout le monde dort. Je n'arrive pas à faire la sieste pourtant je suis bien fatiguée, réveillée en ce moment toutes les nuits à quatre heures du matin par la télé de mon voisin, très fort (je crois qu'il est sourd). C'est quand même très tôt quatre heures du matin pour regarder la télé. Ça dure en général deux heures le temps que je tourne et me retourne dans mon lit et décide finalement de me lever à six heures comme tout le quartier. Jennifer, l'amie de Sam, qui habitait chez nous vient de trouver un appartement, je vais donc pouvoir dormir un peu là-haut, d'ailleurs, on va changer de chambre avec Sam qui s'en fout du bruit, il a le sommeil très lourd. Bonne idée ! Depuis que je suis rentrée de Phnom Penh il y a une semaine, les journées me paraissent très courtes, trop courtes, encore plus que d'habitude. J'aide Phare de Battambang, avec Lee qui me sert de traductrice (elle est merveilleuse), à faire venir des artistes vietnamiens de Saigon pour leur prochain festival « Tini Tinou ». On s'occupe de traduire les contrats, d'acheter les billets de bus, de faire faire les visas (ils sont pas très aimables à l'ambassade du Cambodge ici), de transmettre toutes les informations nécessaires à Phare pour la bonne marche du festival, répondre aux questions avec Manu en direct sur skype à Battambang. Et bien, mine de rien, c'est du boulot ! Je travaille toujours pour le consulat à la préparation du concours autour de la francophonie avec les étudiants francophones de Saigon. Samedi, j'organise une nouvelle formation pour les aider à illustrer leur texte. On prépare aussi l'arrivée de Marcelino Truong, illustrateur jeunesse de renom (et néanmoins ami) comme chacun sait. Il commence à faire chaud à Saigon, tout doucement les températures augmentent chaque jour. En ce moment, il doit faire 32 degrés l'après-midi. Tout plein de potes et de la famille des uns et des autres sont arrivés de France ces jours-ci, ça fait des grandes tablées le soir au restau, sympa ! Et ce soir, c'est le vernissage de Sandrine à la galerie Quynh, ça s'appelle : « Milk ».

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@ Galerie Quynh, 65 De Tham, district 1, HCMC

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(Merci à Chico pour les photos)

samedi 1 mars 2008

Loin…

Si vous passez par Annecy le 4 mars ou encore si vous trouvez des places pour le théâtre des Abesses à Paris du 12 au 15 mars, à moins que vous ne soyez à New York ou à Boston au mois de mai, je ne saurais trop vous inviter à aller voir la dernière création de Rachid Ouramdane qui est venu travailler à Saigon en décembre dernier avec Erell et Aldo, pour les images. Vous aurez peut-être la chance de voir trente secondes de ma trombine cachée sous mes longs cheveux raides ou celle des potes de Saigon.
Communiqué de presse : « Avec son nouveau solo, Loin…, Rachid Ouramdane propose un autoportrait atypique qui sous-entend un gigantesque déplacement, dont les échos se font sentir dans le titre. À l’aune du débat postcolonial et postidentitaire, Rachid Ouramdane, fils d’Algériens en France, aurait toute raison d’endosser le costume d’enfant de colonisés. Sauf que son père fut enrôlé dans les corps expéditionnaires d’Indochine. Au cours d’un voyage au Vietnam, une discussion le fait se rendre compte, non sans perturbation, que vu de là-bas, on lui renvoie l’image d’un fils de colon. D’où un appel à la mémoire, en tant que mode actuel, vivant et ambigu, de relation à soi et aux autres : « Des guerres terribles ont eu lieu, des atrocités commises. Mon père était d’une génération claquemurée dans le silence. Mon but n’est en rien de reconstituer des faits historiques, mais de voir quelles identités ces faits ont généré, jusque dans l’intime ». De Saigon à Haiphong, puis Lai Chan, Son La ou Dien Bien Phu, Rachid Ouramdane a consacré trois mois à repérer, puis parcourir, les localités figurant sur la feuille de route de son défunt parent. Au côté du vidéaste Aldo Lee, il a enregistré vingt-trois heures d’images, dix d’entretiens avec dix interlocuteurs. Il ne s’agit pas d’un reportage, mais d’une démarche d’artiste, par l’objet du questionnement comme par ses modalités de culture de l’intime, invention de la relation et sensibilité subjective. On observe de la retenue dans le nombre de personnes rencontrées. On remarque leur profil: la plupart homologues de Rachid Ouramdane, jeunes artistes, plusieurs ayant grandi en exil, connectés à des cultures diverses hors territoires, et fruits de reconstructions complexes. Reste à en faire un projet de danse. Tout juste rentré de voyage début janvier, Rachid Ouramdane n’avait pas encore gagné le studio de répétition. Son travail allait être celui d’un instrumentiste maître de son corps, disponible à une multitude d’essais, d’expérimentations : « Il ne s’agit pas pour moi de relater une autre culture gestuelle, même si je l’ai observée dans la rue, dans l’exercice des métiers, ou les raideurs militaires, pratiques gymniques, nouvelles attitudes pop juvéniles. Ma recherche est de toujours donner à voir le ressenti de mon geste. À propos de corps démembrés, d’identités déstructurées, je dois saisir ce qui me traverse. Ce sont des chocs contenus, des rapports extrêmes, fussent-ils très maîtrisés. Rien de tout cela ne peut se développer dans un simple phrasé. »
J'aurais bien aimé le voir, moi, ce spectacle qui sera peut-être un jour présenté au Vietnam si la censure ne censure pas et si la France a envie de donner un peu de sous pour ce genre de performance à Saigon. Ça fait beaucoup de si !

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Loin… création 2008 © L’A. / Rachid Ouramdane

jeudi 28 février 2008

Pauvre Norodom !

Phnom Penh, c’est le grand luxe comparé à Battambang et même comparé à Saigon. Bien entendu, je parle pour moi, pour les étrangers, pour les Français en particulier, très nombreux à Phnom Penh, les Barang comme les Khmers disent là-bas, parce que le Cambodge, c'est un des pays les plus pauvres du monde. Alors tout est très relatif, surtout après avoir vu au CCF « Le cauchemar de Darwin » que j'avais manqué en France. En sortant de la salle, on se dit que le Cambodge paraît super riche… Bref, ma vie à Phnom Penh commence à être de plus en plus confortable, à chaque fois, je rencontre un peu plus de gens et au final, je ne vais presque plus à l'hôtel. Pour commencer, je squatte chez Clo et Dom qui partent à Kampot en famille à condition que je m'occupe des plantes et… des poissons (oh, je te vois, Clo en train de sourire derrière ton écran en me lisant !). Je n'ai pas la main verte mais ce n'est pas très compliqué d'arroser les plantes tous les jours car la saison sèche est déjà bien entamée et c'est même plutôt agréable de se faire mouiller les pieds de bon matin sur la grande terrasse. Mais les poissons, c'est une autre histoire. Traumatisée depuis l'enfance parce que j'ai tué mon poisson rouge en lui donnant trop à manger, je préviens Clo et Dom de la lourde responsabilité qui pèse sur moi d'autant qu'ils viennent juste d'acheter plein de tout, tout petits poissons avant de partir et me les laisse m'en débrouiller. Ils ont bien dit : « Si les petits poissons meurent, ce n'est pas grave, mais, le gros rouge, là, Norodom, on y tient ! » Norodom, c'est aussi et surtout le nom du roi du Cambodge, père d'abord et fils ensuite. Ça ressemble un peu aussi à Clo et Dom. Gloups, la pression monte ! Quand je rentre d'une bonne journée de boulot avec mes deux petits gars khmers pour finir les imagiers, je retrouve déjà un petit poisson gris flottant à la surface, inanimé. Je m'en doutais, la mission va être périlleuse. Je leur donne à manger une seule fois en quatre jours comme prévu et j'en perds encore un ou deux en route, dur ! Pour leur bonheur, je décide de changer l'eau qui me semble vraiment sale dans ce nouveau gros pot en terre qui sert pour les plantes habituellement. Tout se passe bien, ils ont l'air heureux, les petits poissons dans la bassine rouge. Je peux quitter l'appartement de Clo et Dom pour aller squatter la maison de Philippe et Raphita. Hop, hop, easy life! La maison de Philippe et Raphita est immense, très jolie, je m'y sens bien tout de suite et en plus, elle est dans la même rue que le Sipar, à trois minutes à pied. Le seul souci : des milliers de moustiques qui attaquent dès le lever du jour. La semaine à Phnom Penh file à toute allure entre les journées au boulot et les soirées ciné-restau-copains ou dvd à la maison vautrée sur les coussins. Samedi, je vais écouter Lisa qui conte des histoires au CCF. Elle fait aussi une formation au Sipar, avec les auteurs. Elle conte merveilleusement bien les histoires qu'elle arrange à sa drôle de sauce. J'ai les yeux qui pétillent en l'écoutant. Le soir, toujours au CCF, je rate une séance de ciné en plein air avec un concert des musiciens de Phare devant la projection du film muet le « Mécano de la Générale » avec Buster Keaton. Pas de chance, il pleut ! Peut-être qu'on pourrait faire ça à Saigon ? Stéphanie arrive de France avec sa petite famille, nous passons quelques moments ensemble à se rappeler la dernière fois qu'on s'est vu, à Phnom Penh, il y a deux ans. Dans ses valises, elle a apporté pour moi un gros paquet de Bayard avec tout plein de livres et autres magazines : que c'est beau ! Je crois que la vie est belle, je crois que j'ai de la chance de ne pas trop travailler, et quand je travaille, j'adore ce que je fais. Hélas, la vie n'est pas aussi joyeuse pour tout le monde : Norodom est mort ! Le plus gros des poissons de Clo n'a pas survécu, il paraît qu'avant de le mettre dans une nouvelle eau propre, il faut attendre je ne sais trop quoi. Comment pouvais-je savoir ? Bien que Clo me répète que ça n'a aucune espèce d'importance, la culpabilité me ronge : j'ai tué Norodom !

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La maison de Philippe et Raphita

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Des petites ruelles pour y parvenir

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Une jolie pagode sur le chemin

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La maison est toujours bien gardée. Merci, merci !

dimanche 17 février 2008

A bientôt Phare !

La formation s'est terminée vendredi avec une exposition comme toujours. Nous n'avons pas beaucoup travaillé la couleur alors nous avons exposé des travaux du dernier workshop. Bandol avait invité un monde fou, il y avait plein d'enfants de Phare qui ont dévoré le buffet en cinq minutes : impressionnant. Mais d'autres personnes sont vraiment venues pour voir le travail des stagiaires. Ce fut un petit succès. Je suis toujours un peu triste quand tout se termine. Je suis vraiment attachée aux stagiaires de Phare, et puis ils ont quand même pas mal de talent, j'espère arriver à publier des livres avec le Sipar ou organiser d'autres expositions. Vendredi soir, la femme de Bandol nous prépare une fondue-barbecue japonaise comme ils l'appellent ici, un vrai délice, il y a aussi une fête pour le départ de Valérie et Nico qui travaillent avec l'équipe du cirque. Ça sent la fin ! Hong me fait encore un cadeau : cette fois, elle m'offre deux douzaines d'œufs (sa famille élève des centaines de canards non loin de là) dans un sac en plastique. Je suis flattée mais bien embêtée, pas facile à transporter à la ville, et pour l'instant, j'ai pas de cuisine à Phnom Penh ! D'ailleurs, j'oublie les œufs dans ma chambre avant de partir… Pardon Hong. Le lendemain, nous partons donc avec Im Lim en taxi vers Phnom Penh chargé de livres que je dois ramener au Sipar ou à Saigon, et aussi de tous les crayonnés et quelques couleurs des stagiaires. Il n'y a personne sur la route en ce samedi matin, nous arrivons tôt à Phnom Penh et je commence à chercher une chambre d'hôtel. Tout est complet mais je finis par trouver quelque chose dans la rue 278, la petite rue touristique où je loge toujours quand mon hôtel préféré a une chambre pour moi, et où j'ai mes petites habitudes de bars et restaurants, de café internet de petites boutiques de fringues. Le tout petit restau tenu par des Vietnamiens où je prends mon café da et où je peux dire quelques mots de viet est en travaux, too bad ! Je me sens un peu seule tout d'un coup, regrettant déjà l'ambiance de Phare. Le soir, je retrouve mes copains Clo et Dom qui rentrent tout juste de Siem Reap avec leur famille en visite de France. Je passe une douce nuit loin des moustiques de Battambang, et quand même, je peux me brosser les dents au-dessus du lavabo, c'est pas si mal la ville ! Ce matin, je vais prendre mon petit déjeuner dans un joli hôtel (avec wifi !) où j'avais passé un week-end avec Caro la dernière fois, un endroit connu où les gens sont contents de me retrouver, enfin, bon, ce sont des bons commerciaux, quoi, mais ça fait plaisir ! C'est fou ce besoin que j'ai de me sentir chez moi partout où je vais…

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L'expo est prête…

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Sophy finit son dessin.

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On attend dehors. Ici, Robit et Hak.

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Voilà !

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Bandol devant les crayonnés de Borey

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Un invité

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Et la traditionnelle photo de classe…

dimanche 10 février 2008

Un petit train s’en va dans la campagne…

Dimanche, on ne travaille pas. On prend une des motos de Phare et on part se balader avec Im Lim. Il fait très beau, plutôt chaud et il y a toujours plein de poussière dans ce pays. Mais elle est bien chouette notre balade !

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A la « gare » des trains en bambou…

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On embarque la moto.

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Il n'y a qu'un rail, il faut attendre !

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Les Français ont construit les voix en 1967 (dixit Im Lim).

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Et quand on croise un autre train, il faut tout descendre !

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Plus tard, on arrive à Banan…

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Et ses temples…

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Plantation de papaye

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et puis Anna et Im Lim

samedi 9 février 2008

Phare Ponleu Selpak

Il y a une semaine, je me retrouve à Phnom Penh en peu de temps. Les gens parlent khmer bien entendu, je ne sais plus très bien où je suis, c'est si rapide l'avion et ça fait très peu de temps que je ne suis pas revenue au Cambodge. Mais je retrouve vite mes repères chez Clo et Dom. Dimanche, nous allons manger des crêpes chez Mélanie (c'est la chandeleur !) avec encore plein de Français en famille. C'est comme ça à Phnom Penh, je rencontre des Français en famille le plus souvent ! Lundi matin, je passe tôt au Sipar pour faire un point avec Visoth et Ratha sur les illustrations couleurs des imagiers : ils ont vraiment fait du bon boulot et, un peu pressée, je retrouve Im Lim, mon traducteur et néanmoins ami, pour prendre un taxi, direction Battambang. Le taxi aura du retard, c'est normal, mais la route est sans encombre jusqu'à Phare. Je suis ravie de revenir dans ce lieu connu, accueillie chaleureusement par Bandol (prof de dessin qui s'occupe de mes formations et aussi de mon hébergement). Je croise déjà quelques uns de mes stagiaires, tout content de me voir, les gens qui travaillent à Phare, et d'autres Français qui viennent faire des formations en animation, cirque, technique. Il y a plein de monde ! Dans la maison aussi, il y a du monde, mais j'ai une petite chambre avec un lit, une moustiquaire un ventilateur, ça suffit ! Im Lim va s'installer dans une petite cabane, on peut appeler ça une cabane, en bois, avec un matelas par terre. Le premier soir, nous dînons avec Sophie de Phare sur les bords de la rivière dans le centre. Et mardi matin, commence les cours. Je suis vraiment ravie de retrouver les stagiaires. Il y en a moins que l'autre fois, une s'est mariée et ne dessinera vraisemblablement plus, c'est fort dommage, d'autres font la formation animation avec Yannick, certains ne viennent que le matin parce qu'ils ont cours l'après-midi. Je me souviens de tous les prénoms des stagiaires, petit détail qui leur font plaisir je crois. Et voilà, le rythme est pris : je me couche très tôt, me lève tôt et il arrive même que je fasse une petite sieste après déjeuner. Les repas se prennent chez Bandol, sa femme est une excellente cuisinière et nous prépare tous les jours des petits plats khmers variés. Le 6 au soir, c'est le nouvel chinois comme ils disent ici, qui est aussi le nouvel an vietnamien, je n'y échappe pas. Quelques stagiaires manquent à l'appel ce jour-là parce qu'il y a beaucoup de Khmers d'origine chinoise qui ne travaillent pas pendant quelques jours. On entend des pétards dans les rues. Im Lim m'emmène dîner chez des amis à lui, on est reçu comme des rois dans leur maison en bois et en tôle, on mange comme douze et on boit (attention) du cognac coupé à la limonade avec des glaçons. Heu, c'est quand même pas très bon ! Vendredi, il y un vernissage au Centre Culturel Français : c'est la première exposition de Toun Hak, qui peint des symboles sur des feuilles d'arbre sacré, cinq ans de travail ! Le soir, nous assistons à un spectacle de cirque à Phare : l'histoire d'un jeune garçon de la ville qui rentre dans son village à la campagne. Bref tout va plutôt très bien. J'adore cet endroit à la fois calme au beau milieu de la campagne cambodgienne et festif de temps en temps. Au bout d'une semaine, les stagiaires commencent à comprendre ce que je leur demande, pas si facile de faire un livre ! Samedi après-midi, nous retournons au CCF pour aller voir « Kirikou et les bêtes sauvages ». Ce n'est pas sous-titré en khmer, dommage !

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Dîner du nouvel an chinois

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De dos, l'artiste Toun Hak pour sa première expo

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Dans le jardin du CCF après l'expo avec Im Lim

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Hong

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Hak

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Lin

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Le lendemain, toujours au CCF, avant la projection de Kirikou

samedi 2 février 2008

Năm mới ! Năm mới !

Le Têt se prépare en grande fanfare comme tous les ans à la même époque. Il y a des fleurs partout, tous les Vietnamiens astiquent leurs motos, repeignent leurs maisons, grattent le sol. Il faut que ce soit beau ! La musique hurle très fort, un peu plus que d'habitude. Je fais des cadeaux aux voisins, et les voisins me font des cadeaux ! Tous les potes sont partis faire la fête à Mui Ne pour une Jetlag spéciale on the beach ! Et moi, je vais manquer ça parce que, une fois encore, je décolle tout à l'heure pour Phnom Penh. Et lundi, départ à Battambang pour une seconde formation avec Phare. On va illustrer des albums, trop bien !
Le 7 février, commence l’année du Rat de Terre, ce qui signifie : « Le Ciel nous promet, à nous tous, une année 2008 riche en potentialités réjouissantes. Notre quête du bien-être, de la joie de vivre et du bonheur n'aurait jamais été autant favorisée. Les efforts, tant individuels que collectifs, visant à améliorer les conditions de vie de l'espèce humaine auront le vent en poupe. Tout le monde pourra profiter de cette générosité astrale. » Chúc mừng năm mới 2008 !

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Et plein de pochettes surprises pour les enfants de la ruelle…

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